<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954</id><updated>2012-01-11T10:00:47.614+01:00</updated><category term='Voir-DesMurmures'/><category term='Voir-Betty Poulpe'/><category term='Lire-DesMurmures'/><category term='Regards croisés'/><category term='Interview'/><category term='Spectacle-DesMurmures'/><category term='Lire-Betty Poulpe'/><title type='text'>lire, voir, entendre...</title><subtitle type='html'>... Parce que seules les envies comptent</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>106</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-180321438362886155</id><published>2012-01-02T13:48:00.008+01:00</published><updated>2012-01-02T13:57:02.952+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>Top et Flop 2011 de MON cinéma</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A l'image de mes petits camarades de &lt;a href="http://www.clapmag.fr"&gt;clapmag.fr&lt;/a&gt;, je m'essaie cette année aux Top et Flop cinéma de l'année 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon, Top 10, en n°10, je place "Carnage" de Roman Polanski. Un huis clos un brin étouffant, parfois "trop américain" dans ses préoccupations, qui voit deux couples régler leurs propres comptes sur le dos de leurs enfants. Un ball-trap sournois et remarquablement mis en scène par Polanski.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En n°9, place à "Winter's Bone" de Debra Granik. Une descente vertigineuse dans l'Amérique profonde qui n'est pas sans rappeler l'épatant "Frozen River" de Courtney Hunt. Un regard impitoyable sur le bord du gouffre de personnages aux abois avec quelques espoirs en coin. Mais pas beaucoup. Une jeune actrice ébouriffante, Jennifer Lawrence, dont on reparlera sûrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N°8, "Melancholia" de Lars Von Trier. Un casting miraculeux pour une fin du monde en ligne de mire. C'est tendu et auto-destructeur,mais fichtrement attirant comme un vertige. Un Von Trier du meilleur cru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le n°7 est la surprise du chef de fin d'année : "L'Irlandais" de John Michael McDonagh. Une comédie policière tordante qui voit l'Irlande s'opposer au(x) reste(s) du monde à coups de griffes anti-anglaises, d'accent au couteau et de répliques massacrantes. Un grand bonheur de spectateur, même si le scénario n'a rien d'une mise en abîme du cinéma mondial. Mais on s'en fout, avec ce pays-là et ces acteurs-là, on se régale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Easy Money" de Daniel Espinosa s'installe à la 6ème place de mon Top. Contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, ce film... suédois est un long-métrage ambitieux qui dévoile des pans d'une société scandinave mal connue :  racisme, crapulerie, banditisme, communautarisme, petites frappes... Tout est fluide dans ce polar noir qui cache son esthétisme quasi-parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Top sans que figurent les frangins Joel et Ethan Coen ne serait pas un vrai Top. C'est donc "True Grit" qui déboule en 5ème place. Ce remake d'un western réalisé par Henry Henry Hathaway (1969) d'après un livre de Charles Portis, a tous des ingrédients qui font les recettes des frères Coen : des gueules, des incompréhensions, des quiproquos, de l'humour et une mise en scène archi-maitrisée dans une lumière éblouissante. Une grande année pour les Coen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Polisse", n°4. Maïwen, la réalisatrice, montre là tout l'étendue de son talent d'observatrice. Mais elle sait également montrer et raconter ses personnages. A coups de saynètes qui racontent des itinéraires parfois d'une extrême lourdeur, elle arrive à ne pas "pathosiser" et en rester là, juste ce qu'il faut. Tour de force pour un film qui brasse par ailleurs un casting maousse costaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N°3 : "Incendies" de Denis Villeuneuve. Un vrai coup de coeur pour une découverte presque par hasard. Un film à la mécanique bien huilée qui traverse les années, les passés troubles... L'histoire d'une vie et de ses secrets où un frère et une soeur se prennent au jeu de savoir qui ils sont. Un choc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Drive" de Nicholas Winding Refn, n°2. On ne pourrait presque ne rien en dire, tellement ce film peu bavard représente le cinéma dans son essence même... Une histoire, un personnage, une mise en scène. Tout y est à sa place, sans défaut. Dans cette atmosphère, le réalisateur prouve une fois de plus qu'il est probablement l'un des meilleurs de sa génération... J'attends déjà son suivant avec une extrême impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The tree of life, de Terrence Malick. Ce n°1 de mon Top ne souffre d'aucune contestation à mes yeux. Malgré les critiques et les rejets qu'il suscite, ce film nous rappelle qu'aller au cinéma c'est être invité à voir une oeuvre d'art. Une démarche artistique au même titre que visiter une exposition de peinture, écouter une symphonie, etc. Tout dans Tree of life est un appel aux sensations, aux souvenirs, à notre présent... Au retour sur nos propres interrogations, sur ce que nous sommes dans ce monde. Des images sublimes, un film qui prend son temps en instillant ses émotions, ses regards, ses abandons. Malick touché par la  Grâce. Et nous avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans les Flop 2011, alors ? Inutile d'en faire des tonnes, mais franchement quelle déception le "Somewhere" de Sofia Coppola. Un film mortifère qui place la réalisatrice, jusqu'alors sur un piédestal,parmi les curiosités avec son prochain film. Saura-t-elle sortir du guêpier complaisant dans lequel elle s'est elle-même fourrée ? Pourtant très attendu,"Ma part du gâteau" de Cédric Klapisch ne m'a pas vraiment convaincu. Une sensation que le réalisateur idéalise un monde qu'il ne connait pas, ou peu. Comme une déconnexion. Etrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de "Minuit à Paris" de Woody Allen ? Ben pas grand chose, justement. Blindé de clichés français, le film paresse alors qu'il devrait être douillet. "Contagion" de Steven Soderbergh devait quant à lui sortir le réalisateur de l'ornière de l'oubli. N'ayant plus trop la main sur ces derniers films, on pouvait fonder quelques espoirs d'un renouveau. Peine perdue, son film n'est que mécanique, certes bien menée, mais qui manque singulièrement de personnages et d'humanité. Elle aurait sûrement fait un très bon documentaire, cette "Contagion". J'adore Michel Gondry et sa folie, alors pourquoi ne pas lui trouver quelques circonstances atténuantes pour "Green Hornet". Loupé ! On cherche en vain cette folie. Gondry a vendu son âme à Hollywood. En attendant mieux, peut-être... Et pour finir, deuxfilms cons : "Thor" de Kenneth Branagh et "Cow boys et envahisseurs" de Jon Favreau. Mais qui suis-je donc allé faire dans ces galères ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-180321438362886155?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/180321438362886155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=180321438362886155' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/180321438362886155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/180321438362886155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2012/01/top-et-flop-2011-de-mon-cinema.html' title='Top et Flop 2011 de MON cinéma'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5682414911141444035</id><published>2011-11-19T13:18:00.008+01:00</published><updated>2011-11-19T13:33:16.725+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Corinne Luchaire, un colibri dans la tempête" de Carole Wrona - Editions La Tour Verte</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-OYehbkAW6QE/TsegOp-k3AI/AAAAAAAAAS8/o-nelpXa1-0/s1600/luchaire.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 205px; height: 320px; float: left; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676682028970728450" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-OYehbkAW6QE/TsegOp-k3AI/AAAAAAAAAS8/o-nelpXa1-0/s320/luchaire.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Corinne Luchaire a 17 ans en 1938 lorsqu'elle balbutie sa carrière d'actrice avec un premier et énorme succès, "Prison sans barreaux" réalisé par Léonide Moguy. Elle a aussi 19 ans en 1940. Elle est surtout la fille de Jean Luchaire, grand patron de presse collaborationniste qui sera jugé, condamné à mort à la Libération puis fusillé en février 1946...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émerveillée par les lambris des palais qui s'ouvrent à elle, elle s'étourdit de paillettes. La vie est facile pour une jeune femme inconséquente et parfois superficielle qui n'est qu'indifférence face au monde en train de vaciller dans les ténèbres pour quelques années encore. A l'heure où certains "enfants" de son âge sont dans le maquis ou quémandent le bonheur simple d'être de leur âge , Paris est sous Occupation allemande. La famille Luchaire s'arc-boute sur ses quelques privilèges, festoie, convaincue que la paix et l'entente avec l'ennemi valent mieux que toutes les guerres. Dans ces troubles, c'est le Tout-Paris artistique, journalistique et politique que Corinne Luchaire côtoie de son jeune âge. L'envie folle de vivre ses 20 ans, de se perdre dans le tourbillon d'une célébrité naissante qui lui feront enchainer quelques films seulement, sept en tout entre 1938 et 1940 ( dont "Conflit", "Le déserteur", "Le dernier tournant", "Cavalcade d'amour" et "L'intruse" sorti en France en 1943). Frappée d'indignité nationale, elle mourra de tuberculose alors qu'elle n'aura pas encore 29 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carole Wrona excelle dans la description de cette période artistique étrange que finalement peu de livres de cinéma évoquent. Le voyage dans ce passé est l'histoire d'une jeune femme qui n'a que son rêve en poche : devenir une star du 7ème Art. En véritable historienne, et parfois en romancière qui s'imagine les pensées de l'actrice, l'auteur de ce livre très documenté ne condamne ni ne juge son "héroïne" perdue, dont le physique atypique de grande blonde effilée traverse l'écran comme un diamant à travailler. C'est avec un talent encore maladroit que Corinne Luchaire séduit les critiques, fait les couvertures de magazine spécialisés, et attire les spectateurs qui ont besoin chaque jour de sortir de leurs torpeurs. Pour le lecteur, toutefois, le trouble est insistant : un destin romanesque et cinématographique, certes, mais Corinne Luchaire était-elle une grande actrice ? Restera-t-elle dans les mémoires indépendamment de ses errements ? L'Histoire, celle du cinéma cette fois, a tranché.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5682414911141444035?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5682414911141444035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5682414911141444035' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5682414911141444035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5682414911141444035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/11/corinne-luchaire-un-colibri-dans-la.html' title='&quot;Corinne Luchaire, un colibri dans la tempête&quot; de Carole Wrona - Editions La Tour Verte'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-OYehbkAW6QE/TsegOp-k3AI/AAAAAAAAAS8/o-nelpXa1-0/s72-c/luchaire.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-474788841745276427</id><published>2011-08-29T09:10:00.001+02:00</published><updated>2011-08-29T09:15:57.392+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>La septième vague" de Daniel Glattauer - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-fuxLQyvm43M/TgLoN4TemQI/AAAAAAAAASc/SvsppptKEwg/s1600/glattauer.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 160px; height: 234px; float: left; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5621310610061826306" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-fuxLQyvm43M/TgLoN4TemQI/AAAAAAAAASc/SvsppptKEwg/s320/glattauer.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est peut dire que la suite de "&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/03/quand-souffle-le-vent-du-nord-de-daniel.html"&gt;Quand souffle le vent du nord&lt;/a&gt;" de l'auteur était attendue au tournant. Un premier opus (sur)prenant sur la forme et le fond, a séduit la planète lecteurs en moins de temps qu'il n'en faut à un internaute pour appuyer sur la touche Envoi de son mail en cours. Avec uniquement des échanges de mails entre Emmi et Leo, ses deux "héros", Daniel Glattauer avait construit une histoire tel un flirt fait de turbulences, de fuites et de rapprochements sans boucler la boucle pour cet homme et cette femme jouant virtuellement au chat et à la souris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec "La septième vague", Leo est de retour des Etats-Unis après des mois d'absence. Il manque tellement à Emmi qu'elle en est à écrire dans le vide d'une boite mail qui n'existe plus, puis qui soudainement revit et voit Leo lui répondre. Le couple qui n'en est pas un, peut dès lors reprendre ses échanges... virtuels. Une fois encore, les mots sont des épées, des épines ou des caresses... Ils transpercent parfois plus que de raison les émotions à fleur de peau des protagonistes, ils s'ingénient à séduire, balloter et scruter l'âme de l'Autre avec les égarements nécessaires à un plongeon dans les sentiments exacerbés. Emmi et Leo se voient, se parlent, règlent leurs comptes aussi bien personnels qu'intimes. Ils tentent de faire place nette dans la vision qu'ils ont de leur vie respective. Mais aussi, ils trichent un peu, se voilent la face ou même mentent par omission...  Ils retrouvent cette intimité chaste qui les voit inexorablement s'apprivoiser et se comprendre comme jamais personne n'a pu le faire avec eux jusqu'à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette suite, "La septième vague" se révèle moins surprenant. L'effet de surprise du précédent livre joue un peu moins. L'auteur a d'ailleurs l'intelligence, dès les premières pages, de mettre fin au suspense qui taraudait de part en part le lecteur avide de savoir si oui ou non (BORDEL !), Leo et Emmi allaient (ENFIN !) pouvoir se rencontrer... S'il ne l'avait pas fait, nous tournerions encore et encore en rond. En 348 pages, Glattauer nous gratifie d'un scénario bien ficelé qui ose le rebondissement et les explications. On est moins transporté par cette virtualité là, mais il n'en reste pas moins que cette suite réussie rend la vie est tout petit peu plus belle. Et par les temps qui courent...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-474788841745276427?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/474788841745276427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=474788841745276427' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/474788841745276427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/474788841745276427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/08/la-septieme-vague-de-daniel-glattauer.html' title='La septième vague&quot; de Daniel Glattauer - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-fuxLQyvm43M/TgLoN4TemQI/AAAAAAAAASc/SvsppptKEwg/s72-c/glattauer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7893928872837354676</id><published>2011-08-10T08:15:00.000+02:00</published><updated>2011-08-10T08:22:40.839+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>L.A. Noir" de Tom Epperson - Le Livre de Poche policier</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-CJDTcBc6__0/TiQdYOuo3fI/AAAAAAAAASk/HCiGaGQxPtM/s1600/epperson.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 198px; height: 320px; float: left; cursor: pointer;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630657736227741170" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-CJDTcBc6__0/TiQdYOuo3fI/AAAAAAAAASk/HCiGaGQxPtM/s320/epperson.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dany ne sait pas d'où il vient, mais sait avec qui il vit. Amnésique dans un Los Angeles des années 40, il passe son temps dans une bande maffieuse sous les bons offices d'un caïd qui l'a pris sous son aile. Pourquoi ? Comment ? Mystère... Mais Dany aimerait comprendre, savoir qui il est réellement... Savoir si sa façon de tuer et de régler son compte aux ennemis de son boss sont dans ses gènes ou bien seulement un réflexe conditionné par son instinct de survie ou un apprentissage sur le tas. Dany patauge, s'interroge, tombe amoureux de la minette de son chef, mais enquête aussi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en met un temps, Tom Epperson, pour installer son histoire un peu paresseuse. Plus de 120 pages au compteur et l'on se demande encore où est-ce que l'on va. Puis, comme souvent (toujours ?), c'est un meurtre qui sauve la mise et emballe l'histoire. Dany qui se pose des questions, louvoie et observe laisse la place à Dany qui sait, en pleine action aidé par son mystérieux voisin de palier et motivé comme pas deux par les yeux aux abois de Darla. Le roman, en puisant dans les clichés d'une Californie suintante et embourbée dans sa racaille toute puissante, tente de nous emporter dans la lignée des films "Chinatown" de Roman Polanski ou de "LA Confidential" de Curtis Hanson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais n'est pas James Ellroy qui veut, et les traces dans lesquelles se lance Epperson semblent bien minces. Là où Ellroy sait mieux que quiconque englober ses histoires dans l'Histoire de l'Amérique avec un grand H, les Etats-Unis d'Epperson semblent à l'étroit, trimballant des personnages caricaturaux et prévisibles qui plombent un peu cette histoire-là plus que de raison.  On s'ennuie en effet un peu des mystères et de l'action du livre. Mais on peut aussi comprendre pourquoi le réalisateur Ridley Scott en a acheté les droits pour en faire un film : concurrencer ses ainés avec un film véritablement noir, cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chronique réalisée dans le cadre de l'opération &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique.php"&gt;Babelio Masse Critique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7893928872837354676?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7893928872837354676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7893928872837354676' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7893928872837354676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7893928872837354676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/08/la-noir-de-tom-epperson-le-livre-de.html' title='L.A. Noir&quot; de Tom Epperson - Le Livre de Poche policier'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-CJDTcBc6__0/TiQdYOuo3fI/AAAAAAAAASk/HCiGaGQxPtM/s72-c/epperson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1072514703593791023</id><published>2011-07-17T12:00:00.003+02:00</published><updated>2011-07-17T12:14:13.006+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le jour où Gary Cooper est mort" de Michel Boujut - Editions Rivages</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-EhCEOnwBwp4/TaP79TYTEeI/AAAAAAAAARw/yzwmXN3PtvI/s1600/boujut.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 125px; height: 198px; float: left;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5594592192717066722" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-EhCEOnwBwp4/TaP79TYTEeI/AAAAAAAAARw/yzwmXN3PtvI/s320/boujut.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michel Boujut avait quelques compte à régler. Avec son passé, son histoire... Critique cinéma vénérable ("Charlie Hebdo", "France Culture", "Telerama", Paris Première, etc.), cocréateur de la mythique, indispensable et seule véritable émission TV sur le 7ème Art à la télévision, "Cinéma, Cinémas", il livre son fardeau d'une vie. C'est lui qui le dit. Boujut était d'une génération qui va connaître la guerre. Celle d'Algérie. Celle qui, jeune soldat en service commandé, lui fera décider qu'il ne s'agit pas de la sienne. Il sera déserteur... décidé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est à ce retour en arrière auquel nous convie l'auteur. Emblématique des conflits d'une jeunesse avec elle-même de la fin des années 50 et du début des années 60, c'est l'histoire d'un homme qui justifie son acte ultime d'un pays en guerre. En défiant la société avec un "non" à ce bourbier qui se voile la face, Boujut nous raconte sa conscience de jeune homme et sa vie d'homme en devenir. "Le jour où Gary Cooper est mort" est une thérapie qui permet à son auteur de reprendre à zéro le processus intellectuel d'une décision qui le marquera au fer rouge. C'est aussi le retour à une histoire familiale touchante marquée par les deux "grandes" guerres (la 1ère et la 2nde) qui verront son grand-père et son père aux prises avec des destins tragiques et dont l'auteur garde une trace indélébile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Eloge de l'indépendance d'esprit, ce livre est aussi l'histoire d'un homme qui devra longtemps vivre discrètement, voire caché, et qui n'aura que pour seule thérapie les salles obscures. Lieu de paix et de découverte de ses propres sentiments par excellence, le cinéma sera pour Michel Boujut une porte de sortie salvatrice qui ouvrira encore un peu plus son espace des considérations et des combats du monde. J'aurais sans doute aimé que le critique parle un peu plus des films de sa vie, qu'il nous plonge dans sa passion, mais en liant intimement son parcours d'être humain à l'Histoire de France, il a fait le choix de la confession remarquablement bien écrite des échardes qui lardent son âme meurtrie. En homme debout, peut-être a-t-il maintenant trouvé sa paix intérieure peu avant son décès en mai dernier... Une lecture qui reste toutefois un peu lointaine. Générationnelle, sans doute.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1072514703593791023?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1072514703593791023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1072514703593791023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1072514703593791023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1072514703593791023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/07/le-jour-ou-gary-cooper-est-mort-de.html' title='&quot;Le jour où Gary Cooper est mort&quot; de Michel Boujut - Editions Rivages'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-EhCEOnwBwp4/TaP79TYTEeI/AAAAAAAAARw/yzwmXN3PtvI/s72-c/boujut.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6090742207896541970</id><published>2011-06-20T08:30:00.002+02:00</published><updated>2011-06-20T09:03:25.723+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La mort d'Edgar" de Franz Bartelt -Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lXVBy3yp-_o/Tb05j5v7IAI/AAAAAAAAASI/p8zzjfzEwHE/s1600/Bartelt.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 218px; height: 320px; float: left;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601696800478797826" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-lXVBy3yp-_o/Tb05j5v7IAI/AAAAAAAAASI/p8zzjfzEwHE/s320/Bartelt.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a des livres de nouvelles qui correspondent tout à fait à l'idée que l'on peut se faire d'elles. "La mort d'Edgar", sans conteste, truste à lui tout seul le cahier des charges d'un tel exercice : être dans le vif du sujet, des personnages campés sans fioritures, une plume précise et efficace, un scénario implacable, une histoire originale déroulée sur du velours, une fin surprenante. Tout y est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, on se laisse balader par Franz Bartelt qui nous emmène là où il veut. Dès sa première histoire qui donne son titre au livre (ma préférée), ce sont les "petits gens" accablés par la mort du jeune frère inconnu d'un austère et secret habitant du village. Les portraits dressés par l'auteur rivalisent de drôlerie, de pathétique ou encore de burlesque lorsque "Gardin s'éveilla" alors que tout le monde, absolument tout le monde, le croit mort ou que Sylvie dans "Une sainte fille" passe toute sa vie à être considérée comme "sacrée vicieuse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mécaniques quasi-policières mises au point par Bartelt feraient trembler le meilleur des inspecteurs face aux envies quotidiennes de suicide d'un personnage systématiquement sauvé par un autre ("Le puits"). On est estomaqué par l'audace du "héros", à qui dans une seule et même journée tout réussi ("Le meilleur des jours"). Ou encore ce couple dont la relation est mathématiquement liée ("Parfait amour"), effrayant digression sur notre illusoire besoin de perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a ces incursions dans le monde des arts. Impitoyable monde des arts. On s'amuse ainsi de cet écrivain qui par faiblesse d'imagination va laisser son épouse jouer le rôle de sa muse prête à tout pour la création littéraire ("Un vrai romancier"). Ou encore, dans "Histoire de l'art", ce besoin intrinsèque du créateur de se rapprocher coûte que coûte de l'Art sublimé jusqu'à la caricature de l'humain mis en situation d'être l'œuvre elle-même, admirée et visitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franz Bartelt triture, manie et met en scène la folie des hommes. Il invente et sur-joue leurs défauts avec le recul moqueur, trempant son style souvent imagé et brillant, laissant une place de choix à une ironie décomplexée. Il nous emmène dans ses voyages, comme dans un rêve où les faits, les personnages, les couleurs, les décors s'entremêlent chaotiquement pour finalement retomber sur leur pied. Ce voyage en "iconoclastie" fait un bien fou. Une folie douce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à &lt;a href="http://www.amandameyre.com/archive/2010/08/29/la-mort-d-edgar-franz-bartelt.html"&gt;Amanda&lt;/a&gt; d'avoir, comme souvent, si bien attiré mon attention sur ce livre. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6090742207896541970?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6090742207896541970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6090742207896541970' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6090742207896541970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6090742207896541970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/06/la-mort-dedgar-de-franz-bartelt.html' title='&quot;La mort d&apos;Edgar&quot; de Franz Bartelt -Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-lXVBy3yp-_o/Tb05j5v7IAI/AAAAAAAAASI/p8zzjfzEwHE/s72-c/Bartelt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3163179994322062019</id><published>2011-05-30T08:30:00.003+02:00</published><updated>2011-05-30T10:22:22.489+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"L'honorable société" de Dominique Manotti et DOA - Série Noire Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-7yc-XJ8xMRI/TcfERAmnamI/AAAAAAAAASQ/c5asdbx_Ro0/s1600/DOA.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 219px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604664057784658530" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-7yc-XJ8xMRI/TcfERAmnamI/AAAAAAAAASQ/c5asdbx_Ro0/s320/DOA.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Honorable société, ce n'est pas qu'un leitmotiv nous rappelant la Mafia. Sous la plume du tandem Manotti-DOA, il s'agit de la "bonne société". La très bonne société. Celle du beau linge représentée par les mondes politiques et celui des affaires bien sous tous rapports. Nous sommes entre les deux tours d'une élection présidentielle. Chacun des deux candidats trimbale suffisamment de casseroles pour se lancer dans la restauration tandis qu'autour d'eux, et avec leur complicité, se trament les chausse-trappes, les tractations et autres règlements de comptes leur permettant de faire place nette. Et comme dans tout bon polar, c'est par un assassinat que la mécanique se met en branle. Celui d'un agent de sécurité travaillant pour le fleuron du nucléaire français et dont on apprend qu'il est en fait policier en mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, Manotti-DOA déclinent une mécanique remarquablement huilée où le Politique n'est pas sans ressembler à ces gens qui nous gouvernent et le technocrate sans nous rappeler ces crapules en col blanc. Ces hors-la-loi bon teint qui contrôlent un groupe de BTP, qui négocient et complotent dans les couloirs discrets... Tout ce petit monde de connivence, qui s'entrecroisent, voit forcément d'un mauvais œil que les choses ne tournent pas comme elles ont été négociées contre un peu de Pouvoir et/ou quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Surtout quand l'imprévisible s'embarque malgré lui dans la tempête d'une affaire d'Etat : un journaliste anglais sur le retour enquête, quatre apprentis écoterroristes dépassés, un flic revenu de tout surtout depuis qu'il s'est fait virer d'une précédente affaire politique, des déchets radioactifs baladeurs, des montages financiers secrets...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manotti-DOA se défendent d'avoir écrit un roman à clé. Mais comment ne pas tenter de mettre des noms sur leurs personnages et sur notre environnement économique et politique ? Un candidat à la présidentielle hyper-actif, colérique et sur le point de divorcer, un patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), un groupe de BTP lié aux médias tout puissant et prêt à tout... Il y a un certain plaisir à se retrouver sur ce terrain d'une actualité et d'une histoire qui se voudrait fictive. Alors évidemment, en lisant "L'Honorable société", on peut avoir l'impression de déjà lire le scénario un peu sec d'un film avec, peut-être, un manque d'épaisseur psychologique, à défaut d'une œuvre littéraire stricto sensu. Il n'en reste pas moins que ce livre déroule une action sans accro, au tempo battu en mesure. Tour à tour, les auteurs situent l'action du point de vue de chacun des personnages, ce qui en donne son rythme, laissant de côté toute monotonie. On ne s'ennuie pas et on frissonne un peu de croire tout cela possible. En pleine dichotomie, on se sent loin de tout cela parce que nous sommes un peu trop naïf alors qu'il faudrait être sans doute un peu (juste un peu) paranoïaque de temps en temps pour paraître moins con, moins largué par les mensonges qui nous entourent. Un thriller-polar salutaire, en somme.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3163179994322062019?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3163179994322062019/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3163179994322062019' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3163179994322062019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3163179994322062019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/05/lhonorable-societe-de-dominique-manotti.html' title='&quot;L&apos;honorable société&quot; de Dominique Manotti et DOA - Série Noire Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-7yc-XJ8xMRI/TcfERAmnamI/AAAAAAAAASQ/c5asdbx_Ro0/s72-c/DOA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-786403069167246827</id><published>2011-05-16T09:30:00.000+02:00</published><updated>2011-05-16T09:33:09.907+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Comment je suis devenu un écrivain célèbre" de Steve Hely - Editions Sonatine</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-yV6kqVxUBmQ/TbwFAD9n1nI/AAAAAAAAAR4/mlWGcCiehlk/s1600/hely.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 222px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601357535163962994" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-yV6kqVxUBmQ/TbwFAD9n1nI/AAAAAAAAAR4/mlWGcCiehlk/s320/hely.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Est-ce qu'il n'y aurait pas, quelque part, l'idée enfouie tout au fond de nous que l'on pourrait/voudrait être l'écrivain qu'il faut avoir lu ? Ayant cédé moi-même à la tentation de l'écriture avec l'auto-publication de deux livres dont j'ai déjà eu l'occasion de parler sur ce blog (&lt;a href="http://www.thomassenfout.fr/"&gt;Thomas s'en fout&lt;/a&gt; + &lt;a href="http://www.commedespapillons.fr/"&gt;Comme des papillons dans les phares&lt;/a&gt;), le roman de Steve Hely allait-il me donner quelques clés cachées pour les portes de la gloire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe la réponse, en fait. Puisque l'essentiel est de passer un très bon moment avec ce livre qui dissèque scrupuleusement les confessions d'un auteur qui a envie d'être écrivain pour de mauvaises raisons : gloire, fric, fille(s), revanche... Car Pete Tarslaw, le narrateur, a tout compris. Il est célèbre grâce à son livre "Cendre dans la tornade" et il souhaite maintenant expliquer à tous son parcours et ses renoncements pour être dans le Top des classements des ventes sur amazon.com, et ainsi tenir la dragée haute à son ex- qui a le toupet de l'inviter à son mariage heureux. Vengeance. Toute petite vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve Hely s'amuse (et nous aussi) et n'esquive aucune bassesse de l'être humain dans la peau d'un écrivain en mal d'honneur. D'abord, il faut abandonner toute velléité littéraire... Si l'on veut être "in", il faut raconter une histoire, sirupeuse à souhait, scénarisée comme un conte moderne où les foules de lecteurs sont brossées dans le sens du poil pour lui tirer les larmes sur fond de trémolos tintinnabulants dans les phrases. Appuyant son récit sur des mécaniques déjà testées par des écrivains bien plus célèbres que lui, Pete Tarslaw assure que leur exemple doit guider l'apprenti du best-sellers en puissance. Au passage, quelques gouttes de soi (mais pas trop), et un scandale pour faire parler, selon le précepte des temps "people-izés" : dites du mal, dites du bien, mais dites quelque chose. Reste à saupoudrer l'ensemble de la soupe de marketing par une maison d'édition bien rodée à l'exercice de la manipulation, et le tour est joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au final ? Le roman déroule son implacable méthode avec justesse. Mais à force de didactisme, peut-être est-il un peu trop haché par des cours donnés comme sur un tableau noir. Peut-être y aurait-il eu plus de force narrative à imbriquer d'avantage, et de façon romanesque, les "conseils" de l'écrivain arrivé à son premier succès. En tout cas, Steve Hely a réussi son coup pour un premier roman. Il suffit de lire pour ça la couverture de son ouvrage avec une citation du "Washington Post" en bandeau, bien lisible : "Elu meilleur roman de l'année". C'est peut-être un peu exagéré... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-786403069167246827?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/786403069167246827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=786403069167246827' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/786403069167246827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/786403069167246827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/04/comment-je-suis-devenu-un-ecrivain.html' title='&quot;Comment je suis devenu un écrivain célèbre&quot; de Steve Hely - Editions Sonatine'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-yV6kqVxUBmQ/TbwFAD9n1nI/AAAAAAAAAR4/mlWGcCiehlk/s72-c/hely.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1313253613133919154</id><published>2011-04-30T15:14:00.005+02:00</published><updated>2011-05-02T13:20:10.835+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Chevalier de l'ordre du mérite" de Sylvie Testud - Editions Fayard</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-QckvIaSYN1I/TbwLiwmEmJI/AAAAAAAAASA/Vhx7Mw4rQdY/s1600/Testud.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 201px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601364728330098834" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-QckvIaSYN1I/TbwLiwmEmJI/AAAAAAAAASA/Vhx7Mw4rQdY/s320/Testud.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais quelle mouche a donc bien pu piquer Sylvie Testud ? Celle du sommeil ? Celle de l'ennui ? Les deux ? Avec trois livres au compteur ("Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir", "Le ciel t'aidera", "Gamines"), l'actrice avait jusqu'alors raconté (un peu) des pans de sa vie, exploité ses peurs de jeune comédienne, ses angoisses de la vie, ses manques familiaux d'une plume futée, vive et plutôt drôle... Avec "Chevalier de l'ordre du mérite", elle se lance dans le roman en faisant cette fois seulement confiance à son imagination. Et patatras !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout sonne faux dans l'histoire de cette femme &lt;em&gt;Wonder Woman&lt;/em&gt; qui veut tout bien faire en toute circonstance. Tout résonne toc dans ses relations avec son mec un peu trop mec. Avalanches de clichés lorsqu'il s'agit du monde du travail dans lequel évolue cette héroïne transparente, monomaniaque et chiante à mourir. Plus d'une fois ce livre aurait pu me tomber des mains. Plus d'une fois, je grognais dans mon coin de voir errer tristement Dame Testud dans son histoire de rien aux recoins du vide sidéral, à s'empêtrer dans des comportements et des dialogues tellement à côté de la plaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voudrait comprendre, s'intéresser à son sujet. Mais peine perdue. On s'emmerde dans les méandres du nombril d'un personnage principal. On assiste à de piteuses scènes (le recrutement d'une femme de ménage, l'organisation d'une opération événementielle...). Rien ne colle dans ce livre. "Chevalier de l'ordre du mérite" ? Oui, beaucoup de mérite à finir ce livre... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1313253613133919154?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1313253613133919154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1313253613133919154' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1313253613133919154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1313253613133919154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/04/chevalier-de-lordre-du-merite-de-sylvie.html' title='&quot;Chevalier de l&apos;ordre du mérite&quot; de Sylvie Testud - Editions Fayard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-QckvIaSYN1I/TbwLiwmEmJI/AAAAAAAAASA/Vhx7Mw4rQdY/s72-c/Testud.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7624342670193713022</id><published>2011-04-18T09:15:00.003+02:00</published><updated>2011-04-18T11:44:13.464+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le démon dans ma peau" de Jim Thompson - Folio Policier</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-gs9TCnNjADw/TYmwh2Ut0GI/AAAAAAAAARg/NMnzoL1IXG8/s1600/killer.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 143px; FLOAT: left; HEIGHT: 237px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5587190908294385762" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-gs9TCnNjADw/TYmwh2Ut0GI/AAAAAAAAARg/NMnzoL1IXG8/s320/killer.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lou Ford, shérif adjoint de son état n'a rien à craindre. Personne ne soupçonnerait même qu'il puisse être violent, menteur, manipulateur et meurtrier. Sous ses airs de rien, il trimballe sa carcasse de flic dans un fond de paix royale du côté de Central City. Forcément, au bout d'un moment, il faut que ça déconne... Jim Thompson s'est mis dans les pas de Lou Ford et devient "je". C'est Lou malade qui raconte, à sa façon : premier degré, sans recul, avec la simplicité du gars en pleine impunité, un peu beaucoup benêt conscient de ce qu'il fait mais pas de la portée de ses actes, inéluctables. Parce qu'il peut tout justifier avec son enfance sous la pression d'un père considéré comme parfait par la communauté, ou avec le fantôme d'un frère assassiné. Par qui ? Plus que charmeur, Lou endort ses adversaires potentiels, sa belle gueule lui va comme un gant pour céder ensuite à sa violence intérieure contre laquelle il n'a pas la moindre envie de lutter pour qu'elle s'exprime sur les corps des autres. C'est comme ça, il n'y peut rien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jim Thompson excelle dans ce portrait d'un personnage creux comme un écho, sans aspérité, sans relief et banal comme une cigarette qui se consume, et qui cède à ses démons. Alors dans cette chasse qui s'ouvre contre lui, Lou pavoise, se pense intouchable avant de prendre vaguement conscience que l'étau se refermera irrémédiablement. Dans ce vide, dans ces assassinats, dans ces mensonges-là, on s'ennuie certes pas mal, mais la frayeur rentrée que dégage ce personnage de flic psychopathe porte le lecteur dans une boue friable de la folie. "Le démon dans la peau" colle aux doigts dans la chaleur suffocante du Texas. Dans ce périple autodestructeur, Jim Thompson n'est pas un juge de l'aveuglement, il suit consciencieusement Lou Ford conservant son sourire en coin niaiseux, vers son abîme... Il y a dans ce livre la torpeur de l'inconnu qui bouscule et martyrise les convenances, mais il y aussi ce désordre maladif des hommes contre lequel le commun des mortels ne peut rien. C'est effrayant. Fascinant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le livre a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2010 (que je n'ai pas vue) sous le titre original du livre : "The killer inside me". Réalisé par Michael Winterbottom, le film met en scène Casey Affleck dans le rôle-titre. On retrouve également au casting Jessica Alba et Kate Hudson. La bande-annonce, &lt;a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19120878&amp;amp;cfilm=140586.html"&gt;là&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7624342670193713022?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7624342670193713022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7624342670193713022' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7624342670193713022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7624342670193713022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/04/le-demon-dans-ma-peau-de-jim-thompson.html' title='&quot;Le démon dans ma peau&quot; de Jim Thompson - Folio Policier'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gs9TCnNjADw/TYmwh2Ut0GI/AAAAAAAAARg/NMnzoL1IXG8/s72-c/killer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7183442277382746921</id><published>2011-04-04T07:55:00.001+02:00</published><updated>2011-04-04T07:58:30.503+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Invisible" de Paul Auster - Editions Actes Sud</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-4hFm7GvZ5Uw/TZLV6ukeBXI/AAAAAAAAARo/N_mmBzuY47Q/s1600/Auster.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 140px; FLOAT: left; HEIGHT: 264px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5589765292430329202" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-4hFm7GvZ5Uw/TZLV6ukeBXI/AAAAAAAAARo/N_mmBzuY47Q/s320/Auster.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La dernière fois que j'ai lu des livres de Paul Auster, c'était pour apprécier sa trilogie new yorkaise. Depuis, plus rien. Autant dire des lustres... Et pourtant, avec la lecture de "Invisible" il y a de quoi rester scotché. L'auteur y déroule son implacable scénario avec une maîtrise toute mathématique, brillante et passionnante. Adam Walker est son héros. Un héros dont on suivra la biographie de ce jour de 1967 où l'histoire débute jusqu'à sa disparition. Mais tout n'est pas si simple pour un Paul Auster qui a choisi de faire le livre du livre qui s'écrit sous nos yeux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adam est un jeune homme intelligent, pas forcément sociable. Etudiant. Et ce soir-là, il va faire la rencontre d'un mystérieux couple qui fera totalement basculer sa vie pendant 30 ans : Rudolf Born, homme volubile et charismatique, et la discrète (et française) Margot. En trois parties clairement distinctes, Auster brode à sa façon le roman d'une vie qui débute au printemps par un "je", se poursuit en été par un "il" et s'achève en automne par la plume d'un écrivain ami d'Adam. Exercice de style s'il en est, l'auteur nous balade alors dans l'histoire d'un homme malade au crépuscule de sa vie, dans ses secrets les plus intimes, dans sa jeunesse, dans ses mensonges, dans ses non-dits, dans ses voyages parisiens, dans ses doutes et dans ses quelques vérités... Mais réalité ou fiction ? Le lecteur navigue à vue, se faisant ballotter avec un certain plaisir par l'autobiographie d'un personnage qui nous a peut-être manipulés. Les doutes subsistent, les incertitudes rendent le lecteur bancal, pris entre l'envie de croire et la résignation d'avoir été mené en bateau.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors même si Auster ne dénoue pas tous les noeuds de ses histoires qui est une, au final, on reste subjugué par le défi littéraire qu'il nous oppose. On peut toutefois s'étonner dans les toutes dernières pages d'une explication tout à fait anecdotique par rapport à tous ces mystères qui planent. Il n'en reste pas moins que ce périple est une épopée d'Homme avec toute la complexité d'une vie. Et c'est passionnant. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7183442277382746921?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7183442277382746921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7183442277382746921' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7183442277382746921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7183442277382746921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/04/invisible-de-paul-auster-editions-actes.html' title='&quot;Invisible&quot; de Paul Auster - Editions Actes Sud'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-4hFm7GvZ5Uw/TZLV6ukeBXI/AAAAAAAAARo/N_mmBzuY47Q/s72-c/Auster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8265934884720622303</id><published>2011-03-21T08:15:00.001+01:00</published><updated>2011-03-21T08:20:08.376+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Taxi, take off &amp; landing" de Sébastien Gendron - Editions Baleine</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-1b5S2DkX63k/TYB0mNScerI/AAAAAAAAARY/XC8hF1xkrag/s1600/Gendron.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; FLOAT: left; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5584591737690290866" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-1b5S2DkX63k/TYB0mNScerI/AAAAAAAAARY/XC8hF1xkrag/s320/Gendron.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y en a quelques uns comme ça. Ces auteurs dont j'ai l'impression d'être l'un des découvreurs, faisant de la retape à qui veut bien (ou pas) l'entendre. J'adore la plume de Sébastien Gendron. Narquoise et ironique, elle trimballe l'humour et la phrase ciselée en étendard, oubliant fort heureusement un trop grand sérieux sur des étagères poussiéreuses. Après "Le Tri sélectif des ordures" dont j'avais déjà dit tout le bien que j'en pensais &lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/le-tri-slectif-des-ordures-de-sbastien.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, voilà son nouveau caillou dans la chaussure, finement barré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hector a l'habit et l'apparence d'un vague cousin, transparent comme l'eau clair, il attend sa correspondance dans le salon VIP d'un aéroport. Rêvassant à son insignifiance et s'adonnant à ses fantasmes tendance érotico-dentelles, il est abordé par une bombasse qui lui annonce leur prochain mariage. Le hic, c'est que justement il doit prochainement se marier, mais pas avec elle. Qu'à cela ne tienne, le héros malgré lui opte sans trop comprendre ce qui lui arrive pour cette inconnue au physique plus qu'avantageux. Il suit cette femme "prodigieusement décolletée, outrageusement culottée, pornographiquement roulée". Le délire peut commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastien Gendron est alors sans gêne. Se foutant de la vraisemblance du récit comme d'une musique d'ascenseur, il mène son Hector dans des aventures qui le dépassent d'un univers ou deux. Froussard, sans génie particulier et d'une normalité crasse, ce "héros" tout droit venu de son placard, tente de démêler comme il peut des embrouilles aériennes, balnéaires, maritimes et familiales... A subir sans céder véritablement aux complots et aux chausse-trappes fomentés, Hector traverse son odyssée à contrecoeur où il croisera un vieux James Bond sur le retour, une soubrette appétissante au père vindicatif, un futur beau-père à la haine vengeresse sur une île enchanteresse... Un cocktail détonnant qui part en sucette, contrebalancé par des explications qui cadre le récit entre chaque chapitre. Alors bien sûr, le souffle de l'histoire... s'essouffle un peu en fin de livre, mais quel plaisir inouïe de partir à la rencontre d'un écrivain qui fait son travail sérieusement, sans se prendre au sérieux. Nous, pendant ce temps-là, on achève ces pérégrinations délirantes le sourire aux lèvres, histoire de caler une petite faim (de lecture) avec un (très) bon sandwich au Gendron... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et pour celles et ceux qui auraient envie de prolonger l'allongement zygomatique, et pour les fans de la série "Le Poulpe", Sébastien Gendron vient aussi de publier "Mort à Denise", également aux Editions Baleine. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8265934884720622303?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8265934884720622303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8265934884720622303' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8265934884720622303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8265934884720622303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/03/taxi-take-off-landing-de-sebastien.html' title='&quot;Taxi, take off &amp; landing&quot; de Sébastien Gendron - Editions Baleine'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-1b5S2DkX63k/TYB0mNScerI/AAAAAAAAARY/XC8hF1xkrag/s72-c/Gendron.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7110667310948108805</id><published>2011-03-07T07:55:00.004+01:00</published><updated>2011-03-07T08:01:31.278+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Quand souffle le vent du nord" de Daniel Glattauer - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-yVja6B443SM/TXSCp8GmQgI/AAAAAAAAARQ/wToldSkfKuU/s1600/Glattauer.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 218px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581229495238935042" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-yVja6B443SM/TXSCp8GmQgI/AAAAAAAAARQ/wToldSkfKuU/s320/Glattauer.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si je m'attendais... Du nouveau en provenance de la littérature autrichienne contemporaine. Car quoi de plus contemporain qu'un e-mail pour faire connaissance ? C'est ce qui arrive à Leo, recevant un jour un e-mail d'Emmi qui ne lui est pas le moins du monde destiné. D'abord du bout d'un doigt hésitant, les échanges s'étirent peu à peu en longueur pour devenir confidences puis confessions. Une relation quasi-intime se noue dans les recoins de phrases où se mélangent vérités et non-dits, entre les lignes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un tour de force que réalise ici Daniel Glattauer en livrant aux spectateurs de son roman la lecture de courriers réduits au rang d'e-mail. Uniquement d'e-mails. Dans l'état de voyeur, on suit l'évolution subtile d'une relation virtuelle entre un homme et un femme, passant du stade de la phrase drôle et/ou assassine à tendance détachée à une phase de séduction puis de franchise pour finalement se révéler indispensable tant ce dialogue avec l'inconnu apaise. Tant il est plus facile, parfois, de s'exprimer sans le regard de ses proches. Un processus bien connu par tout ceux qui pratiquent l'internet, et c'est sans doute pourquoi cette lecture séduit et fascine... Elle nous renvoie à nous-mêmes, à notre pratique de cette "machine infernale" qui permet au virtuel d'élaborer dans le temps une relation amicale, de construire des sentiments et pas mal de fantasmes aussi. C'est ce qui arrive à Leo, homme en reconstruction après une rupture douloureuse, et Emmi, une femme mariée, mère de famille et fidèle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur se met remarquablement à la place de ses personnages et de leurs e-mails. Il construit contre toute attente un véritable suspense, puisque la question qui taraudera tout lecteur au fil des pages est : vont-ils put.... de b..... de m..... se rencontrer ? Oui ? Ou non ? Je ne répondrais bien évidemment pas à cette question dans cette chronique pour ne pas briser le charme et le ressort du livre, mais cette interrogation naît magnifiquement au fur et à mesure, au rythme des "héros" de son histoire. On ne lâche pas un tel livre, on le dévore. Pour de vrai. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7110667310948108805?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7110667310948108805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7110667310948108805' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7110667310948108805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7110667310948108805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/03/quand-souffle-le-vent-du-nord-de-daniel.html' title='&quot;Quand souffle le vent du nord&quot; de Daniel Glattauer - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-yVja6B443SM/TXSCp8GmQgI/AAAAAAAAARQ/wToldSkfKuU/s72-c/Glattauer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2045272996136997916</id><published>2011-02-14T12:20:00.001+01:00</published><updated>2011-02-14T12:20:47.726+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La nuit, le jour et toutes les autres nuits" de Michel Audiard - Editions Denoël</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUuqVmokO4I/AAAAAAAAARI/zFXD_3Vko_8/s1600/audiard.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 216px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569732652298419074" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUuqVmokO4I/AAAAAAAAARI/zFXD_3Vko_8/s320/audiard.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On serait toujours presque tenté de "rabaisser" Michel Audiard à ses dialogues vachards et à ses envolées lyriques poilantes. Cinématographiquement installé au panthéon des gars que l'on citerait volontiers, et par coeur, dans les soirées arrosées histoire de bien faire rire son monde, l'homme se révèle rien de moins qu'écrivain. Un vrai. Profond. Mystérieux. Revanchard. Teigneux. Observateur. Drôle. Il faut bien le dire, là, quelle riche idée de voir Denoël rééditer "La nuit..." pourtant paru en 1978. Passé quelque peu inaperçu à l'époque, l'ouvrage mérite pourtant bien plus qu'un détour distrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1978, Michel Audiard est un homme à genoux. Il a perdu un fils dans un accident de la route. Difficile de ne pas voir là, dans son roman autobiographique, la trame secrète de cet homme qui se retourne alors vers son passé, sa jeunesse et ses morts dans un Paris très Occupé par la guerre. C'est dans la capitale que l'auteur a grandi, se frayant opportunément un chemin pour vivre, côtoyant les amis, les vrais de toujours, les femmes, les amants, les maîtresses, les putes, les cimetières, les bistrots et quelques soldats allemands. Et Audiard est impitoyable, sa mémoire est subjective, alors il renvoie le plus souvent dos à dos collabos professionnels et résistants sur le tard. On est parfois limite dans cette errance du type revenu de tout, xénophobe et malheureux. Mais comme toujours avec lui, il y a la manière. Cette faconde transportante et jouissive, ce style portant à bout de bras les déboires du monde vers le cataclysme ultime, tel Céline à qui il fait immanquablement penser. Car il faut en finir, suggère-t-il au fil des pages. En bon anarchiste de droite, il faut que tout pète, surtout avec la Bombe, la grande... Et que plus rien ne reste pour ne même plus recommencer en plus mal et en plus moche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est parfois nauséeux à lire ses personnages et sa Vérité. Mais j'ai paradoxalement aimé ses images, ses métaphores et ses portraits glaviotés du fond de ses nuits embuées. J'ai aimé son indocilités et ses provocations. Le lecteur voyage au pays des Lettres bien troussées pendant que leur auteur détrousse les âmes à coups de latte dans les couilles. Crûment. Pour voir. Pour (re)sentir. Pour s'éberluer du monde qui a depuis si longtemps fait passer l'humanité pour un carnage ambulant. Il est un témoin maladivement horrifié de respirer encore tandis que nous, dans ces pages, nous suffoquons. On s'étonne aussi de voir graviter ces gens dans les années 50, oublieux d'une autre époque, où le grand principe était de surtout sauver sa peau, quoi qu'il en coûte. Sans regrets, sans remords. Une autre époque. Dans cette période de fards et de feintes, Michel Audiard n'a lui rien oublié des revirements, des lâchetés, des immondices, de ces femmes rasées à la Libération par ceux-là même qui avait profité de leurs largesses buccales. Epoque trouble aux héros en plastique. Pour trouver la paix, Audiard va au cimetière déposer quelques fleurs. Il parle à ses morts parce que les vivants n'en valent pas la peine. A la fin des années 70, Audiard est un homme seul avec sa peine, qui traque les souvenirs pour les coucher sur papier et survivre. Au lieu de les dégueuler. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2045272996136997916?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2045272996136997916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2045272996136997916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2045272996136997916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2045272996136997916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/02/la-nuit-le-jour-et-toutes-les-autres.html' title='&quot;La nuit, le jour et toutes les autres nuits&quot; de Michel Audiard - Editions Denoël'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUuqVmokO4I/AAAAAAAAARI/zFXD_3Vko_8/s72-c/audiard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-623575533641114492</id><published>2011-01-31T09:00:00.006+01:00</published><updated>2011-01-31T14:47:58.377+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Underworld USA" de James Ellroy - Editions Rivages/Thriller</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUZs53KlXYI/AAAAAAAAAQ8/8srzbDGjCLk/s1600/ellroy.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; FLOAT: left; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568257730606882178" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUZs53KlXYI/AAAAAAAAAQ8/8srzbDGjCLk/s320/ellroy.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;841. 841 PAGES ! Il m'en aura fallu, du temps, pour venir à bout du volumineux roman de James Ellroy sorti en 2009. Pendant qu'il virevolte de télés en journaux, du web à la radio pour la sortie de son opus 2010, j'en étais encore à lire sa prose made in 2009. Parce que cela prend du temps un auteur aussi foisonnant lorsqu'il décide de raconter l'Amérique des années 60. Toute l'Amérique. Celle de J. Edgar Hoover, celle du FBI, celle du racisme à son apogée, celle de la révolte des noirs, celle des groupuscules, celle du mensonge, celle des complots, celle des arnaques, celle des chantages, celle de l'aveuglement, celle de la Politique extérieure de Port-au-Prince à la République Dominicaine, celle de Cuba, celle de cet impérialisme qui ne disait pas encore son nom, celle de l'hégémonie, celle des assassinats de JFK, de Martin Luther King et de Robert Kennedy, celle de...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellroy s'attaque à des pans entiers de l'Histoire de son pays, et pour mener à bien son plan quasi destructeur, il pioche trois personnages spécialisés dans les basses oeuvres, habitants permanents des écuries d'Augias : Dwight, missionné par le boss du FBI, Wayne, ancien flic ou encore Don, détective privé voyeur. A eux trois, ils rassemblent cet effroyable opéra de la manigance, du billard à 10 bandes pour bousculer, taillader et détruire un autre monde en marche. A partir de ce qui ne semble être qu'un fait divers (l'attaque du fourgon blindé au petit matin), James Ellroy déploie ses ailes dans le rôle de l'implacable metteur en scène. Malin, il décide de dérouler son bouillonnant scénario en prévenant le lecteur d'entrée que ce qu'il va lire est le fruit du travail de recherche d'un narrateur (trop) bien informé. Les confidences, les telex, les conversations téléphoniques retranscrites, les journaux intimes recopiés... Tout est là pour que l'intimité et le petit bout de lorgnette fassent de l'Histoire, l'histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors parfois, on s'y perd un peu, beaucoup. Des noms en cascade, des enquêtes qui n'en sont plus, puis qui reviennent à nouveau. Des personnages que l'on perd puis que l'on retrouve. Tout est imbriqué dans cette frénésie qui m'a parfois donné le sentiment de voir défiler le "JFK" d'Oliver Stone. On se laisse embarquer malgré nous. On sait en recoin de pages qui dans "Underworld USA" est l'assassin de Luther King et de JFK, on connaît les opérations de déstabilisation menées par les autorités dans le cadre des élections présidentielles américaines, on sait qui mène la danse dans cette vaste cabale où tous ont les mains ensanglantées et quelques morts sur l'inconscience. Malgré tout, l'enquête du fourgon blindé trouvera son épilogue dans une impeccable destruction du château de cartes. Une carte après l'autre, impitoyablement. James Ellroy fait ici preuve d'une incroyable maîtrise du récit, tenant de bout en bout cette enquête sur plus d'une décennie. Là où l'on fatigue de cette matière en fusion, l'auteur tient le cap sans sourciller pour emmener le lecteur vers l'épuisant périple d'une Amérique dans une ultime tentative de rédemption. En vain ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-623575533641114492?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/623575533641114492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=623575533641114492' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/623575533641114492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/623575533641114492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/01/underworld-usa-de-james-ellroy-editions.html' title='&quot;Underworld USA&quot; de James Ellroy - Editions Rivages/Thriller'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TUZs53KlXYI/AAAAAAAAAQ8/8srzbDGjCLk/s72-c/ellroy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-929604332541670198</id><published>2011-01-04T09:17:00.009+01:00</published><updated>2011-01-04T12:16:42.942+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La mise à nu des époux Ransome" de Alan Bennett - Editions Denoël &amp; d'Ailleurs</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TSLYX20-nVI/AAAAAAAAAQ0/XQK0WnTUQPE/s1600/bennett.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 227px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558242794494926162" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TSLYX20-nVI/AAAAAAAAAQ0/XQK0WnTUQPE/s320/bennett.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est toujours un peu la même chose avec le roman anglais. Il est souvent chaudement recommandé, humour &lt;em&gt;so British&lt;/em&gt; oblige... On le cherche parfois et quelques pépites &lt;em&gt;made in&lt;/em&gt; Nick Hornby ou P.G Wodehouse émergent. Mais pas tant que ça, au final. En lisant "la mise à nu des époux Ransome", ce n'est pas tant la rigolade en cascade laissée sur le bord de la route qui frappe, mais son histoire minimale, voir minimaliste. Un soir, les Ransome rentrent après une soirée à l'opéra comme ils ont eu l'occasion d'en passer des dizaines. Sauf que cette fois, dans leur appartement, il ne reste plus rien. Mais alors vraiment plus rien. Plus une petite cuillère, pas un slip, plus le moindre meuble ni même une brosse à dents. Rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le choc, le couple réorganise sa vie comme il peut. Pas trop vite, et mieux au goût de Mme Ransome qui découvre là le prétexte à remettre en cause sa vie, ses envies... Imperceptiblement, d'abord. Puis grandit résolument son désir d'autre chose, d'autrement... Alan Bennett ne s'embarrasse pas des fioritures, il décline les responsabilités par petites touches, par ces menus détails qui font mûrir la réflexion de Mme Ransome, mais à l'anglaise. Subtile, délicate... sans heurter, sans surtout faire de vague. Sans contrarier l'intraitable M. Ransome, souple comme un bretzel et avenant comme une eau glaciale pendant une douche du matin. Madame avance, s'ouvre et sourit tandis que Monsieur, rigide et monomaniaque de la chaîne Hi-Fi, est toujours égal à lui-même. L'écart se creuse, irrémédiable. Et peu importe les raisons et les explications apportées à ce cambriolage, les rêves se nouent pour que la vie (re)commence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce court roman tout simple se lit comme la chronique d'une fin annoncée. En spectateur, l'envie nous prend parfois de secouer nous-mêmes le cocotier, de briser l'histoire de ce quotidien qui a tout bouffé. L'auteur est dans la tête et l'esprit de Mme Ransome qui s'est oubliée sur le bord de la route de la vie. Un livre ô combien pessimiste qui paradoxalement fait oeuvre de salubrité publique. Simplement. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-929604332541670198?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/929604332541670198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=929604332541670198' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/929604332541670198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/929604332541670198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2011/01/la-mise-nu-des-epoux-ransome-de-alan.html' title='&quot;La mise à nu des époux Ransome&quot; de Alan Bennett - Editions Denoël &amp; d&apos;Ailleurs'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TSLYX20-nVI/AAAAAAAAAQ0/XQK0WnTUQPE/s72-c/bennett.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8428603463383091080</id><published>2010-12-07T11:15:00.005+01:00</published><updated>2010-12-07T11:51:06.061+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Moi comme les chiens" de Sophie Di Ricci - Editions Moisson Rouge</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TP4JowU9AvI/AAAAAAAAAQo/AaEDiO-XtUo/s1600/DiRicci.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 160px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547882386739233522" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TP4JowU9AvI/AAAAAAAAAQo/AaEDiO-XtUo/s320/DiRicci.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alan, la vingtaine à peine, quitte du jour au lendemain le cocon familial où il ne se sent plus du tout chez lui. En deux pages du livre seulement, il atterrit dans le monde glauque de la galère, de l'errance, de la prostitution masculine et du chacun pour sa gueule où il navigue peut-être moins mal que les autres. Choc frontal avec un monde en marge où Alan croisera deux oiseaux de malheur, les drogues dures, les mecs qu'il pigeonne habilement, les branquignols du coup de poing mortel et le Hibou, ce gars étrange qui pourrait quasiment être son père, et dont les seules motivations semblent être celles de se taper Alan. Comme si tout était aussi... simple.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pas la peine de tourner autour du pot, Sophie Di Ricci ne nous épargne pas grand chose de cet enfer. Elle a évacué les raisons et les explications pour uniquement se consacrer aux affres quotidiennes d'un improbable couple d'hommes qui ne se comprend pas, ou plutôt qui se comprend mal, ou trop tard. L'auteur décline méthodiquement son histoire, sans enjoliver l'action d'un style qui ferait passer la très amère pilule pour un aimable sucre d'orge. Le scénario n'a rien ici de spectaculaire ou surprenant, il est téléphoné de bout en bout, cherchant coûte que coûte à retranscrire ces tranches de vie rances, vécues comme une inexorable chute que personne ne pourra empêcher. Le sort en est jeté, la lutte n'est plus possible contre ces impasses de vie. Seule la vengeance deviendra dès lors le moteur des carcasses aux abois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans "Moi comme les chiens", le lecteur est un peu voyeur de ce monde si lointain. Il reste avec cette impression brutale d'un documentariste immergé dans un univers avec ses personnages dont il n'a pas les clés du cerveau. Témoin, comme résignée, Sophie Di Ricci accompagne l'inhumanité de ses "héros". Alan n'est plus dès lors qu'un fait divers. Et avec 336 pages, c'est parfois un peu long du fait divers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Livre reçu en Service de presse après avoir été sollicité par l'éditeur Moisson Rouge&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8428603463383091080?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8428603463383091080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8428603463383091080' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8428603463383091080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8428603463383091080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/12/moi-comme-les-chiens-de-sophie-di-ricci.html' title='&quot;Moi comme les chiens&quot; de Sophie Di Ricci - Editions Moisson Rouge'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TP4JowU9AvI/AAAAAAAAAQo/AaEDiO-XtUo/s72-c/DiRicci.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-760321338466860365</id><published>2010-11-19T15:26:00.006+01:00</published><updated>2010-11-20T18:00:38.758+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Prière de laisser ses armes à la réception" de Daniel Fohr - Editions Robert Laffont</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TOaMvtxb33I/AAAAAAAAAQg/R8SgQsviLCY/s1600/Fohr.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541271142894657394" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TOaMvtxb33I/AAAAAAAAAQg/R8SgQsviLCY/s320/Fohr.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se laisse vite séduire par le style de Daniel Fohr. Publicitaire de son état, il a la plume facile, vive, alerte, drôle... Une bénédiction pour la mise en scène du personnage principal de son roman : le nouveau propriétaire d'un petit hôtel qui ne paie pas de mine. Ni palace, ni taudis, il voit tourner les clients de différentes nationalités dans une chorégraphie qui se résume à "&lt;em&gt;je rentre-je sors&lt;/em&gt;". Dans ce Vaudeville hôtelier, le patron est le narrateur privilégié de son indifférence et de son recul, posant un regard affûté sur ses clients d'un jour ou d'une semaine. Parce que ce proprio n'a pas de bol, il a racheté l'affaire à un duo curieux de... Corses. Il a retrouvé, planqué, un étrange cahier de chiffres qu'il a préféré brûler. Les ennuis ne sont plus très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, Daniel Fohr est... fort. Il sait manier la formule, triturer les angoisses. Les irraisonnables comme les irraisonnées. Le lecteur balance entre comédie policière noire et oppression paranoïaque à tendance claustrophobe sur fond de références cinématographiques omniprésentes. Son "héros" a la trouille d'être la victime de tueurs à gages tout en dirigeant son hôtel comme une sorte de camp retranché. Visiblement pas fait pour ce monde qu'il découvre cruel, il navigue dans son histoire la tête embuée par les nuits courtes, au gré des rencontres iconoclastes et parfois, amoureuses. Le lecteur se sent bien dans cette histoire drôle, même si on peut regretter sur le dernier quart du livre un soudain sérieux qui tranche avec cette ambiance un peu foutoir, mais finement décrite. Un bon moment deux étoiles tout de même.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chronique réalisée dans le cadre de l'opération &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique.php"&gt;Babelio Masse critique&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-760321338466860365?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/760321338466860365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=760321338466860365' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/760321338466860365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/760321338466860365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/11/priere-de-laisser-ses-armes-la.html' title='&quot;Prière de laisser ses armes à la réception&quot; de Daniel Fohr - Editions Robert Laffont'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TOaMvtxb33I/AAAAAAAAAQg/R8SgQsviLCY/s72-c/Fohr.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8381312888071126405</id><published>2010-11-01T12:49:00.006+01:00</published><updated>2010-11-01T12:59:02.756+01:00</updated><title type='text'>L'aventure "Comme des papillons dans les phares" débute...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et voilà. Une nouvelle aventure débute aujourd'hui avec la mise en ligne du site internet accompagnant la sortie de mon nouveau livre "&lt;a href="http://www.commedespapillons.fr/"&gt;Comme des papillons dans les phares&lt;/a&gt;" le jeudi 4 novembre prochain.  Il est d'ores et déjà possible de le pré-commander, tout y est expliqué.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans la foulée, le week-end prochain (le samedi 6 et dimanche 7 novembre), je présenterai et dédicacerai le nouveau bébé dans le somptueux cadre de la Bibliothèque nationale de France (Bibliothèque François Mitterrand, Paris 13ème) lors du 1er salon indépendant des éditeurs &amp;amp; écrivains. Une manifestation organisée par l'association SIEL avec 450 exposants. Pour de plus amples informations, c'est là : &lt;a href="http://www.sieldeparis.fr/"&gt;Siel de Paris&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;(Merci merci merci merci et... merci à Elsa et Mimi)...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8381312888071126405?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8381312888071126405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8381312888071126405' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8381312888071126405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8381312888071126405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/11/laventure-comme-des-papillons-dans-les.html' title='L&apos;aventure &quot;Comme des papillons dans les phares&quot; débute...'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-807187509601662187</id><published>2010-10-18T12:30:00.001+02:00</published><updated>2010-10-18T12:33:51.063+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le cœur régulier" d'Olivier Adam - Editions de l'Olivier</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLf9G7TC2LI/AAAAAAAAAQY/-YAc1vJkY40/s1600/adam.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 218px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528165363059185842" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLf9G7TC2LI/AAAAAAAAAQY/-YAc1vJkY40/s320/adam.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aime Olivier Adam. Depuis longtemps. Depuis son livre "&lt;em&gt;Falaises&lt;/em&gt;" qui m'avait ébloui par sa justesse, sa contemplation, son désespoir, son abandon, son humanité toute simple... C'est sa "&lt;em&gt;marque de fabrique&lt;/em&gt;". L'expression n'est pas très jolie mais elle reflète de livre en livre la "petite musique" d'un auteur qui trace sa route. "Le cœur régulier" n'échappe pas à la règle. Sarah est meurtrie par la disparition de son frère. Elle a tout partagé depuis l'enfance avec celui qu'elle admire : il est rebelle, insoumis autant qu'elle s'est adaptée, immiscée dans la peau d'une mère de famille lisse drapée dans sa panoplie de "&lt;em&gt;working girl&lt;/em&gt;". Avec la mort de Nathan, elle s'effondre, se repense, s'interroge et se noie dans les incertitudes du "&lt;em&gt;et si j'avais oublié quelque chose..&lt;/em&gt;.". Sarah est la narratrice de sa propre errance lorsqu'elle décide de partir au Japon sur les traces de ce frère disparu afin de comprendre, de s'expliquer cette mort prématurée. Elle se retrouve dans un village japonais où les habitants ont "&lt;em&gt;l'habitude&lt;/em&gt;" des suicides puisque des gens viennent là se jeter depuis les falaises environnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oliver Adam est dans son élément. Les sentiments enfouis, les silences, l'absence, les odeurs, ces choses que l'on regarde en pensant tout bas que les ombres veillent malgré nous. Il sait magnifiquement raconter l'indicible, décrire les couleurs. Il fait ressentir le vent du large, il sait s'approprier l'espace pour représenter aux lecteurs un monde tactile que l'on oublie trop souvent. Sa force est là, dans cette approche minimaliste et sensorielle. Nous sommes au Japon, avec Sarah. Mais... mais quoi ? J'ai eu souvent l'impression avec "&lt;em&gt;Le cœur régulier&lt;/em&gt;" de relire &lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/08/labri-de-rien-dolivier-adam-editions-de.html"&gt;"&lt;em&gt;A l'abri de rien&lt;/em&gt;"&lt;/a&gt; sorti en 2007 avec presque les mêmes ressorts : un femme narratrice, perdue... la mort d'une sœur, une recherche éperdue de la compréhension de choses, une famille en lambeaux... Certes, on est à la fois ému et transi à la lecture de ce "cœur régulier", mais l'on se dit aussi qu'Olivier Adam va devoir (re)visiter d'autres contrées humaines pour nous faire voyager dans son monde sans les impressions du déjà-vu (lu). &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-807187509601662187?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/807187509601662187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=807187509601662187' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/807187509601662187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/807187509601662187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/10/le-cur-regulier-dolivier-adam-editions.html' title='&quot;Le cœur régulier&quot; d&apos;Olivier Adam - Editions de l&apos;Olivier'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLf9G7TC2LI/AAAAAAAAAQY/-YAc1vJkY40/s72-c/adam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7870058968666598758</id><published>2010-10-13T14:16:00.004+02:00</published><updated>2010-10-13T14:49:19.493+02:00</updated><title type='text'>"Comme des papillons dans les phares" bientôt chez vous ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLWk7s9GAEI/AAAAAAAAAQQ/9dJtRLwhDbA/s1600/essai-3-21-09.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 225px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527505463253794882" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLWk7s9GAEI/AAAAAAAAAQQ/9dJtRLwhDbA/s320/essai-3-21-09.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le suspense est à son comble. Le 4 novembre prochain devrait être la date de sortie officielle de mon nouveau livre. Après un roman intitulé &lt;a href="http://www.thomassenfout.fr/"&gt;"Thomas s'en fout"&lt;/a&gt; sorti l'an passé, voici que débarque "Comme des papillons dans les phares" qui ne sera pas un roman. Mais je n'en dis pas plus pour l'instant. Vous en saurez plus prochainement. En attendant, en exclu avant-première super archi méga mondiale (MON-DIA-LE !), voilà la couverture... (Merci à Mimi). &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7870058968666598758?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7870058968666598758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7870058968666598758' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7870058968666598758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7870058968666598758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/10/comme-des-papillons-dans-les-phares.html' title='&quot;Comme des papillons dans les phares&quot; bientôt chez vous ?'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TLWk7s9GAEI/AAAAAAAAAQQ/9dJtRLwhDbA/s72-c/essai-3-21-09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5330840800503270727</id><published>2010-09-27T08:27:00.002+02:00</published><updated>2010-09-27T08:27:10.179+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Suite(s) impériale(s)" de Bret Easton Ellis - Editions Michel Laffont</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJnW4HFqhdI/AAAAAAAAAQI/C28nGHKLAUM/s1600/Ellis.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 202px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519679077783078354" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJnW4HFqhdI/AAAAAAAAAQI/C28nGHKLAUM/s320/Ellis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Allez, il faut bien le dire. On se frotte les mains lorsque la sortie d'un nouveau livre de Bret Easton Ellis vient agrémenter la rentrée littéraire. Il n’y en a pas des tonnes, de ces auteurs dont on attend plus ou moins impatiemment la prose. Le voilà. Et pas besoin de noyer le poisson, le nouveau cru m'a un peu laissé sur ma faim. En posant ses valises auprès d’une simili suite à son 1er roman &lt;em&gt;Moins que zéro&lt;/em&gt; sorti en 1986 (en France), Easton Ellis retrouve 25 ans après des personnages à qui il avait donné corps pour en faire aujourd'hui des potiches hollywoodiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Clay est-il devenu scénariste à succès et revient à Los Angeles pour suivre de près le casting d'un film tiré d'une de ses histoires. Chemin faisant, il croise ses très anciens compagnons de vadrouille et ses anciennes amours englués dans le système vain du &lt;em&gt;made in showbiz&lt;/em&gt;, où se mélangent ego, vanités, vacuité et chirurgie esthétique. L'auteur est ici à son aise. Il braque sa plume acérée sur un microcosme mis sous la coupe des apparences, de l'ennui et même de la puérilité. Easton Ellis excelle dans les bavardages ineptes et creux, où les dialogues de circonstances n'ont d'autres buts que de nous jeter à la figure l'extrême abandon intellectuel et affectif dont sont affublés ses personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et même si une histoire d'amour forcément contrariée se dessine, l'auteur met toute son énergie à un travail de sape qui adopte un style minimaliste et glacial pour que tous les tourments de Clay ne soient qu'un jeu de dupes qui n'aura qu'un seul but : plaquer noir sur blanc cet assourdissant silence de la solitude. Puis, l’histoire de ce (trop ?) court roman s’emballe dans le sanglant… Comme pour nous sortir de la torpeur et nous faire prendre conscience que les corps ne sont pas uniquement des poupées silencieuses et désarticulées. Clay est-il le Diable, finalement ? Mais tout cela à un coût. Pour le lecteur. Celui de ne pas toujours comprendre le but recherché. Il n'est pas aisé de trouver sa place face à un livre qui assène les banalités crasses d'une comédie communément humaine. Le lecteur essaie d'être le spectateur attentif du vide pour s'en émanciper, pour tenter de sublimer ce néant. L'auteur nous met au travail. C'est à la fois tentant d'être mis autant à contribution et ennuyant d’escalader cet Everest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100902/21029/bret-easton-ellis-ce-livre-m-a-sauve"&gt;Longue interview de l'auteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5330840800503270727?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5330840800503270727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5330840800503270727' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5330840800503270727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5330840800503270727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/09/suites-imperiales-de-bret-easton-ellis.html' title='&quot;Suite(s) impériale(s)&quot; de Bret Easton Ellis - Editions Michel Laffont'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJnW4HFqhdI/AAAAAAAAAQI/C28nGHKLAUM/s72-c/Ellis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-867057091246701231</id><published>2010-09-19T18:49:00.005+02:00</published><updated>2010-09-21T08:20:41.897+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Apocalypse bébé" de Virginie Despentes - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJY_kQ9gkII/AAAAAAAAAQA/MoUYfmPBXdQ/s1600/despentes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 203px; float: left; height: 320px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518668285649916034" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJY_kQ9gkII/AAAAAAAAAQA/MoUYfmPBXdQ/s320/despentes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un sentiment étrange me triture le neurone alors que je viens de terminer la dernière livraison de Mademoiselle Despentes. Ai-je aimé, ou pas ? Parce que cette disparition du jour au lendemain de Valentine, adolescente mystérieuse, est un prétexte. Un prétexte pour l'auteur d'&lt;em&gt;Apocalypse bébé&lt;/em&gt; à s'adonner à une série de portraits typés de ses personnages, comme les ingrédients d'un plat réalisé avec une belle application mais qui manque un peu de la saveur de l'étonnement, de la surprise voire du suspens. On croise ici un improbable duo de détectives privés au féminin, où l'une est lesbienne revendiquée au caractère bien trempé surnommée la Hyène, et l'autre est une femme à la recherche d'elle-même. L'on découvre ici la famille de la « disparue » (un père écrivain célèbre, une belle-mère, une grand-mère), une mère biologique, de la crapule... Chacun, à chaque chapitre, a son histoire personnelle racontée, a son portrait imbriqué dans le scénario de cette éperdue recherche de Valentine, entre Paris et Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'intéresse certes à tous ces personnages qui se veulent représentatifs des strates bien formelles de la population (les célèbres, les riches, les nantis, les opportunistes, les abandonnés, les ambitieux, les losers, les homos, les religieux, les petites frappes...). Tous ont droit à l'attention de l'auteur. Mais reste l'impression, qu'en somme, on assiste à un panorama au casting étudié de notre époque qui voudrait afficher ses subversions et ses transgressions. Tout concourt à faire de cette histoire une mécanique bien huilée dont on ne ressent pas tellement l'envie de faire partie. On ne se sent jamais proche de ce monde décrit, on reste le spectateur un peu exclu de ce militantisme de la vie hors-normes sous toutes ses facettes et peut-être, au fond, caricatural. Je ne sais pas. On pressent, plus la fin approche, la descente aux enfers et le basculement un peu facile vers quelque chose d'irrémédiable. C'est narratif, travaillé et maîtrisé... Mais je trimballe le sentiment que l'image rebelle, combattante et revendicative de Virginie Despentes, que je lisais pour la première fois, n'était qu'une vieille photo un peu jaunie. Alors quoi ? J'ai sans doute aimé cette histoire, mais je n'aime pas l'avoir un peu oublié. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-867057091246701231?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/867057091246701231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=867057091246701231' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/867057091246701231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/867057091246701231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/09/apocalypse-bebe-de-virginie-despentes.html' title='&quot;Apocalypse bébé&quot; de Virginie Despentes - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TJY_kQ9gkII/AAAAAAAAAQA/MoUYfmPBXdQ/s72-c/despentes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-72088294693804325</id><published>2010-09-08T09:26:00.010+02:00</published><updated>2010-09-08T12:13:02.653+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le mec de la tombe d'à côté" de Katarina Mazetti - Editions Babel</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TIc7PRjderI/AAAAAAAAAPw/2mcO0GlVJDo/s1600/tomebdacot%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 199px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5514441402334673586" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TIc7PRjderI/AAAAAAAAAPw/2mcO0GlVJDo/s320/tomebdacot%C3%A9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;A ma droite, Désirée. A ma gauche, Benny. Ils se croisent souvent, assis sur le même banc d’un cimetière en se toisant du regard. L’une est veuve, l’autre vient fleurir la tombe de sa mère. L’une est lettrée, bibliothécaire, l’autre est agriculteur, un peu abrupt. Pourquoi se regarderaient-ils, se comprendraient-ils… s’aimeraient-ils ? Pourtant, il suffira (d'un signe) d’un sourire en coin, chacun, pour que contre toute attente le coup de foudre les traverse de part en part. Mais tout n'est pas si simple...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;D’abord luttant contre cet irrépressible sentiment, Désirée s’avouera vaincue, conquise avec toujours ce petit « mais » au coin des lèvres… Tandis que Benny, lui, tentera de ne pas être tout à fait lui-même sans faire fi de ses origines, son esprit volontaire, sa simplicité… Une lutte de classe ? Plutôt une chute de place où chacun devra tenter d'aller vers l'autre, de trouver sa place dans leur histoire, d'aller à l'encontre de ses préjugés pour comprendre sans se renier. On joue au chat et à la souris dans « Le mec de la tombe d'à côté ». Chacun se renvoie la balle dans ce ping-pong bien troussé d'un chapitre à l'autre, où les sentiments simples et les questions existentielles s'entremêlent, passant de la confusion à la réalité de choses, du rêve de bonheur aux chocs de cultures, et du complexe de supériorité au pragmatisme de la vie à deux. Chacun tentant à sa façon de convaincre l'autre d'entrer dans son univers. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le lecteur ne sait pas qui a(ura) raison et il s'en fiche un peu. Il se laisse bercer (berner ?) par l'histoire de Désirée et de Benny qui se cherchent, se trouvent, se découvrent, s'amadouent, se rejettent... Dans ces sentiments en montagnes russes et dans ces luttes de chaque instant, il y a l'universalité des relations amoureuses avec leurs plaies et leurs sourires béats. C'est dans ces lectures-là que l'on retrouve un peu de son âme de midinette rêveuse ou d'indécrottable défaitiste. Chacun y va de sa propre histoire, c'est sans doute pour cela que ce livre est un tel succès planétaire. Tout s'explique.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-72088294693804325?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/72088294693804325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=72088294693804325' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/72088294693804325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/72088294693804325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/09/le-mec-de-la-tombe-da-cote-de-katarina.html' title='&quot;Le mec de la tombe d&apos;à côté&quot; de Katarina Mazetti - Editions Babel'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TIc7PRjderI/AAAAAAAAAPw/2mcO0GlVJDo/s72-c/tomebdacot%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5047871314819559656</id><published>2010-08-28T13:15:00.008+02:00</published><updated>2010-09-03T08:16:11.722+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"L'encombrant Mister Kitchen" de Charles Higson -Editions du Rocher (Thriller)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THjwm40d2RI/AAAAAAAAAPo/VVaKI0xzsq0/s1600/kitchen.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; FLOAT: left; HEIGHT: 181px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5510418694965942546" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THjwm40d2RI/AAAAAAAAAPo/VVaKI0xzsq0/s320/kitchen.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela pourrait être une journée comme les autres. A Londres, un matin... Lui, designer branchouille, friqué, drogué aristocratiquement et doté de la suffisance nécessaire pour considérer les Autres comme des moins que rien, a le réveil en fanfare. A son interphone, un certain Monsieur Kitchen vient lui racheter une voiture d'occasion. Le ton d'abord poli, mais sec, vient ensuite vite à monter en digression politico-sociale pour déraper sur... le meurtre de Monsieur Kitchen. Le temps d'émerger et de mettre le cadavre dans le coffre de la voiture et les ennuis peuvent (enfin) commencer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un sujet de départ aussi tonitruant et un humour anglais inimitable, on se croit sur les rails d'un livre qui va vous emporter sans coup férir vers un bon moment de lecture sans prise de tête. Ce n'est pas tout à fait vrai. Car même si le narrateur prend à témoin et interpelle le lecteur tout au long du livre de façon vive et amusante, les aventures rocambolesques du designer dans le rôle de l'arrogant qui cherche coûte que coûte à se débarrasser du corps de Monsieur Kitchen sont avant tout très répétitives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la surenchère perpétuelle, l'histoire nous trimballe chez l'ex sur le point d'accoucher, nous présente des caïds aux petits pieds, dresse un portrait peu flatteur de parents pot de colle ou stagne sur la recherche des employés insaisissables du designer. Reste à ajouter les accidents multiples et sanglants du designer et les invraisemblances qui accompagnent l'ensemble, et cette débauche d'inventivité scénaristique plombe une marche en avant qui peut parfois ressembler à une montée du col du Galibier en trottinette. D'autant, qu'au passage, le lecteur n'a pas d'empathie particulière pour ce meurtrier dépassé par les événements qui ne gère plus rien du tout, mais tente de s'en donner l'illusion pour s'en sortir. On trépigne un peu d'en finir avec ce personnage antipathique et ce livre qui aurait sans doute gagné à être un peu raccourci plutôt que tiré en longueur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5047871314819559656?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5047871314819559656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5047871314819559656' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5047871314819559656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5047871314819559656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/08/lencombrant-mister-kitchen-de-charles.html' title='&quot;L&apos;encombrant Mister Kitchen&quot; de Charles Higson -Editions du Rocher (Thriller)'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THjwm40d2RI/AAAAAAAAAPo/VVaKI0xzsq0/s72-c/kitchen.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8895127815896661378</id><published>2010-08-24T09:29:00.005+02:00</published><updated>2010-08-24T09:38:23.933+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Un jour de mai" de George Pelecanos - Seuil Policiers</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THN2rAUPdjI/AAAAAAAAAPg/wrVJhYcyM74/s1600/pelecanos.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 198px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508877250395600434" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THN2rAUPdjI/AAAAAAAAAPg/wrVJhYcyM74/s320/pelecanos.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mai 1972. Une journée à la con, trop chaude... Une journée à faire des conneries par désœuvrement. Une journée qui laissera des traces indélébiles. C'est ce jour où trois jeunes blancs roulent dans leur voiture pour faire du genre et débarquent dans le quartier noir de la banlieue de Washington. Un peu de provocation, un peu d'insouciance et un peu d'inconscience pour faire vibrer l'échine. Forcément, cela tourne mal. Un mort par balle, un fuyard, un marqué à vie sur sa chair, un meurtrier, des complices. Un procès... Puis le silence des années qui passent. Trente cinq ans plus tard, les héros malgré eux du fait divers sont des adultes. Père de famille, losers, médecin, homme d'affaires... chacun des protagonistes a tracé sa route à l'aune du drame, avec cette séquelle dans la tête, cette envie d'en découdre, d'en finir avec ce poids mort qui les hante malgré tout, malgré les apparences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;George Pelecanos est de ces écrivains américains qui racontent brillamment l'Amérique par le petit bout de la lorgnette : ses fêlures, ses errements et ses luttes contre elle-même. Au travers du parcours de ses personnages, il brosse un portait précis du « petit » peuple, avec son histoire quotidienne qui fait l'Histoire de l'Amérique des dernières décennie. L'auteur nous ballade visuellement entre les années rock n'roll et les années disco, entre communauté et individualisme, entre Vietnam et guerre d'Irak, entre délinquance et rêve américain, entre descente aux enfers et rédemption, entre riches et classes moyennes, entre lutte et abandon... Pelecanos a parfois cette naïveté agaçante, toute américaine, que les choses doivent nécessairement s'arranger parce qu'il faut avancer, que la force de son pays réside dans sa capacité à cautériser les plaies pour être un Homme presque neuf qui sauvera son âme plus tard devant ses Juges. « Jour de mai » est un plongeon dans une Amérique loin des strass et des paillettes, qui vit sa quête du meilleur avec cette douleur latente d'une envie de lendemain qui chante. Entre résignation et espoir, ce livre maîtrisé martèle sans cesse que rien n'est tout à fait définitif, que le happy end en technicolor est toujours possible... Toujours en empathie, on en sourit en coin avec le secret espoir qu'il ait raison.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8895127815896661378?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8895127815896661378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8895127815896661378' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8895127815896661378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8895127815896661378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/08/un-jour-de-mai-de-george-pelecanos.html' title='&quot;Un jour de mai&quot; de George Pelecanos - Seuil Policiers'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/THN2rAUPdjI/AAAAAAAAAPg/wrVJhYcyM74/s72-c/pelecanos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4526347870510792243</id><published>2010-08-10T09:33:00.009+02:00</published><updated>2010-08-10T11:38:25.980+02:00</updated><title type='text'>"Thomas s'en fout", le bilan...</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TGEBo7zzYOI/AAAAAAAAAPY/AQR6T3v3H5s/s1600/IMG_0065.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503682022384820450" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TGEBo7zzYOI/AAAAAAAAAPY/AQR6T3v3H5s/s320/IMG_0065.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis le 13 octobre 2009, j'ai vendu en tout et pour tout 132 exemplaires de mon 1er roman « &lt;a href="http://www.thomassenfout.fr/"&gt;Thomas s'en fout&lt;/a&gt; ». Oh, bien sûr, ce n'est vraiment pas grand chose au regard de certains tirages pratiqués ou même comparé à des livres qui n'explosent pas les plafonds des ventes et qui vivotent à quelques centaines d'exemplaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peu m'importe. En me lançant moi-même dans l'auto-édition et la création d'une auto-entreprise, je savais très bien que je ne pourrais aucunement concurrencer un circuit de distribution professionnel, ne pouvant que compter sur moi-même et la bonne volonté de certains pour faire de cette aventure quelque chose d'intéressant et de motivant. Et je n'ai pas été déçu à ce niveau-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'intéressait, aussi et surtout, c'était de pouvoir faire circuler mon texte auquel je crois (et j'y crois toujours !). Que des gens puissent le découvrir, le lire et bien évidemment l'apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une immense majorité des cas, je n'ai pas eu de retour(s) sur ce que les lecteurs avaient pu penser de « Thomas s'en fout ». J'imagine que certains ne l'ont pas encore lu faute de temps et/ou d'envie, ou qu'ils n'ont pas souhaité me dire tout le mal qu'ils en pensaient, qu'ils n'avaient pas accroché ou que l'achat avait été fait uniquement pour me faire plaisir. C'est le jeu. En exposant mon « travail » à un public, mon histoire ne m'appartient plus. Elle voyage comme elle peut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a eu des lecteurs qui ont lu le livre et me l'ont fait savoir. J'ai rougis parfois en lisant leur message ou en écoutant leur arguments. J'ai été surpris de leur attention, de leur souci de certains détails et de l'interprétation qu'ils ont pu donner sur certaines situations racontées dans le livre. Là où je pensais pouvoir les piquer au vif, je découvrais que leur attention s'était portée ailleurs, que ce qu'ils les avaient marqués était une phrase, un personnage, une scène, une réplique qui ne me semblait pas outre mesure appeler cette concentration. Comme je le dis plus haut, « Thomas... » ne m'appartenait plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me suis amusé à opérer quelques statistiques sur les ventes. Qui l'a acheté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les 132 exemplaires vendus (au 10 août 2010), ce sont mes amis et les amis d'amis qui ont été les plus prompts à se procurer mon roman. A quoi servirait les amis, sinon ? Ils ont en effet été 29 à faire ma fortune, faisant ainsi profiter leurs propres amis de cette aubaine également à 29 reprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes collègues, ô valeureux collègues n'ont pas été en reste, menacés qu'ils étaient. Ils ont été 23 à passer au supplice de la caisse (13,80 euros, quand même), offrant au passage 2 exemplaires supplémentaires à leur relation ou famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille, justement. 6 membres ont participé en achetant « Thomas » pour eux-mêmes tandis que 19 amis de la famille ont eu la joie de recevoir l'ouvrage (merci merci merci merci à Brigitte, François et Yoann !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cercle professionnel n'est pas en reste avec 11 achats (merci Facebook !!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'univers du blog m'a permis de vendre 11 livres en tout, soit 7 pour des blogueurs ou ex-blogueurs et 4 pour leur relation. Puis 2 personnes-mystères dont j'ignorais tout avant leur achat du livre me l'on commandé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai également distribué 6 exemplaires gratuitement (ils ne sont pas comptabilisés dans les 132 exemplaires, bien sûr). 2 étaient destinés au cercle intime et 4 à des relations. L'idée était de faire voyager « Thomas ... » et peut-être envisager que ces exemplaires « presse » puisse faire l'objet de billet, post ou encore chronique ou simplement d'avis. Echec cuisant puisque ces exemplaires n'ont pas du tout circulés et seul un des destinataires à mis une photo du livre sur un coin de page de son blog. Les autres laissant la place à un oubli et à un silence polis. C'est leur droit. Il y a eu tout de même quelques avis publiés sur la Toile par des lecteurs, mais je vous laisse le loisir de les découvrir via un célèbre moteur de recherches.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec le système que j'ai adopté de l'auto-édition, on voit bien les limites fixées. A savoir qu'il est extrêmement difficile de sortir des cercles (familiaux, amicaux et professionnels) pour s'adresser à un public plus large. Mais je m'en doutais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, en 10 mois la vie de « Thomas s'en fout ». Une belle aventure, disais-je. Prenante et enthousiasmante. Elle n'est d'ailleurs pas totalement terminée car, comme je l'ai annoncé, je participerai en novembre prochain en tant qu'exposant au 1er salon organisé par l'association SIEL de Paris. J'y présenterai mon livre mais surtout, j'y travaille, je présenterai mon nouvel ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre aventure débute, en somme... A bientôt, donc. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4526347870510792243?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4526347870510792243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4526347870510792243' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4526347870510792243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4526347870510792243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/08/thomas-sen-fout-le-bilan.html' title='&quot;Thomas s&apos;en fout&quot;, le bilan...'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TGEBo7zzYOI/AAAAAAAAAPY/AQR6T3v3H5s/s72-c/IMG_0065.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7865724663652603518</id><published>2010-07-29T12:54:00.005+02:00</published><updated>2010-07-29T16:54:48.002+02:00</updated><title type='text'>Objectif SIEL</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TFFdSaQwyJI/AAAAAAAAAPQ/WBysyV-0R6M/s1600/badge_SIEL_ok.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; width: 200px; float: left; height: 320px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5499279190864742546" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TFFdSaQwyJI/AAAAAAAAAPQ/WBysyV-0R6M/s320/badge_SIEL_ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le week-end des 6 et 7 novembre 2010, l'Association &lt;a href="http://www.sieldeparis.fr"&gt;SIEL de Paris&lt;/a&gt; organise son 1er salon indépendant des écrivains et des libraires. Il se déroulera dans le salon Belvédère de la Grande Bibliothèque François Mitterrand (Paris 13ème). L'accès sera libre pour le public. J'y serai. En tant qu'exposant. J'y présenterai en effet mon roman &lt;a href="http://www.thomassenfout.fr"&gt;"Thomas s'en fout"&lt;/a&gt; mais également, je l'espère, mon prochain livre que je suis en train d'écrire. S'il est prêt. Alors, un p'tit coup de pub pendant l'été ne peut pas faire de mal. De toute façon, j'y reviendrai, vous vous en doutez bien... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7865724663652603518?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7865724663652603518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7865724663652603518' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7865724663652603518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7865724663652603518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/07/objectif-siel.html' title='Objectif SIEL'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TFFdSaQwyJI/AAAAAAAAAPQ/WBysyV-0R6M/s72-c/badge_SIEL_ok.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7974384308257405654</id><published>2010-06-30T08:56:00.005+02:00</published><updated>2010-06-30T09:04:14.711+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Une histoire d'amour radioactive" d'Antoine Chainas - Editions Série Noire Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TCrsBBhFl7I/AAAAAAAAAPI/nySKrtJEMTg/s1600/chainas.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 120px; FLOAT: left; HEIGHT: 176px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5488458598235609010" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TCrsBBhFl7I/AAAAAAAAAPI/nySKrtJEMTg/s320/chainas.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Organique. C’est tout de suite l’adjectif qui explose à la figure lorsqu’on lit &lt;em&gt;Une histoire d’amour radioactive&lt;/em&gt; d’Antoine Chainas. Avec un titre à la con, le livre met en scène deux flics homos planqués de leurs collègues, drogués et amoureux d’un côté, et DRH, type convenu au travail accaparant, marié, père de famille, de l’autre… Au milieu de tout ça, des disparitions étranges de malades d’hôpitaux et cette curieuse femme mi-artiste photographe d’avant-garde mi-mante religieuse à la sexualité contaminante pour la &lt;em&gt;vraie vie&lt;/em&gt; de tout un chacun. Virevoltant à chaque chapitre de l’un à l’autre des protagonistes qui semblent perdre toutes mesures des choses, les histoires personnelles et policières se déclinent dans une irrémédiable corrélation, avec une police de caractères différente, des fois que l’on s’y perde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On plonge en apnée dans cette enquête plus qu’humaine où la crudité du sexe se mêle aux errances de personnages se révélant tels qu’ils sont ou voudraient être, ou ne sont pas. Voyage sombre et parfois glauque dans les arcanes des âmes à la ramasse à la recherche d’un îlot de survie, d’un soleil réchauffant, de cœurs compatissants et d’une renaissance, même trop brève. Antoine Chainas ne fait pas de quartier, il déroule son implacable plan en frappes chirurgicales qui instillent le malaise et les fonds de cale nauséeuses. Il scrute les derniers instants en posant sa règle : et s’il ne restait plus que quelques semaines à vivre, deviendrions-nous nous-mêmes, faisant exploser nos carcans et nos chaînes au mépris des convenances et de nos silences, voire de nos mensonges ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette boue, il n’y a pas la grande foule pour surnager. Pas de fol espoir à l’horizon pour cette enquête au lyrisme amoureux parfois pompeux. En (très) digne représentant d’une nouvelle génération de &lt;em&gt;polarïomane&lt;/em&gt;, Antoine Chainas lacère les corps de leurs incertitudes et engage le combat d’une littérature des tripes. Une littérature qui en a. Organique, disais-je.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7974384308257405654?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7974384308257405654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7974384308257405654' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7974384308257405654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7974384308257405654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/06/une-histoire-damour-radioactive.html' title='&quot;Une histoire d&apos;amour radioactive&quot; d&apos;Antoine Chainas - Editions Série Noire Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TCrsBBhFl7I/AAAAAAAAAPI/nySKrtJEMTg/s72-c/chainas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3384183580671664397</id><published>2010-06-14T08:40:00.010+02:00</published><updated>2010-06-18T08:25:12.288+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le Parisien" de Thomas Lélu - Edtions Flammarion</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TBXQHYJ-SAI/AAAAAAAAAPA/_oWLQeU6u7o/s1600/Lelu.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 206px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5482516946555389954" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TBXQHYJ-SAI/AAAAAAAAAPA/_oWLQeU6u7o/s320/Lelu.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Thomas Lélu est un homme à tout faire. Artiste, photographe… romancier. Dans le genre branchouille, le gars déambule quotidiennement dans la hype, entre gens &lt;em&gt;qui comptent&lt;/em&gt; seulement pour eux-mêmes. Avec « Le Parisien », son troisième roman, c’est sa vie qu’il raconte. Celle où le lundi il se lève tard, petit déjeune, couche avec Chloé, déjeune, s’engueule avec Chloé, envoie des textos, croise Pierre, Paul et Jacques, prend l’apéro, couche avec Chloé, envoie des textos, dîne, va dans une soirée, picole, se ré-engueule avec Chloé, envoie des textos, rentre bourré, couche avec Chloé et s’endort. Le mardi pareil. Le mercredi pareil. Le jeudi pareil, mais on ajoute une avant-première au cinéma. Le vendredi pareil, mais on ajoute un vernissage. Le samedi pareil, mais on ajoute une visite familiale. Dimanche pareil, mais on ajoute une invitation à séjourner dans une (forcément) grande maison avec ces mêmes gens &lt;em&gt;qui comptent&lt;/em&gt;. C’est triste, sinistre et emmerdant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, de la part d’un auteur capable d’être hilarant ("&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/je-mappelle-jeanne-mass-de-thomas-llu.html"&gt;Je m'appelle Jeanne Mass&lt;/a&gt;" et "&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/07/jacques-daniel-nick-oussama-de-thomas.html"&gt;Jacques Daniel Nick Oussama&lt;/a&gt;"), on pouvait raisonnablement s’attendre à plus de mordant et d’ironie bien sentie. Avec du recul, « Le Parisien » aurait sans doute énormément gagné à scruter une frange de population hors-circuit du quotidien des gens dits &lt;em&gt;normaux&lt;/em&gt;. Se refusant (peut-être) à cracher dans la soupe, Thomas Lélu livre un journal d’auto-fiction rébarbatif qui voit se débattre comme elle peut une histoire d’amour impossible sur le mode &lt;em&gt;on s’aime trop pour vivre ensemble&lt;/em&gt;. Fatigante posture qui phagocyte l’ouvrage alors que le reste fait trépigner d’ennui. Les soirées, les rencontres, les discussions, tout concourt à l’immobilisme, à cette infinie désolation d’Etres qui passent leur temps à être hors du temps, hors du monde et de ses contingences. Des vies qui tournent en rond. Comme tout le monde, au final ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décortiquant ces journées façon listing avec force détails, Thomas Lélu lorgne sûrement du côté de Brett Easton Ellis. L’auteur tente de donner corps au narrateur, le rendant tour à tour beau, con, cynique, incompréhensible, sensible, perdu, amoureux, affable, paresseux, invisible… insensible, fermé, obtus. Avec cette humanité, pourtant, le lecteur n’est quasiment jamais dans l’empathie. Dans ce manque flagrant de sentiment(s), on se dit que « Le Parisien », est un égarement, presque une facilité. Autant ses deux précédents romans étaient blindés d’imagination, autant celui-là traque le quotidien avec une morosité criante. La publicité nous aura menti : &lt;em&gt;Le Parisien, il ne faut pas nécessairement l’avoir en journal&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.thomaslelu.net/"&gt;Site (prétentieux) de l'auteur &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3384183580671664397?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3384183580671664397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3384183580671664397' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3384183580671664397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3384183580671664397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/06/le-parisien-de-thomas-lelu-edtions.html' title='&quot;Le Parisien&quot; de Thomas Lélu - Edtions Flammarion'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TBXQHYJ-SAI/AAAAAAAAAPA/_oWLQeU6u7o/s72-c/Lelu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3192562053002328005</id><published>2010-05-21T09:41:00.005+02:00</published><updated>2010-05-21T09:45:28.876+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Sévère" de Régis Jauffret - Editions du Seuil</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S_Y55-_IUDI/AAAAAAAAAO4/LYzb4a0mxxI/s1600/jauffret.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 218px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5473626065438527538" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S_Y55-_IUDI/AAAAAAAAAO4/LYzb4a0mxxI/s320/jauffret.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lecteur est prévenu d’entrée. &lt;em&gt;Dans ce livre, je m’enfonce dans un crime. Je le visite, je le photographie, je le filme, je l’enregistre, je le mixe, je le falsifie. Je suis un romancier, je mens comme un meurtrier&lt;/em&gt;. Avec &lt;em&gt;Sévère&lt;/em&gt;, Régis Jauffret revisite à sa façon un fait divers ayant défrayé la chronique en 2005 avec l’assassinat par balles à Genève du financier Edouard Stern par sa maitresse lors de jeux sado-masochistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur s’est donc mis dans la peau de cette femme, criminelle, pour raconter leur vie à deux, leur vie cachée sous les lambris des gens beaucoup trop fortunés pour elle. Romancée, l’action est un va et vient permanent entre l’histoire de leur relation chaotique et la fuite (loin) de cette femme après son crime, comme libérée d’un fardeau. Elle aime cet homme, mais elle le tue. Elle l’admire, mais il la traite comme une moins que rien. Hypnotisée, elle tente de se défaire souvent de son emprise sans jamais y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régis Jauffret s’approprie cette histoire avec la douleur nécessaire, cette touche souvent juste d’enfermement, ce sentiment d’étouffement qui caractérise une histoire d’amour destructrice. Car quoiqu’on en dise, s’en est sûrement une… Ce vertige poignant se heurte à la réalité. Avec ce choc frontal, l’auteur prend à bras le corps son roman avec la sobriété des mots, la justesse dans l’effondrement et la retenue dans le jugement, délivrant les implacables séquences qui mèneront à l’inéluctable. Sans se cacher derrière son petit doigt, il appréhende cette folie irrémédiable avec un regard paradoxalement clinique et très maitrisé. &lt;em&gt;Sévère&lt;/em&gt; est un roman juste qui raconte l’injuste. Parfaitement. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3192562053002328005?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3192562053002328005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3192562053002328005' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3192562053002328005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3192562053002328005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/05/severe-de-regis-jauffret-editions-du.html' title='&quot;Sévère&quot; de Régis Jauffret - Editions du Seuil'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S_Y55-_IUDI/AAAAAAAAAO4/LYzb4a0mxxI/s72-c/jauffret.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8176599242934375782</id><published>2010-04-28T09:24:00.004+02:00</published><updated>2010-04-28T09:27:11.883+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La commissaire n'aime point les vers" de Georges Flipo - Editions La Table Ronde</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S9fjNC3631I/AAAAAAAAAOw/GVhIj9aNejw/s1600/Flipo.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 236px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465086486086606674" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S9fjNC3631I/AAAAAAAAAOw/GVhIj9aNejw/s320/Flipo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il m’aura fallu quelques temps avant de me lancer dans la lecture de la dernière livraison de Georges Flipo, un livre dont je n’aime point le titre et qui trônait sur mes étagères… Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire &lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/qui-comme-ulysse-de-georges-flipo.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, j’aime bien l’état d’esprit épicurien de l’homme au travers de son blog alors que ces deux précédents ouvrages (Qui comme Ulysse, Ce film va faire un malheur) m’avaient plutôt convaincu de poursuivre un bout de chemin littéraire en sa compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette fois, l’auteur nous embarque du côté du polar. Pour nous faire marcher (courir), il invente Viviane Lancier, commissaire de son état, qui mène l’enquête autour de la découverte d’un sonnet dont Baudelaire serait l’auteur et qui sème la mort entre collectionneurs-spécialistes, SDF et familles étranges… Dans cette enquête tenue de bout en bout, Georges Flipo se régale manifestement à distiller ses informations policières avec la mise en scène d’une multitude de personnages. Peut-être trop, d’ailleurs, tant il m’est parfois arrivé de m’y perdre entre tous ces noms, bizarrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant lu ici et là que le livre recelait de pas mal d’humour, j’avoue ne pas l’avoir perçu. Mais là où l’auteur se reconnaît, c’est dans cette facilité à parler des gens, à glisser ces détails qui façonnent ses personnages et leur donnent ainsi corps. Oh, bien sûr, on peut trouver très lassantes les sempiternelles préoccupations de Viviane sur son destin de femme au prise avec son régime alimentaire, mais une fois l’enquête resserrée autour de son déroulement, on se prend à ce jeu délicatement surannée et poussiéreux comme un fauteuil de l’Académie française. Bref, on ne s’ennuie pas sans être transporté par cette enquête de Viviane Lancier qui fait plutôt figure d’un Derrick en Charentaises que d’un Jason Bourne sous amphétamines. En tout cas, attendons la seconde enquête du Commissaire puisque ce livre inaugure le lancement d’une collection… L’auteur a même eu l’occasion de me dire personnellement (et oui, je connais du monde dans le chaud business) que la date de sortie avait été choisie. On saura alors si Viviane est bonne pour le service… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8176599242934375782?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8176599242934375782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8176599242934375782' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8176599242934375782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8176599242934375782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/04/la-commissaire-naime-point-les-vers-de.html' title='&quot;La commissaire n&apos;aime point les vers&quot; de Georges Flipo - Editions La Table Ronde'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S9fjNC3631I/AAAAAAAAAOw/GVhIj9aNejw/s72-c/Flipo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1706639745211046743</id><published>2010-04-20T09:26:00.003+02:00</published><updated>2010-04-20T09:29:13.927+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La théorie du panda" de Pascal Garnier - Editions Zulma</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S81XrJcPi8I/AAAAAAAAAOo/hvfgmfLPoTk/s1600/Panda.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 210px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462118321850649538" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S81XrJcPi8I/AAAAAAAAAOo/hvfgmfLPoTk/s320/Panda.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est là, posé. Le panda. Il va traverser discrètement le livre de Pascal Garnier. Il accompagne du regard Gabriel, reste d’être humain au lourd passif affectif qui s’installe dans une petite ville de Bretagne. D’où vient-il ? Qui est-il ? Tout le monde s’en fout presque, mais pas tant que ça. A lui seul, il réinjecte ces petits soubresauts de vie avec cette quiétude triste dans un quotidien omniprésent. Gabriel croise les gens et s’immisce imperceptiblement dans leur espace : des femmes et des hommes ébréchés par le temps qui passe et sur lequel ils n’ont aucune prise. Subissant le banal de la vie comme des survivants… Pour les consoler, les amadouer ou les rendre heureux, il leur fait à manger, le plus souvent. Il le fait si bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal Garnier écrit admirablement. Basant son récit sur la simplicité, il crée une empathie discrète, presque hypnotisante, pour des personnages apparemment sans relief lorsqu’on ne fait que les croiser : une hôtesse d’accueil dans un hôtel terriblement seule, un restaurateur épuisé et malheureux, un couple en sursis. L’auteur prend son temps, dissèque mine de rien les atomes crochus, les regards dans le vide et les silences. Il magnifie subrepticement le petit ordre des choses et s’adonne avec délectation à l’inerte pesant. &lt;em&gt;La théorie du panda&lt;/em&gt; est de ces beaux moments rares qui mêlent avec justesse une certaine ironie du sort, la tristesse, le désespoir et la tragédie avec la volonté farouche d’être encore à hauteur d’Homme. Puis, en filigrane, l’auteur délivre au fil des pages quelques bribes d’explications, quelques clés sur le parcours de Gabriel. Son histoire. On comprend, trop vite peut-être, que le dénouement a son évidence, qu’il est écrit. Que la trace laissée par Gabriel est indélébile… Comme celle de Pascal Garnier, décédé en mars dernier. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1706639745211046743?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1706639745211046743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1706639745211046743' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1706639745211046743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1706639745211046743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/04/la-theorie-du-panda-de-pascal-garnier.html' title='&quot;La théorie du panda&quot; de Pascal Garnier - Editions Zulma'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S81XrJcPi8I/AAAAAAAAAOo/hvfgmfLPoTk/s72-c/Panda.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2986038102056528526</id><published>2010-04-09T11:18:00.008+02:00</published><updated>2010-04-09T11:24:08.552+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Incidences" de Philippe Djian - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S77xReXLoFI/AAAAAAAAAOY/zkyK3NvIhBw/s1600/Djian.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 217px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458065080929984594" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S77xReXLoFI/AAAAAAAAAOY/zkyK3NvIhBw/s320/Djian.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il ne paie pas de mine, Marc. La cinquantaine assumée, donnant des cours d’écriture à l’université, il aime ses jeunes étudiantes. De près. De très près. De très très près. Un soir, ivre, il rentre chez lui en charmante compagnie pour se réveiller le matin aux côtés d’une morte. Panique ? Pas tant que ça, même s’il faut se débarrasser du corps. Si le début du livre respire l’humour noir anglais, détaché, on tombe vite dans l’étonnant aveuglement égotiste de Marc plus « auto-préoccupé » par ses relations ambiguës avec sa sœur, par son supérieur hiérarchique pot de colle ou encore par la mère de la jeune morte avec qui il noue une relation étourdissante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est dans la chaleur d’un sud de la France que l’on imagine, que Djian fait suffoquer ses personnages aux prises avec le quotidien, le banal et l’ennui. Sans véhémence, sans peur ni sans ce soupçon de remords, le héros malgré lui déambule dans ses angoisses du lendemain avec la verve d’un animal en hibernation. Eteint, il croise le monde en redécouvrant parfois que son cœur peut se remettre à battre. Là, la promiscuité et les corps ne trichent plus, ils s’agrègent pour s’oublier et renaître. Djian maîtrise parfaitement ce ralenti, cette indifférence crasse où la vie ne se mène pas, elle se subie. Il triture la désinvolture tranquillement et s’adonne aux plaisirs malsains, mais réjouissants, d’une écriture lardée d’échardes qui fait passer brillamment de la stupeur du lecteur vers les inaccessibles contrée de personnages en lambeaux. Il y a ici comme un malaise perceptible, une chute effrayante qui ne peut que faire tout exploser sur son passage. Une bombe à fragmentation.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2986038102056528526?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2986038102056528526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2986038102056528526' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2986038102056528526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2986038102056528526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/04/incidences-de-philippe-djian-editions.html' title='&quot;Incidences&quot; de Philippe Djian - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S77xReXLoFI/AAAAAAAAAOY/zkyK3NvIhBw/s72-c/Djian.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-225364277110188094</id><published>2010-04-07T09:15:00.017+02:00</published><updated>2010-04-07T09:34:56.813+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>Deux films : "Helen, autopsie d'une disparition" de Christine Molloy &amp; Joe Lawlor et "Solutions locales pour désordre global" de Coline Serreau</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S7wzlm57QYI/AAAAAAAAAOQ/iz8wCQres-c/s1600/helen.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 151px; FLOAT: left; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5457293569657880962" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S7wzlm57QYI/AAAAAAAAAOQ/iz8wCQres-c/s320/helen.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Helen, autopsie d'une disparition"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrit, produit et réalisé par : Christine Molloy &amp;amp; Joe Lawlor&lt;br /&gt;Casting : Annie Townsend, Sandie Malia, Dennis Jobling…&lt;br /&gt;Nationalité : britannique&lt;br /&gt;Genre : drame&lt;br /&gt;Durée : 1h19&lt;br /&gt;Sortie : 7 avril 2010&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quel voyage étrange que ce « Helen » coréalisé par Christine Molloy et Joe Lawlor. En 1h19 seulement, cet objet filmé pas tout à fait identifié débute par un envoûtant générique bercé d’une lumière douce et paisible au ralenti lascif et entêtant. Puis, au vif du sujet, le spectateur plonge dans la disparition inexpliquée d’une adolescente et l’enquête qui va avec… Mais voilà, le film ne s’attarde pas là. Trop facile. Il préfère suivre Helen, une jeune adolescente effacée qui prendra la place de la vraie disparue pour aider à la reconstitution policière du drame. On s’immisce dès lors dans des méandres aux relents du thriller cette fois philosophique. Les réalisateurs ont fait appel à des acteurs amateurs au jeu très scolaire pour un film semblant allier fiction et documentaire. Ils se focalisent sur l’absence d’identité et ce passé qui manque à cette orpheline, comme un trou béant dans son histoire qui n’existe pas. Ils prennent leur temps, suivent Helen dans la découverte de son contraire absolue pour se construire : une fille aimée de ses parents, bien dans ses baskets et accompagnée d’un petit copain. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De cette intimité là, ils nous emportent un peu perdu dans des plans séquences qui s’intercalent pendant que la voix-off, celle d’Helen, s’adresse à la disparue, s’interroge sur son propre sort et sur ses envies d’autre chose. Molloy et Lawlor s’adonnent à une réalisation résolument minimaliste malgré une musique omniprésente, matant du coin de l’œil Gus Van Sant façon « Elephant ». Dans cette déambulation parfois maladroite, il y a de quoi rester sur le bord de la route, coincé entre perplexité et ennui pour cette jeune fille en quête d’elle-même, qui marche dans les pas du malheur à la recherche de sa renaissance. Rien de tout à fait malsain dans ce premier long métrage, mais cette ambition juste prégnante que le vide ne demande qu’à se combler d’humanité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S7wzGLgQ4QI/AAAAAAAAAOI/ppYZ1ctlZ1g/s1600/solutions.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5457293029726544130" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S7wzGLgQ4QI/AAAAAAAAAOI/ppYZ1ctlZ1g/s320/solutions.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;"Solutions locales pour désordre global"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisateur : Coline Serreau&lt;br /&gt;Durée : 1h53&lt;br /&gt;Nationalité : française&lt;br /&gt;Genre : Documentaire&lt;br /&gt;Sortie : 7 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allo, la terre ?! C’est à un retour au pas de charge vers la terre nourricière que Coline Serreau (« Trois hommes et un couffin », « Saint-Jacques… La Mecque »…) nous convie dans son documentaire. Parcourant le monde (Inde, Afrique, Amérique du Sud, Ukraine… France), la réalisatrice est en effet partie à la recherche de ces gens qui chaque jour travaillent à leur modeste échelle à ce que l’agriculture ne soit plus le cobaye consentant des laboratoires, des produits chimiques et des groupes industriels qui l’ont saccagée ses 70 dernières années.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Film clairement militant à l’heure où la taxe carbone à la française tombe aux oubliettes et que le Sommet de Copenhague n’est plus qu’un lointain souvenir, « Solutions globales…. » trace un sillon salvateur et motivant à la rencontre de chercheurs, d’agriculteurs, d’associations, de fondations, de philosophes… Ils fournissent un éclairage sérieux, ludique et plein bon sens sur ce qui pourrait faire simplement changer les choses : ne pas tricher avec la terre en lui injectant des substances qui pollueront non seulement ses productions mais aussi qui hypothèqueront l’avenir de l’humanité en matière alimentaire. Malgré un constat aux relents apocalyptiques, le documentaire propose des solutions étonnamment communes d’un continent à l’autre. C’est avec l’espoir et les convictions d’une avant-garde que Coline Serreau met en scène son message : Retroussons-nous les manches, à notre niveau ! Petits champs deviendront grands… Le film essaime les bonnes volontés pour la bonne cause, mais cela suffira-t-il… Une révolte ? Non, sire, c’est une révolution (à faire).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-225364277110188094?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/225364277110188094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=225364277110188094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/225364277110188094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/225364277110188094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/04/deux-films-helen-autopsie-dune.html' title='Deux films : &quot;Helen, autopsie d&apos;une disparition&quot; de Christine Molloy &amp; Joe Lawlor et &quot;Solutions locales pour désordre global&quot; de Coline Serreau'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S7wzlm57QYI/AAAAAAAAAOQ/iz8wCQres-c/s72-c/helen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8354586085506881407</id><published>2010-03-25T09:18:00.003+01:00</published><updated>2010-03-25T09:25:21.952+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>« Ne vous retournez pas » de Maud Tabachnik – Albin Michel</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S6sd2KWyzuI/AAAAAAAAAN4/OOuOu6o31MY/s1600/Taba.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 206px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5452484590192217826" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S6sd2KWyzuI/AAAAAAAAAN4/OOuOu6o31MY/s320/Taba.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un lecteur habituel de thriller. En me lançant dans le dernier roman de Maud Tabachnik par la grâce de l’opération &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique.php"&gt;Masse Critique de Babelios&lt;/a&gt;, je n’avais pas d’a priori mais l’envie de découvrir encore un peu plus un genre de littérature éloigné de mes goûts. Peine (un peu) perdue. Car suivre les aventures de Stan Levine, flic brillant mais détruit par l’assassinat de sa fille alors qu’il était en poste à New York, c’est comme compulser négligemment le catalogue des clichés. En réunissant sur 441 pages une chasse au tueur psychopathe invisible et une psychologie familiale ras du sol sur fond d’attentats de terroristes islamiques, l’auteur français sur-joue sa plume aussi légère qu’un motoculteur, et se veut plus américain que les américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce mélange d’imaginaire et d’Amérique fantasmée, le lecteur voit se succéder un enfilage de perles en règle : flics à la ramasse, musulmans forcément louches, tueur cruellement cruel, affaire de famille éprouvante… Rien ne nous est épargné, de la torture effroyable à la réconciliation risible des amours perdues en 20 lignes, en passant par les ressorts d’une enquête qui tiennent sur un demi-timbre Poste… Avec des chapitres courts, les histoires et les personnages se superposent et se recoupent banalement jusqu’au dénouement final aussi surprenant qu’un retard de train à la Gare Montparnasse. Au pas de charge, Maud Tabachnik veut reconstituer son puzzle sans traîner. Même si l’ensemble est vif et nerveux, ce grand tout se dilue dans des soubresauts qui me sont étrangers. L’impression d’avoir déjà vu ça 100 fois. Au cinéma.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8354586085506881407?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8354586085506881407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8354586085506881407' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8354586085506881407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8354586085506881407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/03/ne-vous-retournez-pas-de-maud-tabachnik.html' title='« Ne vous retournez pas » de Maud Tabachnik – Albin Michel'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S6sd2KWyzuI/AAAAAAAAAN4/OOuOu6o31MY/s72-c/Taba.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4092130842141079045</id><published>2010-03-08T08:43:00.004+01:00</published><updated>2010-03-08T08:54:47.568+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>"The Ghost writer" de Roman Polanski</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S5StKrwRalI/AAAAAAAAANw/GvXD8-JYcl0/s1600-h/ghost.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446168248453261906" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S5StKrwRalI/AAAAAAAAANw/GvXD8-JYcl0/s320/ghost.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Casting : Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall, Olivia Williams…&lt;br /&gt;Durée : 2h08&lt;br /&gt;Genre : Thriller &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un peu d’Hitchcock, un peu de thriller, un peu de paranoïa, un peu de (géo)politique, un peu de complot, un peu (beaucoup) d’humour : un film de Roman Polanski. &lt;em&gt;The Ghost Writer&lt;/em&gt; signe le retour en grâce du réalisateur sur le devant de la scène cinématographique autre que celle de la justice. Dans un scénario étouffant qui voit l’étau de la vérité se resserrer inéluctablement, un écrivain en mal de succès public s’adonne pour la modique (sic) somme 250 000 dollars à la réécriture des mémoires mal fichues d’un ex-premier ministre britannique. Jusque là, rien de bien inquiétant sous la pluie continue d’une île hostile qui accueille le &lt;em&gt;nègre&lt;/em&gt; avec l’enthousiasme d’un névropathe dans un congrès de clowns. Mais son prédécesseur, , et ex-bras droit du Prime minister, a été retrouvé noyé tandis qu’un impitoyable puzzle politico-guerrier se constitue sous ses yeux peut-être encore trop naïfs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le rôle du &lt;em&gt;Ghost Writer&lt;/em&gt;, McGregor fait merveille. Séduisant, drôle, le tif hirsute et la dégaine de l’écrivain fatigué tout à son nouveau travail d’enquêteur trop curieux, l’acteur affronte un Pierce Brosnan, tout en cabotinage, qui peine quand même à convaincre en ex-locataire pendant dix années du 10, Downing Street. Même si la réalisation fait dans le classicisme sans effet de manche, elle est vive, fluide et inspirée, trimballant le spectateur entre faux-semblants et fausses pistes alléchants. Le scénario distille au passage quelques échanges drôles et des considérations bien senties sur les relations américano-britanniques plus qu’étroites de ses 60 dernières années. Et si le montage semble parfois chaotique (Polanski a-t-il eu tout le temps de s’y consacrer ?), &lt;em&gt;Ghost writer&lt;/em&gt; renoue avec un cinéma d’enquête du gars tout seul contre le monde en bravant sans coup férir l’écueil de l’ennui. A farfouiller dans les recoins mal famés de la CIA et de la politique, le réalisateur offre au spectateur une plongée là où pourrait se confondre les méchants gentils et les gentils méchants. Ou l’inverse. Du Polanski tout c(r)aché, en somme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/49/20100303/ten-the-ghost-writer-bande-annonce-ff967a9.html"&gt;La bande annonce&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://livre.fnac.com/a2032979/Robert-Harris-L-homme-de-l-ombre?Fr=20&amp;amp;To=0&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;from=201&amp;amp;mid=2750671"&gt;Le livre paru en 2007 dont est tiré le film&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4092130842141079045?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4092130842141079045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4092130842141079045' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4092130842141079045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4092130842141079045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/03/ghost-writer-de-roman-polanski.html' title='&quot;The Ghost writer&quot; de Roman Polanski'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S5StKrwRalI/AAAAAAAAANw/GvXD8-JYcl0/s72-c/ghost.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6399280445279838626</id><published>2010-02-22T17:04:00.003+01:00</published><updated>2010-02-22T17:07:16.748+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La vengeance du wombat" de Kenneth Cook - Editions Autrement (Littératures)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S4Krhkeu3lI/AAAAAAAAANo/IbOvhRIyPCo/s1600-h/CookWombat.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 211px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441099893033590354" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S4Krhkeu3lI/AAAAAAAAANo/IbOvhRIyPCo/s320/CookWombat.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’Australie. Terre souvent inhospitalière, infestée de bestioles en tout genre dans laquelle un écrivain mi-trouillard mi-curieux recherche l’inspiration. C’est le résumé sommaire d’un livre de 14 nouvelles où fourmillent les aventures rocambolesques d’un narrateur plus proche de &lt;em&gt;Tarzoon la honte de la jungle&lt;/em&gt; que de &lt;em&gt;Crocodile Dundee&lt;/em&gt;. 14 histoires finement écrites qui mettent en scène koalas, serpents, wombats, sangliers, buffles, requins s’abattant sur un écrivain englué dans des histoires à dormir debout, et contre lesquelles il n’aura pas même la force de lutter. Ciselée, au cordeau, chaque histoire déroule son implacable scénario avec un recul et une autodérision toute anglo-saxonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kenneth Cook s’amuse manifestement de ses (??) déboires animaliers à la rencontre, au passage, d’Australiens bourrus et alcooliques pour qui la nature n’est qu’un vaste terrain de jeu face à l’ennui. On rit franchement de ces aventures-là, où le style à la fois précis et imagé, nous permet de ne pas perdre une miette de la descente aux enfers. On visualise les scènes, on frissonne parfois et on se sidère souvent de cette nature endormie en surface mais bien réelle lorsqu’on la côtoie de trop (trop) près. La meilleure place étant celle du lecteur, tranquille sur son fauteuil, même s’il vous prend l’envie d’aller regarder en dessous, des fois qu’une bête à poils puisse surgir… Pour votre malheur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6399280445279838626?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6399280445279838626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6399280445279838626' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6399280445279838626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6399280445279838626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/02/la-vengeance-du-wombat-de-kenneth-cook.html' title='&quot;La vengeance du wombat&quot; de Kenneth Cook - Editions Autrement (Littératures)'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S4Krhkeu3lI/AAAAAAAAANo/IbOvhRIyPCo/s72-c/CookWombat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7903326482287064177</id><published>2010-02-09T14:15:00.004+01:00</published><updated>2010-02-09T14:19:39.587+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Les mille et une vies de Billy Milligan" de Daniel Keyes - Edtions Calmann-Levy</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S3FgxZ7MG1I/AAAAAAAAANg/wPCbFu380FU/s1600-h/milligan.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 203px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5436232627101899602" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S3FgxZ7MG1I/AAAAAAAAANg/wPCbFu380FU/s320/milligan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La dernière fois que j’avais entendu parler de Daniel Keyes, c’était dans ma prime jeunesse (ouuuh, c’est loin ma bonne dame !!!...) et la lecture de &lt;em&gt;Des fleurs pour Algernon&lt;/em&gt; dont je revois encore la couverture en Livre de Poche. Patient. Hôpital. Souris. Cobaye. C’est ce qu’il m’était resté en mémoire… Alors forcément, retrouver l’auteur crapahutant autour d’un cas médical majeur n’était pas vraiment surprenant. En effet, ces 1001 une vies là, sont un voyage dans un pays que l’on n’imaginerait pas même en rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Billy Milligan est un petit américain plus que moyen et depuis son enfance maltraitée, il trimballe une personnalité multiple composé de 24 « habitants » plus ou moins vivaces et présents dans sa vie de tous les jours. D’abord incrédule, parfois sceptique, le corps médical se range finalement devant le fait accompli : Billy n’est pas un et un seul. Billy est une multitude d’êtres s’appropriant son apparence, avec leur Histoire, leur enfance, leur force, leur faiblesse, leur violence, leur douceur… Selon son environnement, Billy et ses autres lui ont appris à apparaître et disparaître, à changer de voix, d’accents, de sexe et de talents. Physiquement. Intrinsèquement. Billy est un personnage de roman, fascinant, le malheur (pour lui) voulant qu’il ait réellement existé et que ses crimes présumés (viols, braquage) doivent être punis par une Justice américaine hermétique et aveugle à ses maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant le dire tout de suite, j’ai failli abandonner la lecture du livre au bout de 100 pages sur les 637 qu’il compte. Clairement partagé en trois parties, l’ouvrage débute par un descriptif médical et peu littéraire du &lt;em&gt;cas&lt;/em&gt; Billy. A coups de rapports médicaux, d’approches nécessaires pour tenter de comprendre, de mettre au jour les différentes personnalités de Billy, Daniel Keyes se contente d’être un scribe méticuleux, ce qui peut le rendre ennuyeux. Puis le livre s’engouffre de façon assez maline dans la vie de son triste héros. L’auteur, qui est choisi par Billy Milligan et ses avocats pour raconter son histoire dans un ouvrage, fait ainsi vivre les différentes personnalités de ce malade comme des personnages indépendants, existants par eux-mêmes. Ils se parlent, se répondent, apprennent à vivre ensemble et à gérer leur cas. Tous deviennent comme familiers du lecteur qui les reconnaît instantanément à leurs tics de langage, leurs comportements et leurs frayeurs ou leurs bombages de torse. Tour à tour trouillard, intelligent, violent, séducteur, timide, petit garçon et même fille, Billy Milligan tente de s’en sortir par une thérapie qui demandera du temps pour passer de la dissociation à la construction d’un seul être. La troisième partie du livre mettra à mal toutes les bonnes volontés du monde. Celle de Billy, d’abord, puis celle des psychiatres qui tentent de lui redonner sa vie. La Justice, les peurs d’une société civile et médiatique, sont aux aguets. Elles drainent incompréhension, haine, démagogie politique et violence. Un schéma bien connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En s’impliquant dans ce livre, Daniel Keyes fait œuvre de défricheur de mystère. Il ne juge pas. Il a rencontré et écouté Billy Milligan se raconter lorsqu’il réussissait à être lui-même. Il a rencontré aussi les médecins qui ont tenté de le soigner, les infirmiers présents au jour le jour, sa famille… Le portrait fait est minutieux, sans misérabilisme, sans arrogance… Le parti pris journalistique rend le récit fluide et accessible. La simplicité du propos tranche singulièrement avec la complexité du cas. Ce n’est pas le moindre de ses tours de force, même si le livre peut sembler (un peu) long, parfois. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7903326482287064177?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7903326482287064177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7903326482287064177' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7903326482287064177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7903326482287064177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/02/les-mille-et-une-vies-de-billy-milligan.html' title='&quot;Les mille et une vies de Billy Milligan&quot; de Daniel Keyes - Edtions Calmann-Levy'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S3FgxZ7MG1I/AAAAAAAAANg/wPCbFu380FU/s72-c/milligan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4108015565524102169</id><published>2010-01-19T07:58:00.005+01:00</published><updated>2010-01-19T08:05:06.813+01:00</updated><title type='text'>... Dublin</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S1VZFUdprwI/AAAAAAAAANQ/2zYjpXbvG24/s1600-h/IMAG0220.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S1VZFUdprwI/AAAAAAAAANQ/2zYjpXbvG24/s320/IMAG0220.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428342873792294658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S1VYzA2pgQI/AAAAAAAAANI/vrH2t32EuVI/s1600-h/IMAG0216.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S1VYzA2pgQI/AAAAAAAAANI/vrH2t32EuVI/s320/IMAG0216.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428342559290786050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;... De passage quelques jours à Dublin, j'y ai croisé quelques fantômes... James Joyce et Oscar Wilde...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4108015565524102169?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4108015565524102169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4108015565524102169' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4108015565524102169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4108015565524102169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/01/dublin.html' title='... Dublin'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S1VZFUdprwI/AAAAAAAAANQ/2zYjpXbvG24/s72-c/IMAG0220.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3129750413126699723</id><published>2010-01-05T08:45:00.004+01:00</published><updated>2010-01-05T08:50:09.215+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Vous plaisantez, Monsieur Tanner" de Jean-Paul Dubois - Editions de l'Olivier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S0LuvLqbwOI/AAAAAAAAANA/neTRGfM-zgg/s1600-h/CouvDuboisTanner.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 110px; height: 157px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S0LuvLqbwOI/AAAAAAAAANA/neTRGfM-zgg/s320/CouvDuboisTanner.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5423159395659530466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CHP_PRO%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Allez, qui aura fait appel à un plombier, un peintre, un électricien ou encore à un maçon sans cette petite boule dans le ventre, plus communément nommée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;inquiétude latente&lt;/span&gt;, à l’approche de la catastrophe, des angoisses et autres consternations à venir ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit dans le roman-autobiographique de Jean-Paul Dubois. Dès la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mise en garde&lt;/span&gt; de la première page du livre, l’auteur annonce la couleur : il se met en scène, il change les noms des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;héros&lt;/span&gt; et la chronologie, mais ne travestie plus rien de la réalité à venir… Juste le temps de permettre au cauchemar de commencer.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant tout débute de façon idyllique pour monsieur… Tanner. Il hérite en effet d’une bicoque d’un oncle éloigné. De lourds et coûteux travaux à effectuer, la revente de son actuelle maison à mettre en route, et tout devient possible pour rejoindre son palais qui va devenir celui des 1001 emmerdements dont il ignore encore tout. Déboulent alors chez lui les artisans… du désastre. Des installations, des réparations… du n’importe quoi au lamentable, les protagonistes s’en donnent à cœur joie pour rivaliser dans la folie propre à vous en glisser massivement dans votre bras en intraveineuse survitaminée. Tour à tour inconscients, incompétents, pieux, voleurs, menteurs, lymphatiques, grotesques, arnaqueurs, les bricolos du dimanche mettent du cœur à l’ouvrage pour tenter de convaincre le valeureux propriétaire que la catastrophe est impossible, ou qu’elle n’a aucune importance malgré les faits incontestables. Forcément, on est tenté de rire (jaune) aux élucubrations de ces professions qui recèlent de mauvaise foi. On s’accable des malheurs de monsieur Tanner. On compatit à son calvaire tendance chemin de croix qui tendrait vers une Lumière lointaine et hypothétique… On s’affole, aussi, ou on baisse les bras en s’imaginant ou en se remémorant nos propres aventures domestiques. Après avoir lu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous plaisantez, monsieur Tanner&lt;/span&gt;, plus personne ne pourra faire appel à un plombier sans en avoir la chaire de poule.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3129750413126699723?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3129750413126699723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3129750413126699723' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3129750413126699723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3129750413126699723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2010/01/vous-plaisantez-monsieur-tanner-de-jean.html' title='&quot;Vous plaisantez, Monsieur Tanner&quot; de Jean-Paul Dubois - Editions de l&apos;Olivier'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/S0LuvLqbwOI/AAAAAAAAANA/neTRGfM-zgg/s72-c/CouvDuboisTanner.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1265785392272907686</id><published>2009-12-28T17:09:00.004+01:00</published><updated>2009-12-28T19:30:00.497+01:00</updated><title type='text'>100 exemplaires, ça se fête (aussi) ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SzjY-C_MzOI/AAAAAAAAAM4/k-iURvCE8ZI/s1600-h/clint.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 250px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5420320712005831906" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SzjY-C_MzOI/AAAAAAAAAM4/k-iURvCE8ZI/s320/clint.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voilà, ça devait bien finir par arriver. Un chiffre rond. Tout rond. Depuis le 13 octobre dernier, j'ai vendu 100 exemplaires de mon 1er roman "Thomas s'en fout". A qui le tour ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1265785392272907686?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1265785392272907686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1265785392272907686' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1265785392272907686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1265785392272907686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/12/100-exemplaires-ca-se-fete.html' title='100 exemplaires, ça se fête (aussi) ?'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SzjY-C_MzOI/AAAAAAAAAM4/k-iURvCE8ZI/s72-c/clint.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3374434116024242757</id><published>2009-12-16T08:35:00.004+01:00</published><updated>2009-12-18T15:53:49.131+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>"Coco Chanel &amp; Igor Stravinsky" de Jan Kounen</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SyiOmi0q9DI/AAAAAAAAAMw/Y1WUUPPLlTI/s1600-h/CocoIgor.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; FLOAT: left; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415735344746918962" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SyiOmi0q9DI/AAAAAAAAAMw/Y1WUUPPLlTI/s320/CocoIgor.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Casting : Anna Mouglalis, Mads Mikkelsen, Elena Morozova, etc.&lt;br /&gt;Sortie en salle : 30 décembre 2009&lt;br /&gt;Durée : 1h58&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1920. Paris. Coco Chanel, qui vient de perdre son grand amour dans un accident de voiture, rencontre Igor Stravinsky, réfugié dans la capitale avec femme et enfants pour cause de révolution russe. La célèbre couturière propose au musicien qui n'est pas encore une gloire incontestée d’héberger tout son petit monde dans une maison aux abords de Paris, à Garches. La passion amoureuse et le besoin de création qui unira les deux peuvent alors commencer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fiévreux réalisateur de &lt;em&gt;Dorberman&lt;/em&gt; n’a pas fini de nous étonner après la controverse qui avait animé critiques et grand public lors de la sortie de son dernier film, &lt;em&gt;Blueberry&lt;/em&gt;. Il rebondit dans le temps et nous propose aujourd'hui la livraison d’un nouveau film passionné où se croise le destin de deux figures du 20ème siècle. Jan Kounen réunit en effet deux acteurs principaux ô combien concernés : une Anna Mouglalis exceptionnelle en Coco à la fois sombre, sûre d'elle-même et indépendante et l'acteur Danois Mads Mikkelsen (&lt;em&gt;Casino Royal&lt;/em&gt;…) tout en intensité, tiraillé entre sa famille, ses sentiments et la création musicale. Le film tisse une toile implacable des amours aussi brutales que puissantes d’un couple illégitime à la recherche des émotions et de leurs démons, en route pour leur mythe. Jan Kounen filme ses personnages avec une précision chirurgicale, en laissant toutefois toute sa place à la ferveur, aux corps, aux regards, à ces souffles saccadés, aux souffrances… aux silences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que ces enchevêtrements de sentiments transportent le couple adultère, la femme d'Igor (Elena Morozova, émouvante), amoindrie, malade, trahie, tente sauver ce qui peut l'être, ravalant sa fierté pour faire survivre sa famille et son couple. Les deux femmes savent, et Kounen laisse sa caméra régner en maître, subtile, sans manquer une miette des douleurs dans cette soudaine tragédie de la séparation non souhaitée. Là où le festival de la vérité prend le pas sur les non-dits enfouis, le réalisateur fait corps avec ses personnages. Il les scrute, les devine et les réinvente alors que la musique écorchée de Stravinsky transcende les sentiments de la plus belle des façons tandis que celle de Gabriel Yared s'imbrique subtilement dans les atmosphères laissées vacantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l'un des tours de force du film qui hypnotise le spectateur. Dans cette villa, les personnages s’observent, se chassent et se cachent dans un huis clos à la monotonie et à l'habitude feintes. C’est au gré de cet amour interdit, que Coco et Igor trouveront l’énergie et l’inspiration créatrice, chacun dans son domaine. Le parallèle est saisissant, décliné, passionnant : l’une est en route pour la gloire encore un peu plus planétaire avec son parfum Chanel n° 5 alors que l’autre œuvre à sa légende de musicien, jour après jour derrière son piano accompagné de multiples alcools.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jan Kounen jongle admirablement entre Histoire et histoire, revisite la relation peu connue entre les deux génies et s’adonne à une mise en scène éblouissante qui prend son temps quand il le faut et s'enfièvre ensuite dans des mouvements magnifiques (ne ratez sous aucun prétexte la scène d’introduction qui reprend la Première huée du &lt;em&gt;Sacre du printemps&lt;/em&gt; !). Un film sombre, mais lumineux. Un film violent, mais sensuel. Un film habité, mais libre… A l’image de ses protagonistes : beau et grand.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le site : &lt;a href="http://www.chanelstravinsky.com/"&gt;Coco Chanel &amp;amp; Igor Stravinsky&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3374434116024242757?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3374434116024242757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3374434116024242757' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3374434116024242757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3374434116024242757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/12/coco-chanel-igor-stravinsky-de-jan.html' title='&quot;Coco Chanel &amp; Igor Stravinsky&quot; de Jan Kounen'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SyiOmi0q9DI/AAAAAAAAAMw/Y1WUUPPLlTI/s72-c/CocoIgor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2685239562150120500</id><published>2009-11-27T11:24:00.005+01:00</published><updated>2009-11-27T11:37:38.741+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Tijuana City Blues" de Gabriel Trujillo Munoz - Editions Les Allusifs</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw-ru1nvZEI/AAAAAAAAAMo/f68DOaXqqJI/s1600/tijuana.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; FLOAT: left; HEIGHT: 185px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408730498651350082" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw-ru1nvZEI/AAAAAAAAAMo/f68DOaXqqJI/s320/tijuana.gif" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;Elle est loin l’image d’Epinal d’un Mexique balnéaire à tendance touristique dans &lt;em&gt;Tijuana City Blues&lt;/em&gt; de Gabriel Trujillo Munoz. Surtout lorsque l’avocat Morgado, plus habitué à défendre les droits de l’homme dans son pays, se retrouve irrémédiablement embarqué dans une enquête où il aura à remonter le temps. Celui où, en 1951, un homme a disparu dans la nature après que l’écrivain américain William S. Burroughs lui demande de transporter un paquet plus que douteux jusqu’à Tijuana. Le fils de cet homme disparu voudrait aujourd’hui en savoir plus. Bien plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce court roman, l’auteur allèche et appâte le lecteur en mélangeant l’Histoire littéraire (Burroughs en meurtrier accidentel de sa femme, véridique…) et le Mexique d’aujourd’hui, loin des clichés. Trujillo Munoz accompagne sans fioritures l’enquête minutieuse de l’avocat Morgado à coup d’archives et de photos jaunies. Dans cette enquête poussiéreuse, le livre s’arrête parfois subrepticement sur les contentieux humains et historiques du Mexique et de son incontournable et puissant voisin : les Etats-Unis. Tijuana, à la frontière, est symptomatique d’un mal de vivre, de l’égarement d’une population aveuglée et étouffée par les lambris et la condescendance de l’Amérique. Mais &lt;em&gt;Tijuana City Blues&lt;/em&gt;, c’est surtout une enquête somme toute classique, loin du style foisonnant de la littérature sud américaine, menée lentement sous la chaleur d’un pays aux prises avec l’un de ses démons, la drogue. L’histoire se déroule sous nos yeux, limpide, sans accroc et simplement. Trop simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chronique réalisée dans le cadre de l'opération &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique.php"&gt;Babelio Masse Critique&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2685239562150120500?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2685239562150120500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2685239562150120500' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2685239562150120500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2685239562150120500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/11/tijuana-city-blues-de-gabriel-trujillo.html' title='&quot;Tijuana City Blues&quot; de Gabriel Trujillo Munoz - Editions Les Allusifs'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw-ru1nvZEI/AAAAAAAAAMo/f68DOaXqqJI/s72-c/tijuana.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5735863023753344191</id><published>2009-11-25T17:38:00.003+01:00</published><updated>2009-11-25T17:49:28.344+01:00</updated><title type='text'>C'est qu'il me soutient, mon lapin (crétin) !!</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw1d9AOXWuI/AAAAAAAAAMg/OKoLHtqHKBA/s1600/lapinscretins.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408082030155487970" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw1d9AOXWuI/AAAAAAAAAMg/OKoLHtqHKBA/s320/lapinscretins.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5735863023753344191?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5735863023753344191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5735863023753344191' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5735863023753344191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5735863023753344191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/11/cest-quil-me-soutient-mon-lapin.html' title='C&apos;est qu&apos;il me soutient, mon lapin (crétin) !!'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Sw1d9AOXWuI/AAAAAAAAAMg/OKoLHtqHKBA/s72-c/lapinscretins.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7567456461234324549</id><published>2009-11-12T12:47:00.003+01:00</published><updated>2009-11-12T12:52:22.766+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La vérité sur Marie" de Jean-Philippe Toussaint - Editions de Minuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Svv21J59GqI/AAAAAAAAAMY/A1uGGmK-i2M/s1600-h/toussaint.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 146px; FLOAT: left; HEIGHT: 202px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403183571013540514" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Svv21J59GqI/AAAAAAAAAMY/A1uGGmK-i2M/s320/toussaint.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout commence par la séparation des corps. Le narrateur de &lt;em&gt;La vérité sur Marie&lt;/em&gt; a perdu Marie et son amour, croit-il. Séparé qu’ils sont depuis quelques mois, chacun des deux ex vit sa vie, à Paris. L’un est dans le lit de Marie, une autre Marie tandis que Marie (la vraie) est dans les bras de Jean-Christophe, un riche homme d’affaires propriétaire de chevaux de courses. Puis un soir, ce dernier s’écroule. Crise cardiaque. Il n’en faut pas plus à Marie pour rappeler le narrateur et qu’il accourt sous la pluie. Exit le premier tableau. Retour en arrière. Le trio est au Japon. Marie et son nouvel amant repartent pour Paris avec Zahir, un cheval de course suspecté de dopage. Dans les méandres de l’aéroport, l’animal s’échappe, court, titube, glisse, transpire, s’effraie… Puis est installé dans l’avion. Troisième acte, le narrateur rejoint la maison familiale de Marie, sur l’ile d’Elbe. Là, ils se retrouvent, se scrutent, s’observent, s’effleurent… pendant qu’un incendie ravage le club hippique tout proche. La boucle est bouclée. Reste à s’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Philippe Toussaint a ce don certain de rendre son écriture en apparence austère. Alors que l’on pourrait croire que ce style ne peut laisser suffisamment sa place à l’imagination, c’est en vérité tout le contraire qui se passe. Ce style précis et implacablement descriptif capte le lecteur, l’hypnotise tandis que les images se forgent dans la tête. A tenir si remarquablement bien son texte, l’auteur nous embarque dans son voyage à travers les êtres et surtout leurs âmes. On est miraculeusement emporté par les doutes, la mauvaise foi, la jalousie et la haine du narrateur ô combien compréhensible… On est aussi estomaqué par cette description sidérante et organique d’un cheval aux abois dans un aéroport de Tokyo, de nuit alors que l’on éprouve physiquement cette détresse de l’animal. On se prend enfin à subir la chaleur de l’Ile d’Elbe, à profiter du rafraichissement d’une simple baignade avant de se sentir sale de suie tandis que l’incendie fait rage. Puis le calme et l’apaisement reviennent. Et l’on se dit que ces trois parties du livre si différentes soient elles, n’ont qu’un unique but : marteler encore et encore que l’amour est perpétuellement bousculé, balloté, malmené… mais que sa flamme subsiste puisque nous ne sommes que maladroitement humain. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7567456461234324549?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7567456461234324549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7567456461234324549' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7567456461234324549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7567456461234324549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/11/la-verite-sur-marie-de-jean-philippe.html' title='&quot;La vérité sur Marie&quot; de Jean-Philippe Toussaint - Editions de Minuit'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Svv21J59GqI/AAAAAAAAAMY/A1uGGmK-i2M/s72-c/toussaint.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-11382063761291765</id><published>2009-11-03T10:47:00.006+01:00</published><updated>2009-11-03T10:59:23.610+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Exit le fantôme" de Philip Roth - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Su_-Ev8jngI/AAAAAAAAAMQ/5IJh6FjniNU/s1600-h/RothExit.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 223px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5399813835783904770" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Su_-Ev8jngI/AAAAAAAAAMQ/5IJh6FjniNU/s320/RothExit.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelque chose m’a sûrement échappé. C’est le sentiment étrange qui m’a traversé alors que je terminais à peine la lecture du nouveau roman de Philip Roth, « Exit le fantôme ». Dans ce nouvel opus qui met en scène les affres de Nathan Zuckerman, son personnage fétiche et accessoirement son double puisque dans la vie qu’il invente (?) Nathan est écrivain, Philip Roth installe son livre juste à la veille de la réélection de Georges W. Bush en 2004. Nathan Zuckerman a 71 ans, il est usé, un peu malade et de passage à New York pour des examens médicaux après plusieurs années en dehors du monde des villes, presque loin, dans le Massachusetts, où il vit de plus en plus difficilement l’écriture de son œuvre, mais surtout sa santé déclinante de vieil homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, confronté aux bruits de la ville, à sa frénésie, il en retrouve peut-être le goût. Celui des envies, de l’observation, des joutes verbales, de la réflexion, des souvenirs et… des femmes, bien sûr. C’est en effet au contact de Jamie, la trentaine, mariée, que Zuckerman voit ses sens aujourd’hui inexistants retrouver de l’appétit. Contraint physiquement à une relation platonique, il fantasme ses dialogues avec elle, puisant dans son âme d’écrivain qui ne se refait pas, l’inspiration. En éveil, il côtoie aussi son passé en la personne d’Amy, une rencontre de jeunesse, elle qui fut la compagne de E.I. Lonoff, l’écrivain que tout jeune homme Zuckerman vénérait. Il rencontre également Kliman, un homme par trop envahissant qui veut écrire une biographie de Lonoff pour y révéler son terrible secret. Un personnage dans lequel le narrateur se voit sûrement un peu lorsqu’il était plus jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philip Roth mêle dans « Exit le fantôme » ses angoisses d’homme en déchéance physique, son interrogation quant à une œuvre qui se perpétue dans l’Histoire, cet air contrit qu’il arbore quand il décortique si bien l’Amérique avec son regard impitoyable, les amours déchues, le sexe en berne… Et puis bizarrement, autant ce qui pourrait rebuter (le livre débute par une description minutieuse et médicale des inaptitudes physiques de Zuckermann) m’a touché, autant les dédales menant à l’amour contrarié pour Jamie ou ces rencontres avec Amy et Kliman m’ont laissé un peu de marbre. Ces dialogues que Zuckermann réinventent avec Jamie m’ont semblé si fades. On se dit que, peut-être, nous sommes là dans l’essence de la vie qui s’achève, dans l’extrême dénuement des mots qui ne mentent plus et que cette fadeur est la compréhension de nous mêmes. Un brin de sagesse ? On s’ennuie un peu en lisant ce livre, au final. Mais peut-être suis-je encore trop jeune pour comprendre ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-11382063761291765?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/11382063761291765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=11382063761291765' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/11382063761291765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/11382063761291765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/11/exit-le-fantome-de-philip-roth.html' title='&quot;Exit le fantôme&quot; de Philip Roth - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/Su_-Ev8jngI/AAAAAAAAAMQ/5IJh6FjniNU/s72-c/RothExit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8319942016744613307</id><published>2009-10-22T15:33:00.003+02:00</published><updated>2009-10-22T15:35:25.020+02:00</updated><title type='text'>Kennedy soutient "Thomas s'en fout" !</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SuBfX59LiMI/AAAAAAAAAMI/azWLiDqkWpE/s1600-h/kennedy.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 271px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395417217888913602" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SuBfX59LiMI/AAAAAAAAAMI/azWLiDqkWpE/s320/kennedy.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8319942016744613307?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8319942016744613307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8319942016744613307' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8319942016744613307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8319942016744613307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/10/kennedy-soutient-thomas-sen-fout.html' title='Kennedy soutient &quot;Thomas s&apos;en fout&quot; !'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SuBfX59LiMI/AAAAAAAAAMI/azWLiDqkWpE/s72-c/kennedy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8375120069425049573</id><published>2009-10-12T09:17:00.015+02:00</published><updated>2009-10-13T07:20:51.401+02:00</updated><title type='text'>"Thomas s'en fout" de Thierry Wojciak - Tédoublevé Editions</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/StLazFy2VLI/AAAAAAAAAMA/FPlMkUX_ohQ/s1600-h/IMG_0082.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391612275179541682" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/StLazFy2VLI/AAAAAAAAAMA/FPlMkUX_ohQ/s320/IMG_0082.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà. On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Aujourd'hui est un grand jour. Pour moi. Je publie en effet mon 1er roman intitulé "Thomas s'en fout". Après moultes péripéties avec quelques éditeurs de la place de Paris dont je vous épargne le contenu, j'ai décidé de créer ma propre structure, Tédoublevé Editions, qui me permet de commercialiser cet ouvrage. Je ne vais pas m'étaler ici sur la chose, mais si vous souhaitez en savoir plus, j'ai mis en ligne un site internet dédié ainsi qu'un blog.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;a href="http://www.thomassenfout.fr/"&gt;http://www.thomassenfout.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le blog : &lt;a href="http://blog.thomassenfout.fr/"&gt;http://blog.thomassenfout.fr/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8375120069425049573?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8375120069425049573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8375120069425049573' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8375120069425049573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8375120069425049573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/10/thomas-sen-fout-de-thierry-wojciak.html' title='&quot;Thomas s&apos;en fout&quot; de Thierry Wojciak - Tédoublevé Editions'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/StLazFy2VLI/AAAAAAAAAMA/FPlMkUX_ohQ/s72-c/IMG_0082.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1337595260927939254</id><published>2009-09-28T13:47:00.004+02:00</published><updated>2009-09-28T13:59:25.621+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le coeur en dehors" de Samuel Benchetrit - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SsCk92S51gI/AAAAAAAAALo/wAhEtjUVHH4/s1600-h/CouvBenchetritLeCoeur.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 198px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386486536788891138" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SsCk92S51gI/AAAAAAAAALo/wAhEtjUVHH4/s320/CouvBenchetritLeCoeur.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Charly, Charles pour les non initiés, est un ado intelligent et rêveur, mais pragmatique. Il habite la banlieue parisienne, celle que l’on dit coriace, et y déambule comme un poisson dans son étang. Aucun de ses recoins ne lui échappe. Une mère malienne qui a son petit boulot de pas grand chose, un père parti depuis des lustres, un frère multi-drogué tendance non-retour et c’est la vie qui roule comme si de rien n’était… Puis un jour, depuis l’escalier de sa tour, Charly aperçoit sa mère emmenée par la police. Des regards juste échangés à la va-vite et la vie du petit bonhomme bascule du côté de l’école buissonnière. Histoire de comprendre ce qu’il s’est passé, il part toute une journée à la recherche de son frère trop absent, Henry, pour le prévenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le cœur en dehors&lt;/em&gt; est peut-être une trop belle errance. Celle de Charly traversant sa ville, ses no man’s lands à la rencontre des fantômes qui la hantent, ceux qui ne font peur qu’à ceux qui ne vivent pas là. L’adolescent raconte son épopée au lecteur avec ses mots à lui, son esprit vif, sa vision du monde qui l’entoure. Samuel Benchetrit réussit ce tour de force d’être Charly, d’imprégner le vocabulaire d’images vivaces, d’expressions du &lt;em&gt;gamin&lt;/em&gt; qui nous font résolument plonger dans une banlieue d’aujourd’hui avec des copains de son âge, ses rêves de grandeur, sa poésie, ses amours naissantes... Avec un peu trop d’angélisme, parfois, mais aussi avec cette dureté d’un monde oublié, juste derrière le périphérique parisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’on fini par se demander si ce nouvel opus de l’auteur qui fait une pause dans l’écriture de ses &lt;em&gt;&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/chroniques-de-lasphalte-15-le-temps-des.html"&gt;Chroniques de l’asphalte&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, ne fantasme pas trop les lieux qu’il décrit, s’il ne fait pas la part trop belle aux sentiments beaux et nobles. Et puis non, demeure l’idée que l’âme de notre monde peut encore être sauvée. Mais qu’il ne suffit pas de le rêvasser la bouche en cœur… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1337595260927939254?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1337595260927939254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1337595260927939254' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1337595260927939254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1337595260927939254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/09/le-coeur-en-dehors-de-samuel-benchetrit.html' title='&quot;Le coeur en dehors&quot; de Samuel Benchetrit - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SsCk92S51gI/AAAAAAAAALo/wAhEtjUVHH4/s72-c/CouvBenchetritLeCoeur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2083885171230175188</id><published>2009-09-07T11:38:00.011+02:00</published><updated>2009-09-07T11:52:28.880+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>Frédéric Nothomb et Amélie Beigbeder chez Albin Grasset</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SqTWKS62SbI/AAAAAAAAALg/2UQyIT60Ty0/s1600-h/Nothomb.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 80px; FLOAT: left; HEIGHT: 124px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378659327352916402" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SqTWKS62SbI/AAAAAAAAALg/2UQyIT60Ty0/s320/Nothomb.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SqTV_iv5GjI/AAAAAAAAALY/T8sp-PeeNpM/s1600-h/Beigbeder.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 120px; FLOAT: left; HEIGHT: 184px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378659142623369778" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SqTV_iv5GjI/AAAAAAAAALY/T8sp-PeeNpM/s320/Beigbeder.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rentrée littéraire oblige, écrivains incontournables et obligés ? Autant en finir tout de suite avec Amélie Beigbeder et Frédéric Nothomb, omniprésents dans l’ère médiatique actuelle. Et pourtant, je les aime bien tous les deux, moins leurs livres parfois. Il y a leur bouille, leur aisance, leur faconde qui font que comme d’habitude je me serais laissé prendre à leur jeu respectif, par curiosité, par envie. Avec cette impression, peut-être, que je louperais éventuellement quelque chose. Puis non.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’aurais dû me méfier. J’avais lu quelques éloges flatteurs de la dernière livraison de Frédéric Beigbeder, &lt;em&gt;Un roman Français&lt;/em&gt;, et je me suis laissé une fois de plus convaincre malgré le souvenir désagréable d’une lecture poussive et ennuyeuse de son précédent livre, le médiocre &lt;em&gt;Au secours pardon !&lt;/em&gt; Comme à son habitude, l’auteur se met en scène dans un roman qui reprend en filigrane son interpellation pour usage de stupéfiant en pleine rue, sur le capot d’une voiture. Emmené au poste de police, Beigbeder et/ou son autre Lui est rivé sur sa chaise d’interrogatoire, penaud, parfois connement arrogant, péremptoire du haut de sa Grandeur d’écrivain dont il se croit affublé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui ne devait être qu’une péripétie se révèle être à la fois le constat d’un état de droit qu’il considère bafoué par un magistrat qui voudrait se payer un people, mais également le prétexte à un retour sur l’histoire familiale de l’écrivain. Alors, le lecteur navigue entre la descente en enfer d’un citoyen arborant la conscience soudaine du &lt;em&gt;ho mais c’est horrible ces conditions de détention&lt;/em&gt; avec sa famille et des souvenirs par trop encombrants (le divorce de ses parents, quelques mensonges, un frère trop doué, une enfance gâtée-bâclée, une adolescence effacée, une vie d’adulte où se mêle la nuit avec… la nuit pour se perdre entre gens qui auraient tout pour être heureux, surtout l’argent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un sentiment étrange qui parcourt la lecture d’un &lt;em&gt;Roman Français&lt;/em&gt;. C’est en effet souvent l’agacement qui a prédominé avec un écrivain que l’on sent loin de tout, loin de la vie, des contingences matérielles qu’il n’a semble-t-il jamais connues. Sa fuite en avant, ses découvertes navrantes d’un monde qui tourne sans lui et qui ne rendent pas l’auteur-narrateur spécialement attachant font de ce livre une œuvre presque naïve ou carrément larguée, c’est selon. Pourtant, soyons honnêtes, il y a quelques fulgurances, quelques portraits familiaux touchants, mais cela ne m’a pas du tout suffit, et cela n’a transmis absolument aucune empathie. Un roman triste, ce  &lt;em&gt;Roman français&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amélie Nothomb, elle, poursuit sa route invariablement. Avec &lt;em&gt;Le voyage en hiver&lt;/em&gt;, son nouveau roman, elle trace son sillon habituel au rythme encore hallucinant d’un livre par an. Ce nouveau livre ne déroge pas à la règle tacite des précédents : un livre (très) court au pitch aguicheur quand il n’est pas le récit de sa propre vie. Là, Zoïle est un amoureux meurtri. Il attend son prochain avion, celui qu’il va faire sauter lui à l’intérieur. Pendant cette attente dans l’aéroport, il écrit, il raconte son histoire avec la belle Astrolabe, celle qu’il a rencontré alors qu’il était agent EDF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est l’assistante-bonne-à-tout-faire d’une femme écrivain attardée mentale incapable de se débrouiller et même d’écrire seule. Zoïle essaie, tente tous les stratagèmes pour que sa Belle soit toute à lui. Mais peine perdue, la lutte est inégale et perdue d’avance. Zoïle ne séparera pas les deux êtres indispensables l’un à l’autre. Alors, parce qu’&lt;em&gt;Astrolabe est de très loin ce que j’ai rencontré de mieux sur cette planète. Elle n’a pas des qualités, elle est la qualité. Et cela ne l’a pas empêchée de me traiter avec une cruauté castratrice. Donc, si même le fleuron de l’humanité ne vaut pas mieux que cela, liquidons l’affaire&lt;/em&gt;. De cette frustration, il faut que le monde paie, des coupables et des innocents, peu importe. Ils doivent périr pour que Zoïle laisse une trace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amélie Nothomb ne s’embarasse pas, elle sait imaginer, raconter… Elle ne s’attarde pas sur les détails, elle va droit au but et mène le lecteur en courte apnée (133 pages !) tout en glissant subrepticement au gré des pages quelques considérations sur l’état d’écrivain. La lecture est furtive, même si étrangement pour un livre si court il y a des longueurs (l’interminable séance de prise de substances illicites…). On lit, mais on a encore faim en sortant de ses pages. Reste à se dire que l’on sera passé une fois encore par la case anémie Nothomb.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Un Roman français" de Frédéric Beigbeder chez Grasset&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Le Voyage en hiver" d'Amélie Nothomb chez Albin Michel&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2083885171230175188?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2083885171230175188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2083885171230175188' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2083885171230175188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2083885171230175188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/09/frederic-nothomb-et-amelie-beigbeder.html' title='Frédéric Nothomb et Amélie Beigbeder chez Albin Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SqTWKS62SbI/AAAAAAAAALg/2UQyIT60Ty0/s72-c/Nothomb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4369276922515063891</id><published>2009-08-23T13:01:00.004+02:00</published><updated>2009-08-23T13:09:03.345+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"A l'abri de rien" d'Olivier Adam - Editions de l'Olivier</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SpEjLM7_j2I/AAAAAAAAALA/gRrBvipXtGo/s1600-h/CouvAdam.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; FLOAT: left; HEIGHT: 293px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373114505788100450" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SpEjLM7_j2I/AAAAAAAAALA/gRrBvipXtGo/s320/CouvAdam.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marie s’emmerde. Plombée par une vie de rien, elle est perdue entre sa nostalgie d’adolescente et sa réalité de mère de famille paralysée d’ennui. Marie est devenue la spectatrice inerte de son monde qui se délite imperceptiblement, où ses envies et ses rêves ne sont plus qu’un lointain souvenir. Dans son Nord natal, elle suffoque, pendant que tout près d’elle, dans sa ville, la vie d’hommes et des femmes est en suspend. Tous n’ont qu’un objectif, attendre ici quoi qu’il en coûte, et traverser la Manche pour rejoindre l’Eldorado anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce no man’s land affectif, ce désert d’abandon, Marie entrouvre doucement ce qu’il lui reste d’humanité, où l’ombre d’une sœur trop tôt disparue plane tel un fantôme. Et malgré elle, se lance obsessionnellement dans l’aide à ces réfugiés, ces émigrants perdus et abandonnés comme elle, à la recherche d’un espoir de survie. Marie, dès lors, perd peu à peu ses repères de mère responsable. Elle plonge les yeux fermés dans une occupation qui lui prend son temps et ses pensées, comme une échappatoire salvatrice à sa réalité pour une autre encore plus accablante. Il y a sans doute toujours pire que sa propre situation. Marie y laissera son argent, sa santé, avec son désespoir grandissant devant les yeux tristes de son mari, de ses enfants laissés-là, en pleine incompréhension. Même si Marie a conscience de ce tourbillon, elle ne luttera pas contre elle-même, contre son Moi plus fort qu’elle, elle plongera dans l’abîme pour se sentir exister, même maladroitement, même mal, jusqu’à la folie. Juste pour respirer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4369276922515063891?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4369276922515063891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4369276922515063891' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4369276922515063891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4369276922515063891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/08/labri-de-rien-dolivier-adam-editions-de.html' title='&quot;A l&apos;abri de rien&quot; d&apos;Olivier Adam - Editions de l&apos;Olivier'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SpEjLM7_j2I/AAAAAAAAALA/gRrBvipXtGo/s72-c/CouvAdam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1510595837881039689</id><published>2009-08-12T11:40:00.007+02:00</published><updated>2009-08-12T11:44:20.936+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>Philip Roth et Jean-Philippe Toussaint pour la rentrée littéraire 2009...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cartable, trousse, crayons bien taillés, stylos…clavier et blog. Tout y est. C'est la rentrée. Littéraire. Nous ne sommes que mi-août mais déjà le bruissement des nouveaux livres 2009 deviendra vacarme d'ici une quinzaine de jours. Alors, qu'aura-t-on à se mettre sous la dent ? Ou les yeux, c'est selon. Parce qu'avec 659 romans qui sortiront d'ici la fin du mois d'octobre (une vingtaine de moins que pour la rentrée 2008), le roman français se fait plus "discret" avec 36 ouvrages de moins qu'à la rentrée 2008 tandis que la littérature étrangère pavoisera forte de 229 titres dans les étals de vos libraires et autres distributeurs bien connus. Dans la foulée des chiffres, la rentrée littéraire 2009 comptera 87 premiers romans (contre 91 en 2008).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Selon "Livres Hebdo", crise oblige, seuls 10 titres seront tirés d'emblée à plus de 50 000 exemplaires (15 en 2008). On citera l'incontournable Amélie Nothomb avec la sortie de "Le Voyage d'hiver" chez Albin Michel (tiré à 200 000 exemplaires), Justine Levy pour "Mauvaise fille" chez Stock (tiré à 100 000 exemplaires) ou encore Carlos Ruiz Zafon pour "Le jeu de l'ange" chez Laffont (tiré à 200 000 exemplaires) et Colum McCann pour "Et que le vaste monde poursuive sa course" chez Belfond (tiré à 50 000 exemplaires).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? Ou plutôt qui ? Personnellement, les livres que j'attends pour l'instant le plus sont ceux de Jean-Philippe Toussaint ("La vérité sur Marie") aux Editions de Minuit et "Exit le fantôme" de Philip Roth chez Gallimard. Pour le reste, Grasset sortira l'artillerie lourde avec le nouveau machin de Frédéric Beigbeder, "Un roman français" alors que Jean-Pierre Milovanoff y sortira "L'Amour est un fleuve de Sibérie". Du côté de la vénérable maison Gallimard, Marie N"Diaye publiera "Trois femmes puissantes" et Anne Wiazemski "Mon enfant de Berlin". Albin Michel ne sera pas en reste avec Eliette Abécassis et son "Sépharade", François Bon avec "L'incendie du Hilton" et Sylvie Germain "Hors champ". Aux éditions de Minuit, Laurent Mauvignier livre son nouvel opus, "Des Hommes" alors qu'au Seuil, Eric Holder avec "Bella ciao" et Lydie Salvayre pour "BW" rivaliseront d'ingéniosité pour convaincre les lecteurs potentiels.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On retrouvera également, pêle-mêle, quelques auteurs qui ont eu jusqu'à présent les grâces de quelques petits succès d'estime et/ou de librairie : Delphine de Vigan pour "Les heures souterraines" chez JC Lattes, Hubert Haddad pour "Géométrie d'un rêve" chez Zulma, David Fauquemberg pour "Mal tiempo" chez Fayard, Léonora Miano pour "Les aubes écarlates" chez Plon, etc.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et vous, votre rentrée littéraire ? Qui/quoi attendez-vous ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1510595837881039689?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1510595837881039689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1510595837881039689' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1510595837881039689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1510595837881039689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2009/08/philip-roth-et-jean-philippe-toussaint.html' title='Philip Roth et Jean-Philippe Toussaint pour la rentrée littéraire 2009...'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4525298481390273779</id><published>2008-11-23T11:09:00.009+01:00</published><updated>2008-11-23T11:31:33.641+01:00</updated><title type='text'>This is the end</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire, voir, entendre s'arrête aujourd'hui. Merci à ses visiteurs, lecteurs et commentateurs. Bonne route à toutes et tous !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4525298481390273779?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4525298481390273779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4525298481390273779' title='18 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4525298481390273779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4525298481390273779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/11/this-is-end.html' title='This is the end'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>18</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-289347435751354226</id><published>2008-11-18T08:10:00.004+01:00</published><updated>2008-11-18T08:16:29.177+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La lamentation du prépuce" de Shalom Auslander - Editions Belfond</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SSJrpR3OG5I/AAAAAAAAAKk/Ob5Esmeispw/s1600-h/couvAuslander.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269892870890724242" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 179px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SSJrpR3OG5I/AAAAAAAAAKk/Ob5Esmeispw/s320/couvAuslander.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Wouh&lt;/em&gt;. Ce fut sans doute mon premier… euh… &lt;em&gt;mot&lt;/em&gt; en lisant les quelques lignes de la 4ème de couverture de &lt;em&gt;La lamentation du prépuce&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;Entre Chaïm Potok, Woody Allen et Philip Roth (…)&lt;/em&gt;. Alléchant, isn’t it ? C’est donc plein d’espoir que j’entamais ce roman-autobiographique. Serais-je le seul à attendre quelque espoir de quoi et/ou qui que ce soit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shalom, embourgeoisé new yorkais, aujourd’hui journaliste émérite, écrivain reconnu, est dans l’attente de devenir jeune papa. Un bonheur, souvent, pour qui savoure ces moments d’une descendance assurée. Pas pour lui qui a quelques comptes à régler avec… Dieu, sa famille, son enfance. Un prétexte rêvé pour s’adonner aux retours sur soi, sur sa vie de petit garçon, d’ado, de jeune adulte, d’homme marié et d’adulte hypocondriaque du Tout-Puissant. Car Shalom a tenté longtemps de bien tenir son rang de jeune juif obéissant et concentré sur les contraintes souvent mal assumées d’une religion omniprésente. Mais peine perdu, en impie, il sombrera corps et âme au grand dam de ses parents : il s’intéressera aux filles surtout si elles ne sont pas vêtues, mangera pas cachère, mentira, volera… De quoi déambuler drôlement dans une vie d’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On apprend ici trois milliards (allez, quatre…) de choses sur la religion juive et l’on s’y perd un peu (bravo tout de même au traducteur, Bernard Cohen) face à ses exigences et autres préceptes. Les situations sont convenues et l’histoire banale, le seul Salut du livre reposant franchement sur l’humour, la vision cataclysmique et narquoise du traumatisme religieux ainsi que sur l’inexorable sentiment d’une épée de Damoclès divine suspendue au-dessus de la tête et de la vie de Shalom. L’auteur s’adresse, hèle, interpelle, hurle et insulte directement Dieu au gré des obstacles de son existence peut-être pas si romancée que cela, au final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas religieux pour deux sous, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre cette emprise, ce poids insurmontable d’une vie qui se veut dès son origine toute tracée. A la recherche et au combat de sa propre liberté, Shalom Auslander bricole sa vie comme il peut, en marge des convenances qui devraient le guider. Un sentiment pour ce livre qui commence par &lt;em&gt;wouh&lt;/em&gt; et qui finit par &lt;em&gt;bof&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le site de l'auteur : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/www.shalomauslander.com"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-289347435751354226?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/289347435751354226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=289347435751354226' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/289347435751354226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/289347435751354226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/11/la-lamentation-du-prpuce-de-shalom.html' title='&quot;La lamentation du prépuce&quot; de Shalom Auslander - Editions Belfond'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SSJrpR3OG5I/AAAAAAAAAKk/Ob5Esmeispw/s72-c/couvAuslander.gif' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5031875186580768719</id><published>2008-11-12T09:23:00.004+01:00</published><updated>2008-11-12T09:30:46.787+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le cimetière des poupées" de Mazarine Pingeot - Editions Julliard</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SRqTtr5R4vI/AAAAAAAAAKc/DZlmWb2KEgc/s1600-h/CouvPingeotPoup%C3%A9e.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267685127249584882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 173px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SRqTtr5R4vI/AAAAAAAAAKc/DZlmWb2KEgc/s320/CouvPingeotPoup%C3%A9e.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Retour à la fiction pour Mazarine Pingeot qui faisait en 2005 une halte par des souvenirs touchant de sincérité avec &lt;em&gt;Bouche Cousue&lt;/em&gt; dont j'ai parlé &lt;/span&gt;&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/bouche-cousue-de-mazarine-pingeot.html"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;. Avec &lt;em&gt;Le cimetière des poupées&lt;/em&gt;, l’auteur s’attaque cette fois à la tragédie dans la lente confession d’un infanticide. Depuis sa prison, elle adresse une lettre à son mari, qu’il ne lira probablement jamais, sur les origines de son crime. Femme soumise, aimante, hors du temps, parfois tricheuse, souvent revancharde, elle décline sur un ton glacial son désespoir de ne plus exister aux yeux de tous : cette solitude de femme anesthésiée devenue transparente dans sa condition d’épouse, de mère, perdant au détour des années la volonté et l’envie… Tout concourt au repli sur soi, à sa propre haine, au monologue terrifiant qui narre la chute physique et psychologique jusqu’à l’irréparable à peine évoqué, toujours sous jacent. Parce que les responsabilités sont innombrables et donc floues, cette femme aujourd’hui sans doute haïe, livre son dernier combat à l’aune de sa vie terne pour être enfin celle qui compte. Comme un crachat à la face du monde. Troublant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Infanticide. Votre mot, clinique, juridique, il ne m’est rien, ne décrit aucune réalité que j’ai vécue, ne concerne que vous, et mon deuil est infini quand le vôtre ne peut pas même commencer. En moi il vivra toujours, pour vous il ne vivra jamais, et c’est mon privilège, mon unique privilège, que vous ne m’enlèverez pas&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5031875186580768719?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5031875186580768719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5031875186580768719' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5031875186580768719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5031875186580768719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/11/le-cimetire-des-poupes-de-mazarine.html' title='&quot;Le cimetière des poupées&quot; de Mazarine Pingeot - Editions Julliard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SRqTtr5R4vI/AAAAAAAAAKc/DZlmWb2KEgc/s72-c/CouvPingeotPoup%C3%A9e.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3256032704589949864</id><published>2008-11-04T00:31:00.005+01:00</published><updated>2008-11-04T15:42:53.966+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le coup du sombrero" de Marc Villard - Editions L'Atalante</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQ-KhqMKBYI/AAAAAAAAAKU/QxrsRAmkpV8/s1600-h/CouvVillard.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5264578800284992898" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 110px; height: 155px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQ-KhqMKBYI/AAAAAAAAAKU/QxrsRAmkpV8/s320/CouvVillard.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je sens bien les choses. Prenant ainsi acte que la blogosphère littéraire est à une écrasante majorité féminine, je me dis qu’il est enfin temps que je parle des livres qui vont nécessairement intéresser ce lectorat avide de nouveautés, de coups de cœur et de plongeons dans l’histoire du monde dévoilant à la face de toutes les recoins secrets de l’âme, des bouleversantes révélations des mystères de la vie, de cet infini plaisir de la découverte tout comme de cet infime bonheur de la phrase finement ciselée. Bref, comme je sens bien les choses, disais-je, je vais aujourd’hui vous parler football.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce recueil de nouvelles signé Marc Villard a pour thème central le sport-roi du monde, l’incontournable sujet professionnel de prédilection du lundi autour de la machine à café. Mais là, place le plus souvent à la nostalgie. Au football des champs, à celui de l’enfance où tout jeune minot, Marc Villard était l’être le plus dispensable du monde sur un terrain de football. On retrouve là une série de saynètes très courtes qui nous font voyager dans les années 50 où sévissaient en toile de fond les Kopa et autre Piantoni du &lt;em&gt;Grand Reims&lt;/em&gt;, mais aussi dans le football des années 80, avec ses similis stars qui font remonter quelques souvenirs émus au quadra que je suis. Manifestement, Villard se réapproprie sa mémoire, son enfance en province, pour poser un regard parfois assez dur sur cet univers d’hommes dans lequel on croise des petites frappes prêtes pour LE braquage, les curés-entraineurs, les supporters trop concernés, le racisme ambiant, les filles, l’adultère, les faux espoirs et ces matches du dimanche qui font l’événement dans toutes les villes de l’hexagone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est avec une certaine virtuosité et un humour de connivence que Marc Villard dépeint cette micro-société de la &lt;em&gt;secte&lt;/em&gt; football. On prend plaisir à lire la justesse et la noirceur de ses différentes histoires mettant en scène quelques imbéciles. Et on prend plaisir, aussi, à se remémorer fébrilement les victoires et les défaites, les copains et quelques errements coupables. Parce que l’histoire de ce football-là, c’est un peu la mienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site de l'auteur :&lt;a href="http://www.marcvillard.net/"&gt; là&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3256032704589949864?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3256032704589949864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3256032704589949864' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3256032704589949864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3256032704589949864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/11/le-coup-du-sombrero-de-marc-villard.html' title='&quot;Le coup du sombrero&quot; de Marc Villard - Editions L&apos;Atalante'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQ-KhqMKBYI/AAAAAAAAAKU/QxrsRAmkpV8/s72-c/CouvVillard.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-956566029633699337</id><published>2008-10-28T08:03:00.004+01:00</published><updated>2008-10-28T11:22:07.183+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le Messager" de Eric Bénier-Bürckel - Editions L'Esprit des Péninsules</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQa8AhWZKGI/AAAAAAAAAKM/3P6Hs7-YKRQ/s1600-h/couvBenierBurckel.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262099931767318626" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQa8AhWZKGI/AAAAAAAAAKM/3P6Hs7-YKRQ/s320/couvBenierBurckel.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un écrivain à part. Vraiment. Depuis la lecture choc, impensable et indispensable de &lt;em&gt;Pogrom&lt;/em&gt; (Flammarion) sorti en 2005, Eric Bénier-Bürckel représente pour moi l’écrivain sans concession, brillant, en marge d’un système, sans le souci de se plier aux envies, aux exigences et aux attentes d’un lectorat pour… &lt;em&gt;faire plaisir&lt;/em&gt;, comme bien d’autres… Le suivant, &lt;em&gt;Un peu d’abîme sur vos lèvres&lt;/em&gt; (2007), déjà publié par L’Esprit des Péninsules, n’était qu’une longue (longue) pleurnicherie indigeste de l’auteur sur l’accueil très polémique qui avait suivi la sortie de &lt;em&gt;Progrom&lt;/em&gt;. Bref, l’arrivée aujourd’hui de son nouveau livre, &lt;em&gt;Le Messager&lt;/em&gt;, représentait pour moi le secret espoir d’un retour de l’écrivain à son insensé travail d’écriture méticuleuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on n’est pas déçu lorsque l’on s’attend ici à de l’ardu. Sans véritable trame lisible, l’auteur s’approprie à la fois les modes du conte et du glauque en mettant en scène un être indistinct, le Mollusque, qui passera les 219 pages du livres à traverser des contrées qui n’existent pas. Emportant avec lui des piles de livres sous chaque bras, la bestiole déambulera dans un univers fictif, entouré d’arbres, de sable, d’ennemis gluants et/ou sales. Mélange de moisi et de pourritures, ce cheminement se pare des atours du voyage initiatique, mêlant pustules, vomi, viols, corps déchiquetés, terreur sourde et oiseaux de malheur. Dans cette écriture totalement maîtrisée, implacable, qui confine à la logorrhée, on étouffe de sentiments poisseux, on glisse résolument sur la pente de l’enfer avec l’indélicatesse d’un doigt d’honneur aux convenances. On oublie les maisons trop bien tenues, l’amour, les sourires, la joie, place à la fureur, à l’infamie et au dégoût de tout. Eric Bénier-Burckel n’a pas son pareil pour déconsidérer le monde avec son écriture exigeante, pour stigmatiser nos laideurs, pour pointer du doigt la fin du monde. A nous lecteurs, de suivre péniblement la route tracée de cette &lt;em&gt;profonde méditation sur la place du livre dans le monde contemporain&lt;/em&gt; nous dit l’éditeur sur la quatrième de couverture. Trop péniblement à mon goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un monde à l’envers et ricanant, où flottaient des saletés impossibles à identifier, vivait dans les eaux noires de la mare, qui sentait l’ammoniac et la charogne, et penché en avant dans une attitude tenant autant de la force de l’inertie que de l’équilibre instable, l’air d’un épouvantail autour duquel les intempéries ont désagrégé la terre qui l’avait maintenu droit et intangible et qui à présent vacille dans un poudroiement de lumière glauque à la merci du premier souffle vagabond qui consommera sa ruine, il regarda longuement ce spectre de monde à la face de cadavre comme on regarde les ultimes convulsions d’un malade agonisant dans les draps moites et fétides de son lit de mort.&lt;/em&gt; Vous voyez ce que je veux dire ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-956566029633699337?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/956566029633699337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=956566029633699337' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/956566029633699337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/956566029633699337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/10/le-messager-de-eric-bnier-brckel.html' title='&quot;Le Messager&quot; de Eric Bénier-Bürckel - Editions L&apos;Esprit des Péninsules'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SQa8AhWZKGI/AAAAAAAAAKM/3P6Hs7-YKRQ/s72-c/couvBenierBurckel.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5750090145219704037</id><published>2008-10-21T07:45:00.000+02:00</published><updated>2008-10-21T07:50:59.724+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le fait du prince" de Amélie Nothomb - Editions Albin Michel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SPJ2bLLgelI/AAAAAAAAAJ8/fVQmNLdtvaA/s1600-h/CouvPrinceNothomb.gif"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256393924324391506" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SPJ2bLLgelI/AAAAAAAAAJ8/fVQmNLdtvaA/s320/CouvPrinceNothomb.gif" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le troisième. C’est seulement le troisième roman que je lis d’Amélie Nothomb. Je suis passé de son premier, &lt;em&gt;Hygiène de l’assassin&lt;/em&gt; au moment de sa sortie en poche, à &lt;em&gt;Ni d’Eve ni d’Adam&lt;/em&gt;, sorti en septembre 2007. Une lecture qui m’avait d’ailleurs agréablement surpris, j’en avais parlé &lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/ni-deve-ni-dadam-damlie-nothomb.html"&gt;là&lt;/a&gt;. Donc, ce nouvel opus, &lt;em&gt;Le fait du prince&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baptiste Bordave s’emmerde. Dans son travail, dans sa vie, dans son corps… Ces riens qui l’accablent et le réduisent au silence prostré, sans qu’il se rende tout à fait compte de sa capitulation d’homme. Le salut viendra, un jour, de la sonnerie de son interphone. De l’entrée d’Olaf Sildur dans son appartement et de l’effondrement de celui-ci alors qu’il cherchait à passer un coup de fil chez Baptiste afin de soit disant faire réparer sa voiture en panne. Ce cadavre-là, miraculeux, devient une exquise porte de sortie, le prétexte à une nouvelle vie et à l’échappatoire… Baptiste devient Olaf. Bordave se transforme en Sildur. Il s’empare de l’identité du visiteur d’un jour pour devenir un nouvel homme, riche, au mystérieux métier et heureux propriétaire d’une villa à Versailles dans laquelle vit celle qu’il surnommera Sigrid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amélie Nothomb fait ici fi de la vraisemblance, de la logique qui voudrait que les regrets et les remords taraudent l’humain. L’auteur nous entraîne au contraire dans une fable épicurienne ou se mêlent champagne et plaisir des instants à vivre. Maintenant. Tout de suite. De cet éloge de la paresse et du temps qui passe, il reste le plaisir grisant et parfois rare d’une bulle évanescente qui flotte dans l’air, portée par le bruissement léger d’un souffle protecteur. On y pense, on savoure l'instant de la lecture le sourire en coin, envieux, puis on oublie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5750090145219704037?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5750090145219704037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5750090145219704037' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5750090145219704037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5750090145219704037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/10/le-fait-du-prince-de-amlie-nothomb.html' title='&quot;Le fait du prince&quot; de Amélie Nothomb - Editions Albin Michel'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SPJ2bLLgelI/AAAAAAAAAJ8/fVQmNLdtvaA/s72-c/CouvPrinceNothomb.gif' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6186350972176140388</id><published>2008-10-14T07:50:00.001+02:00</published><updated>2008-10-14T08:38:04.734+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Dessous, c'est l'enfer" de Claire Castillon - Editions Fayard</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SO8AYBnlYRI/AAAAAAAAAJ0/D_VN8v6KGCQ/s1600-h/couvCastillon.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255419702915981586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SO8AYBnlYRI/AAAAAAAAAJ0/D_VN8v6KGCQ/s320/couvCastillon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Je ne suis pas capable de sentiments francs, d’attentions justes, de désirs familiers, je suis seulement porteuse de mon hérédité. J’aime et je n’aime pas, c’est partagé&lt;/em&gt;. J’aurais pu m’arrêter là, ne pas aller plus loin dans la chronique du livre de Claire Castillon. Une phrase idéale pour s’imaginer l’atmosphère asphyxiante de son ouvrage. Car l’auteur n’y va pas de main morte avec son nouveau roman, &lt;em&gt;Dessous c’est l’enfer&lt;/em&gt;. En racontant le destin banal de trois générations de femmes de la même famille, elle s’impose comme la narratrice de ses propres névroses de femme soumise, vivante (ou presque) à l’aune de l’homme qui partage sa vie et dont elle affuble d’entrée du surnom de… l’âne. Là encore, tout est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le mode &lt;em&gt;famille je vous hais&lt;/em&gt;, Claire Castillon déballe l’histoire en ne nommant personne. Pas un prénom dans la famille, juste la Mère, le Père, la Grand-mère, le Grand-père, la Fille… L’histoire de générations qui se croisent sans se voir, sans se parler, sans s’aimer, dans cette indifférence crasse que la narratrice devenue écrivain dissèque impitoyablement. Faisant son œuvre, elle passe de l’un à l’autre des protagonistes sans empathie, avec le même regard en coin qui rend la lecture de &lt;em&gt;Dessous, c’est l’enfer&lt;/em&gt; parfois usante, souvent pénible. Cette &lt;em&gt;im-personnalisation&lt;/em&gt; des personnages pourrait rendre le propos universel, au lieu de cela il repousse le lecteur dans une posture froide, voire glaciale. On a souvent envie de passer quelques pages mine de rien, en se disant que le soleil brillera un peu, un peu plus loin. Mais non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette infinie désolation, ainsi, nous ramène au désert émotionnel, à l’implacable morsure des vies mal vécues. Peut-être une rencontre, cet homme &lt;em&gt;à la pomme d’Adam&lt;/em&gt;, pour respirer ? Pour jouir du temps présent ? Mais non. L’auteur s’adonne au déplaisir omniprésent, aux invectives et aux abandons même pas lâches, mais inhérents aux lourds soupirs du désespoir. Pas d’échappatoire, pas d’issue de secours, pas une chaleur humaine contre laquelle se blottir. Rien. Même pas une misère, le néant se déploie dans l’impasse. &lt;em&gt;Le père et la petite s’installent sur le sable mouillé. Ils n’ont pas emporté de vêtements chauds. Le père retire sa chemise et couvre la petite. Elle pense alors que, si la mère était morte, tout irait mieux, on serait tristes, on saurait pourquoi, et on profiterait de la plage.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6186350972176140388?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6186350972176140388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6186350972176140388' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6186350972176140388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6186350972176140388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/10/dessous-cest-lenfer-de-claire-castillon.html' title='&quot;Dessous, c&apos;est l&apos;enfer&quot; de Claire Castillon - Editions Fayard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SO8AYBnlYRI/AAAAAAAAAJ0/D_VN8v6KGCQ/s72-c/couvCastillon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4997297719552126330</id><published>2008-10-07T08:00:00.000+02:00</published><updated>2008-10-07T08:07:17.005+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Après, Fred Chichin est mort" de Pascale Clarke - Editions du Seuil</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SOmuCVh_SzI/AAAAAAAAAJs/fEUwZ0rB0hw/s1600-h/couvClarke.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5253921795467070258" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SOmuCVh_SzI/AAAAAAAAAJs/fEUwZ0rB0hw/s320/couvClarke.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il y a Elle. Il y a Lui. Il y a Sarkozy et Cécilia. Il y a le Festival de Cannes, Jude Law, Norah Jones, Wong Kar-Wai et &lt;em&gt;My Blueberry Nights&lt;/em&gt;. En boucle. Pascale Clarke divague son roman &lt;em&gt;Après, Fred Chichin est mort&lt;/em&gt;. Avec son journal de bord, la narratrice traîne son mal être entre Paris, alors qu’un nouveau président découvre les lambris de la République, et Cannes où la projection du premier film américain d’un Chinois renvoie tel un miroir les errances d’un couple en bout de course. Elle scrute et gratte l’indicible, s’apitoie complaisamment sur un monde un quart politique, un quart people, un quart artiste, un quart télévisuel, mais qu’elle réfute faussement sur le mode agaçant et entêtant &lt;em&gt;je ne suis pas eux&lt;/em&gt;…Et pourtant. En crachant dans la soupe, Pascale Clarke s’adonne au plaisir masturbatoire de la phrase qui fera systématiquement jolie et bien ficelée. Et prétentieuse. On baille. On tapote du pied, espérant que cela lui passera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis la Séparation. Après six ans de vie commune. Abandonnée comme une vieille chaussette, la narratrice trouve soudainement, miraculeusement, les mots (maux)… Pascale Clarke met enfin les tripes sur le comptoir, dérive dans les souvenirs, dans les objets d’un quotidien qui n’est plus. Dans ce nouvel espace qui devient le Vide, elle déambule groggy, martelant le néant alors que la vie continue de New York à Paris. De Paris à Cannes. On croyait nager mollement dans le superficiel et puis finalement, on découvre une femme qui pleure. Une histoire qui s’achève. Douloureuse. Comme toujours. Il aura juste fallu un peu patienter.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le blog de l'auteur : &lt;a href="http://www.pascaleclark.com/"&gt;Pascale Clarke&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4997297719552126330?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4997297719552126330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4997297719552126330' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4997297719552126330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4997297719552126330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/10/aprs-fred-chichin-est-mort-de-pascale.html' title='&quot;Après, Fred Chichin est mort&quot; de Pascale Clarke - Editions du Seuil'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SOmuCVh_SzI/AAAAAAAAAJs/fEUwZ0rB0hw/s72-c/couvClarke.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4955059971730864077</id><published>2008-09-30T07:45:00.001+02:00</published><updated>2008-09-30T07:53:58.525+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le marché des amants" de Christine Angot - Editions de Seuil</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SNdI8FDMd4I/AAAAAAAAAJk/MRpJPfJyqNM/s1600-h/couvAngot.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5248744087708530562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SNdI8FDMd4I/AAAAAAAAAJk/MRpJPfJyqNM/s320/couvAngot.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il y a les Pour. Il y a les Contre. Les un peu Pour. Et les farouchement Contre. J’avoue, je suis dans le camp des Pour. Depuis longtemps. Sur le tard. Depuis ce lendemain de prestation télévisée que j’avais trouvée fascinante, gênante. Pour. Depuis cette impression étrange d’une proximité alors que je suis à des années lumières. Pour. Parce qu’en deux mois, à cette époque, j’avais tout ingurgité de son œuvre. Oui. Son &lt;em&gt;Œuvre&lt;/em&gt;. Majuscule. Je me sentais mal. Mais Pour. Il y avait cette fragilité, cette mauvaise foi, cette hystérie… Cette élocution, tête baissée, à débattre avec le sol. Monologue. Pour. Mais ses livres. Désordonnés. Fiévreux. Insupportables. Attirants. Je me faisais voyeur. Puis il y a &lt;em&gt;Le marché des amants&lt;/em&gt;. Aujourd’hui. Déchiré. Détruit. Brûlé. Trop people. Trop truc. Trop machin. Con comme la lune. Insipide. Angot cul-cul…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-dedans, il y a Bruno et Christine. Un peu rappeur. Un peu écrivain. Un peu noir. Un peu blanche. Un peu les mauvais quartiers. Un peu les beaux… Un peu rien à faire ensemble. Et pourtant, c’est comme ça. Même si cela fait le désespoir de la bonne conscience, des ami(e)s, Bruno et Christine vivent leur histoire. Elle fait rarement semblant, Christine, elle pose ses questions et veut des réponses. Maintenant. Tout de suite. Sans attendre. Chiante. Invariablement. Bruno et Christine. On déroule la vie, la banale… des promenades, des nuits, des quelques soirées et de petits matins… On flâne. On s’arrête. On repart. On y croise Marc qui ne décide de rien. Christine passe de Bruno à Marc. De Marc à Bruno. Sans savoir. Sans être fixée. Départs et retrouvailles. Comme toujours. Elle dit qu’elle &lt;em&gt;aime&lt;/em&gt;. Vraiment ? Il y a Charly, aussi. Le pote de Bruno. La trahison. Sans être fixée. Bruno et Christine. Marc. Et Charly. &lt;em&gt;Le marché des amants&lt;/em&gt;. Pour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4955059971730864077?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4955059971730864077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4955059971730864077' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4955059971730864077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4955059971730864077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/le-march-des-amants-de-christine-angot.html' title='&quot;Le marché des amants&quot; de Christine Angot - Editions de Seuil'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SNdI8FDMd4I/AAAAAAAAAJk/MRpJPfJyqNM/s72-c/couvAngot.gif' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7392630470491896460</id><published>2008-09-23T11:15:00.008+02:00</published><updated>2008-09-25T13:33:24.565+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-Betty Poulpe'/><title type='text'>Prix SNCF du polar : Voie de garage pour Chainas</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Par &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SNi0yGl6FJI/AAAAAAAAABo/40P2ohtA_MU/s1600-h/polar2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5249144138556380306" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SNi0yGl6FJI/AAAAAAAAABo/40P2ohtA_MU/s320/polar2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La loco de la démocratie a œuvré, les lecteurs ont voté et élu les lauréats de la sélection "Eté" du prix SNCF du polar (&lt;a id="ikso" title="site" href="http://polar.sncf.com/polar/sections/public"&gt;site&lt;/a&gt;) : "Tonton Clarinette" de Nick Stone dont j'ai dit tout le bien que j'en pensais &lt;a id="udaz" title="ici même" href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/tonton-clarinette-de-nick-stone.html"&gt;ici même&lt;/a&gt; et A.W. Rosto avec "Ténèbres et Sang". J'en suis, de ces "lecteurs-votants" même si ça me réjouit de moins en moins. Je découvre, parfois, de bons auteurs, des polars bien ficelés, bref, le prix joue son rôle de "révélateur" de talents. C'était ma première motivation. En revanche, certaines choses fâchent. Déjà la sélection du printemps m'avait déçue et le vote encore plus : figurez-vous qu'un polar peut encore s'intituler sans rougir "les morsures de l'ombre". Trèèès original. Le contenu n'est pas en cause, simplement un titre pareil ne donne pas envie de soulever la couverture. Eh bien le voilà finaliste de la sélection "Printemps" (avec "l'otage", roman agréable mais dont je me demande encore pourquoi on le qualifie de polar). Puis la sélection "Eté", alléchante sur le papier s'est révélée décevante à la lecture. Sauf pour le Nick Stone et ... le "Versus" d'Antoine Chainas, sélectionné et éliminé par le vote.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Que je vous explique comment fonctionne le bazar. Vous avez une liste de livres, une sélection par saison, un temps donné pour les lire et ensuite vous votez selon 5 critères dont "écriture" et "originalité". C'est là que ça me fait mal. J'ai failli laisser tomber "Ténèbres et Sang" (encore un titre insignifiant) au bout de 6 ou 7 lignes tant le style du premier paragraphe était... agaçant. Alors pour le critère "écriture"... je repasserais. Je veux bien qu'on m'objecte que l'écriture de Chainas, est parfois... particulière. En fait, tout a été dit sur le style d'Antoine Chainas qu'il est génial et de le comparer derechef à Céline (si, si) et &lt;i&gt;a contrario&lt;/i&gt; il est absolument indigeste, voire pire. Personnellement, même si je doute de l'emploi fréquent de nos jours de mots comme "lourde" ou "blaze", et trouve que parfois à trop vouloir en faire, c'est trop précisément, j'ai pris plaisir à le lire. Enfin, plaisir, comme quand on joue à se faire peur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ensuite, et c'est le côté croustillant, "Versus" et "Ténèbres et sang" abordent le même sujet, l'infanticide. Avec un angle très différent certes. Là où A. W. Rosto fait jouer les rouages bien huilés (cf Grangé ou Thilliez) et très en vogues du tueur atteint de mysticisme exotique, A. Chainas ancre son récit dans une horreur réelle et bigrement bien "documentée". Pour moi l'originalité est plutôt du côté de "Versus". Je reproche deux choses aux auteurs amateurs de tueurs illuminés : d'abord de se servir de l'alibi mystique pour s'aménager de confortables &lt;i&gt;Deus&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Ex Machina&lt;/i&gt; abusant ainsi de facilités scénaristiques, ensuite d'introduire une forme d'éloignement qui frôle le leurre. Le lecteur peut se dire qu'un malade massacrant son prochain selon des rites incas ou mongols ou templiers, ne court pas les rues. Mais quand monsieur tout le monde est pédophile, que Madame tout le monde filme Monsieur avec l'assentiment de l'aîné de la fratrie, bref, qu'on plonge dans le glauque qui ressemble bizarrement à une dépêche AFP, il y a moins d'échappatoire. La sortie de secours est fermée. La réalité est frontale, brutale, moins facile à digérer. C'est peut-être ce qui a pénalisé Antoine Chainas. Un abus de réalité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez découvrir l'univers d'Antoine Chainas, il est ici : &lt;a href="http://zymansky.over-blog.com/"&gt;http://zymansky.over-blog.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7392630470491896460?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7392630470491896460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7392630470491896460' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7392630470491896460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7392630470491896460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/prix-sncf-du-polar-voie-de-garage-pour.html' title='Prix SNCF du polar : Voie de garage pour Chainas'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SNi0yGl6FJI/AAAAAAAAABo/40P2ohtA_MU/s72-c/polar2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8886067215091632375</id><published>2008-09-15T08:06:00.008+02:00</published><updated>2008-09-16T14:48:56.414+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Qui comme Ulysse" de Georges Flipo - Editions Anne Carrière</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SM372Z_BioI/AAAAAAAAAHM/cCt38cTd1v8/s1600-h/CouvGeorgesFlipo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246126053063232130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SM372Z_BioI/AAAAAAAAAHM/cCt38cTd1v8/s320/CouvGeorgesFlipo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pas facile. Pas facile lorsque l’on est comme moi ni lecteur de nouvelles ni voyageur au long cours d’envisager la lecture des &lt;em&gt;nouvelles en partance&lt;/em&gt; du recueil de Georges Flipo, &lt;em&gt;Qui comme Ulysse&lt;/em&gt;. Pour être franc, sans l’existence du blog de l’auteur, la bonhommie et l’humour avec lequel il gère son endroit, je n’aurais sans doute jamais été intéressé par la sortie de son livre… la curiosité a décidé de faire le reste. Alors quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien au commencement, cela a failli mal finir. Dès la huitième ligne de la première nouvelle lorsque je lis &lt;em&gt;il avait encore dans le regard le désespoir de l’enfant, et déjà la rage de l’adolescent&lt;/em&gt;. Un malheureux cliché qui s’évapore toutefois au gré des pages d’un recueil souvent malin qui navigue d’une écriture sobre et directe vers les troubles et l’inventivité. J’ai en effet beaucoup aimé la nouvelle &lt;em&gt;Un éléphant de Pataya&lt;/em&gt; et l’errance coupable du narrateur qui voit surgir la noirceur de son âme à la vue de nymphettes thaïlandaises ou encore &lt;em&gt;Confiteria ideal&lt;/em&gt;, bijou de mythomanie qui voit se réunir en un même lieu des danseurs de tango ayant une petite idée derrière la tête. J’ai été meurtri par &lt;em&gt;L’Île Sainte-Absence&lt;/em&gt; et amusé par l’impitoyable caricature d’&lt;em&gt;Une incartade&lt;/em&gt; qui met en scène un groupe de femmes mariées qui partent ensemble, sans maris et enfants, aux sports d’hiver. J’ai aussi salivé à la lecture de la nouvelle qui donne son nom au livre &lt;em&gt;Qui comme Ulysse&lt;/em&gt; et compatis aux bredouillements bloguesques d’un gardien de phare dans &lt;em&gt;La route de la soie&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement, Georges Flipo s’amuse. Il s’amuse à plomber l’ambiance et à mettre au net les travers de personnages très enclins à foncer dans des murs qu’ils pensent invisibles. Des personnages qui s’égarent, qui sont à leur propre recherche en regardant les autres, ceux qui vivent, même mal. Des personnages qui s’enfoncent peu à peu dans leurs propres méandres, qui s’ingénient à subir, le plus souvent. Comme tout un chacun. &lt;em&gt;Qui comme Ulysse,&lt;/em&gt; le recueil&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; s’adresse aux Etres humains, en fait, là où le dénominateur commun s'invite sur le mode interrogatif, en filigrane : le voyage intérieur n’est-il pas le vrai voyage ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'auteur : le &lt;a href="http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als1pag.html"&gt;site&lt;/a&gt; et le &lt;a href="http://georges-flipo-auteur.over-blog.com/"&gt;blog&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Elles en parlent : &lt;a href="http://www.amandameyre.com/archive/2008/09/12/qui-comme-ulysse-–-georges-flipo.html#comments"&gt;Amanda&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://cathulu.hautetfort.com/archive/2008/09/15/des-nouvelels.html"&gt;Cathulu&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.cuneipage.com/archive/2008/08/26/et-le-cure-il-est-jeune-non.html"&gt;Cuné&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/09/03/voyages-voyages.html#comments"&gt;Fashion&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lettres-expres.over-blog.com/article-22773940.html"&gt;Kathel&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-22285112.html"&gt;Keisha&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://posuto.blog.lemonde.fr/2008/09/06/qui-comme-ulysse/"&gt; Kiki&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-22223017-6.html"&gt;Laure&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://culturofil.net/2008/09/06/qui-comme-ulysse-de-georges-flipo/"&gt;Martine&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-22462012.html"&gt;Papillon&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8886067215091632375?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8886067215091632375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8886067215091632375' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8886067215091632375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8886067215091632375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/qui-comme-ulysse-de-georges-flipo.html' title='&quot;Qui comme Ulysse&quot; de Georges Flipo - Editions Anne Carrière'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SM372Z_BioI/AAAAAAAAAHM/cCt38cTd1v8/s72-c/CouvGeorgesFlipo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4730656687256825798</id><published>2008-09-09T07:29:00.003+02:00</published><updated>2008-09-09T07:36:15.802+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Chaos calme" de Sandro Veronesi - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SMYK3fJcgkI/AAAAAAAAAHE/7AvilLjgAgA/s1600-h/couvVeronesi.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5243890764489720386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SMYK3fJcgkI/AAAAAAAAAHE/7AvilLjgAgA/s320/couvVeronesi.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Vous savez ces choses qu’on commence en sachant qu’on sera bientôt interrompu ? Et puis, en définitive, on n’est pas interrompu ? Et alors, on continue, et ça commence à devenir intéressant ? Voilà, c’est ce qui m’est arrivé&lt;/em&gt;. Pietro est un nanti : concubin, père, riche, un métier accaparant… Mais, alors qu’il sauve une femme de la noyade, au même moment, son épouse est terrassée et décède dans leur maison. Du (quasi) conte de fée au drame. Pietro est maintenant veuf et seul repère de sa fille, Claudia. Alors qu’un matin il l’emmène à l’école, Pietro décide que dorénavant il restera là, l’attendra toute la journée, faisant le pied de grue pour que la demoiselle puisse voir qu’il tiendra sa promesse. Dans ce qui peut ressembler à une éphémère lubie, à une descente dans les limbes du désespoir, Pietro puise dans la réalité pour s’étonner au final de ne pas tant souffrir que cela de l’Absence. Dans ce nouveau monde qu’il se crée, aux abords de l’école, se croisent les éléments et les personnages de son quotidien d’hier qui viennent, comme si de rien n’était, lui rendre visite. D’abord inquiets, méfiants, ces visiteurs d’un jour (le frère, la belle-sœur, les collègues, les supérieurs hiérarchiques, les voisins, etc.) se muent finalement en malades atteints des symptômes de la vie d’aujourd’hui : amour, trahison, pouvoir, abandon, survie, lutte, adultère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce (long) roman, Varonesi scrute l’âme, la décortique pour s’adonner à la peinture acerbe et un brin longuette de nos errances, de nos oublis et de nos quelques convictions laissées sur le bord de la route. Lâchement. De ces monologues, comme de ses dialogues, surgissent quelques fulgurances nous rappelant que notre passage ici-bas est une lutte (parfois) inégale, (souvent) brutale, mais qu’elle laisse aussi (invariablement) la place au vide de l’existence lorsque l’on s’éloigne de l’Essentiel. L’auteur dresse le portrait d’une (in)humanité qui gagnerait sans doute à moins s’appesantir, parce que ces 505 pages (très) bavardes nous poussent inexorablement à sortir respirer de cette lecture étouffante.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4730656687256825798?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4730656687256825798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4730656687256825798' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4730656687256825798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4730656687256825798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/chaos-calme-de-sandro-veronesi-editions.html' title='&quot;Chaos calme&quot; de Sandro Veronesi - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SMYK3fJcgkI/AAAAAAAAAHE/7AvilLjgAgA/s72-c/couvVeronesi.gif' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7697067795100853212</id><published>2008-09-02T08:07:00.005+02:00</published><updated>2008-09-02T08:14:15.500+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-Betty Poulpe'/><title type='text'>"Tonton Clarinette" de Nick Stone -Gallimard Série Noire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLzZKQkwfVI/AAAAAAAAAG8/VjlbRs7jvC0/s1600-h/CouvClarinette.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241302836623474002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLzZKQkwfVI/AAAAAAAAAG8/VjlbRs7jvC0/s320/CouvClarinette.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Par &lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Max Mingus, privé du Sunshine State (Floride), pensait sérieusement ne plus avoir rien à perdre, surtout après huit ans passés en prison et une libération qui n'a pas vraiment la saveur qu'il espérait. Finalement, il se dit que partir pour Haïti, à la recherche du petit Charlie Carver, petit fils de milliardaire mais disparu comme tant d'autres enfants moins fortunés, l'aidera à se remettre en selle. Oui, mais Haïti n'est pas la Floride et Max qui croyait avoir déjà côtoyé l'horreur vient de tomber sur bien pire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un peu d'exotisme avec ce thriller qui fleure bon l'encens et le zombie. &lt;/span&gt;&lt;a name="x38f"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tonton clarinette contient les ingrédients d'un bon polar : un privé (ex-flic bien sûr) à la dérive, si dur mais si humain, une intrigue bien menée avec son lot de rebondissements, des personnages truculents. Mais le plus de ce livre, c'est une description précise d'Haïti. Nick Stone offre en toile de fond la réalité atroce de cette île où une vie ne vaut pas grand-chose. Un milieu hostile plein de prédateurs (ex-Macoutes, religieux, militaires, n'importe lequel de vos voisins...), de misère, de maladies... où le vaudou semble être le seul refuge. Le décor soutient formidablement l'histoire, instillant ce qui pourrait lui manquait de noirceur, lui donnant son épaisseur. Et vous fait passer illico presto l'envie de plage et palmiers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site de l'auteur : &lt;a href="http://www.nickstone.co.uk/"&gt;là&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7697067795100853212?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7697067795100853212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7697067795100853212' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7697067795100853212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7697067795100853212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/09/tonton-clarinette-de-nick-stone.html' title='&quot;Tonton Clarinette&quot; de Nick Stone -Gallimard Série Noire'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLzZKQkwfVI/AAAAAAAAAG8/VjlbRs7jvC0/s72-c/CouvClarinette.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-9080174627499906871</id><published>2008-08-25T08:03:00.000+02:00</published><updated>2008-08-25T08:03:46.844+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"C'était François Mitterrand" de Jacques Attali - Editions Fayard</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLHVkvBK8kI/AAAAAAAAAG0/cufGqq8aJp0/s1600-h/couvAttaliMitterrand.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5238202668681982530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLHVkvBK8kI/AAAAAAAAAG0/cufGqq8aJp0/s320/couvAttaliMitterrand.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai un &lt;em&gt;défaut&lt;/em&gt;. J’aime la Politique. Celle avec un &lt;em&gt;P&lt;/em&gt; majuscule, celle qui &lt;em&gt;change la vie&lt;/em&gt; au quotidien, celle qui navigue aussi hors de portée de nos misérables considérations, celle qui s’approprie les secrets et revendique et claironne ses avancées. Petits jeux de massacres entre gens de mauvaise compagnie, parfois, elle s’insinue quoi qu’on en pense dans notre espace pour s’adosser à la critique véhémente ou à l’acquiescement placide, c’est selon. Alors, lorsque Jacques Attali se met à table pour raconter &lt;em&gt;son&lt;/em&gt; François Mitterrand, je savoure franchement parce que j’ai la curiosité insatiable en la matière …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Jacques Attali fut pendant des années et des années le conseiller spécial de celui qui fut le chef de l’opposition avant de devenir président de la République… Ce sont donc près de vingt ans de lutte pour le Pouvoir et de Pouvoir lui-même qui sont scrutés par l’auteur placé de fait aux premières loges. De ce théâtre de vie, mélange de comédies et de tragédies, le lecteur s’installe (in)confortablement dans le fauteuil de l’Histoire, dans les arcanes de la décision, dans une géopolitique parfois compliquée… En somme, dans la complexité que revêt la plus haute fonction de l’Etat. On apprend et on s’étonne. Ce livre n’est pas simplement une longue photographie d’instants mémorables de fièvres et de déceptions, d’inquiétudes et d’enthousiasmes, de conflits et d’amitiés, de maladie et de résurrection, de dilemmes et de passages en force, de revanches et de points gagnants, c’est aussi le travail d’un homme en prise direct avec son pays. Cette flamme qui porte François Mitterrand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Droite ou de Gauche, adversaire farouche, admirateur fervent, quidam indifférent ou vaguement concerné, le lecteur se pose-là, dans les méandres de la Vie politique d’un président de la République dont Jacques Attali se fait à la fois l’avocat et l’admirateur mais aussi le critique et le déçu. De toutes ces années où il prit les notes précises de ce qui s’est dit et fait dans leur collaboration, dans l’idée de faire ce livre, l’auteur se souvient, tente la franchise et la clarté en évitant (peut-être) la mauvaise foi. Vingt ans d’histoire commune qui leur fit traverser la crise sociale, les guerres, le terrorisme, l’économie de marché et l’effondrement du mur de Berlin et de l’ex-URSS. Sans oublier la mise en avant franche et pudique de la vie intime de François Mitterrand (sa maladie, sa fille &lt;em&gt;secrète&lt;/em&gt;) qui éclaire une fois encore les comportements d’un homme qui a profité de ce temps qui lui était, croyait-il, compté. De quoi laisser une trace indélébile dans l’Histoire. Avec un &lt;em&gt;H&lt;/em&gt; majuscule cette fois.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Site de l'auteur, &lt;a href="http://www.attali.com/"&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-9080174627499906871?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/9080174627499906871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=9080174627499906871' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/9080174627499906871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/9080174627499906871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/08/ctait-franois-mitterrand-de-jacques.html' title='&quot;C&apos;était François Mitterrand&quot; de Jacques Attali - Editions Fayard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/SLHVkvBK8kI/AAAAAAAAAG0/cufGqq8aJp0/s72-c/couvAttaliMitterrand.gif' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4990944006609467804</id><published>2008-08-14T09:30:00.003+02:00</published><updated>2008-08-14T11:06:21.876+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-Betty Poulpe'/><title type='text'>"Haka" de Caryl Férey - Folio Policier</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Par &lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SJrvOgYjWJI/AAAAAAAAABg/8iOo9tzVV_I/s1600-h/haka.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231756949634373778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SJrvOgYjWJI/AAAAAAAAABg/8iOo9tzVV_I/s320/haka.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Auckland, en Nouvelle-Zélande. Jack Fitzgerald est un peu maori, beaucoup flic, hors normes et souvent limite dans ses agissements mais c'est un bon flic. Sa femme et sa fille ont disparu, il y a 25 ans. Ça le hante, ça le détruit et détruit aussi quelques tronches qui ont le malheur de croiser Jack lors d'une de ses virées nocturnes sur les docks. Depuis 25 ans, chaque meurtre est l'occasion de ressasser le passé et de relancer une énième fois ses investigations sur la disparition de sa famille. Alors quand il se trouve face à ce cadavre de jeune fille au sexe scalpé, Jack passe à la vitesse supérieure et malgré les réticences de sa nouvelle collègue profileuse, se lance à corps (et esprit) perdu dans l'enquête. Et tant pis pour le reste.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le Haka. Je connais ce chant depuis toute petite quand déjà je regardais les matchs de rugby des All Blacks. C'est un chant guerrier, violent. Il me foutait la trouille. Comme le roman de Caryl Férey que j'ai fini avec un nœud à l'estomac. De Caryl Férey j'ai lu "Raclée de verts" et j'avais été emballée. Puis j'ai lu "La jambe gauche de Joe Strummer" que j'ai aimé mais avec un sentiment d'inachevé. Comme si l'auteur était proche du meilleur sans toutefois y parvenir. Avec "Haka" j'ai eu le même sentiment. Le style met un peu de temps à s'installer avant d'être percutant même si quelques envolées lyriques gâche parfois un peu la lecture (je grogne encore devant "les écailles du Pacifique miroitaient sous la lune lisse"). L'intrigue, elle, monte en puissance, sans concession (c'est, je pense, la force de Férey, ce côté déjanté et sans concession), jusqu'à un final, je ne vous raconte pas. Non. Juste une précision, "Haka" n'est pas à mettre sous tous les yeux. Il vaut mieux aimé le noir. Bien serré.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4990944006609467804?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4990944006609467804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4990944006609467804' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4990944006609467804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4990944006609467804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/08/haka-de-caryl-frey-folio-policier.html' title='&quot;Haka&quot; de Caryl Férey - Folio Policier'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_w8VKz5LLlM8/SJrvOgYjWJI/AAAAAAAAABg/8iOo9tzVV_I/s72-c/haka.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-4345035656083480854</id><published>2008-08-04T08:55:00.001+02:00</published><updated>2008-08-04T09:05:01.907+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Un homme" de Philip Roth - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5uxA19LfI/AAAAAAAAAGc/yfSSjsCaHkU/s1600-h/couvRothUnHomme.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223734406115306994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5uxA19LfI/AAAAAAAAAGc/yfSSjsCaHkU/s320/couvRothUnHomme.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;La mort rôde. Tenace. Implacable. La vie, aussi. Tout commence par les obsèques d’&lt;em&gt;un homme&lt;/em&gt;, celui qui finira sa vie sur une table d’opération. Tous sont là, de gré ou de force, par obligation, par attachement ou par rancune tenace. Parce que la vie de cet homme est banale, elle est universelle. De son enfance avec son précieux frère, des parents aimants, le parcours est de 75 ans fait de heurts, d’erreurs, de grands mensonges, de petites réussites, de fausses promesses, d’égarements, de tromperies, de mariages (trois), d’enfants (trois), d’un métier de publicitaire, d’argent facile mais aussi d’une effroyable et pesante solitude, au bout du compte. Comme tout un chacun ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philip Roth a ce génie-là. Il embarque les destins sous le bras pour un périple de simple humanité, chaotique, où l’être n’est qu’humain. Il y a dans ce livre une grâce clinique, il y a les arrogances de la pleine santé et les faiblesses de l’âge qui viennent à bout des rêves ensevelis sous les décombres d’un sable (é)mouvant. Il y aussi dans ce livre, l’irremplaçable, la vie que l’on ne mène qu’une seule et unique fois, sans la partie gratuite d’un retour possible. Les regrets s’amoncellent et les illusions se perdent alors que le mot &lt;em&gt;fin&lt;/em&gt; s’écrit en filigrane. Mais perceptiblement. Parce qu’un jour il faudra que cela cesse. Avec ou sans amours. Inéluctablement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de Philip Roth, j’ai déjà parlé de son livre « Complot contre l’Amérique », &lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/le-complot-contre-lamrique-de-philip.html"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-4345035656083480854?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/4345035656083480854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=4345035656083480854' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4345035656083480854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/4345035656083480854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/08/un-homme-de-philip-roth-editions.html' title='&quot;Un homme&quot; de Philip Roth - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5uxA19LfI/AAAAAAAAAGc/yfSSjsCaHkU/s72-c/couvRothUnHomme.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2033440977817489075</id><published>2008-07-28T15:09:00.001+02:00</published><updated>2008-08-04T09:03:05.147+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Jacques Daniel Nick Oussama" de Thomas Lelu - Editions Léo Scheer</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5t_9GbjNI/AAAAAAAAAGU/naZe4H5HaBI/s1600-h/couvLeluOussama.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223733563297074386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5t_9GbjNI/AAAAAAAAAGU/naZe4H5HaBI/s320/couvLeluOussama.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;J'avais déjà eu l'occasion de le dire &lt;/span&gt;&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/je-mappelle-jeanne-mass-de-thomas-llu.html"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;, mais si on aime avoir les pieds bien plantés sur terre lorsqu'on lit, mieux vaut passer votre chemin. Parce que Thomas Lelu ne respecte rien ; ni la bienséance, ni l'orthographe, ni la ponctuation... ni personne. Il nous réserve exclusivement ses engouements où il met en Cènes ses jeux de maux à Dub'Halles pour royalement nous offrir de quoi se marrer comme des bas laine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, dans ce très court... euh… roman, nous avons droit aux aventures &lt;em&gt;iconoclastiques&lt;/em&gt; (quoi ça ne se dit pas ?) de Jacques Daniel, héros pragmatique et généralement serein qui toise les emmerdements avec la facilité et la débrouillardise d'un bûcheron &lt;em&gt;bûcheronnant&lt;/em&gt; sur une compagnie d'oeufs à la coq. Parce que l'ami Jacques déprime dans son cyber-café qui l'emploie, il décide avec l'élue de son coeur et son chien Virgule, de prendre quelques vacances dans une île ensoleillée : la Guadeloupe. Mal lui en pris, puisque après s'être endormi dans les toilettes de l'avion, il se retrouve sur le tarmac de l'aéroport de… Kaboul (Afghanistan) : sa fiancé capturée par Oussama Ben Laden. Emprisonné par les Ricains, évadé puis à la recherche de sa belle, il croise Elvis Presley, Kurt Cobain et Claude François dans un concours de chant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jacques Daniel Nick Oussama&lt;/em&gt; est un grand n'importe quoi, &lt;em&gt;alambiquement&lt;/em&gt; alambiqué. Barré à souhait, Thomas Lelu balance sa prose comme un peintre du dimanche, mais avec le style et la manière ; un smoking pimpant en guise de bleu de travail. Pour peu que l'on soit bien évidemment pleinement de l'aventure tendance pieds nickelés. Et puis en cherchant bien, vous trouverez le point commun entre Nicolas Cage et un gnou. Et entre Picasso et une huître. C’est déjà ça.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2033440977817489075?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2033440977817489075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2033440977817489075' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2033440977817489075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2033440977817489075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/07/jacques-daniel-nick-oussama-de-thomas.html' title='&quot;Jacques Daniel Nick Oussama&quot; de Thomas Lelu - Editions Léo Scheer'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5t_9GbjNI/AAAAAAAAAGU/naZe4H5HaBI/s72-c/couvLeluOussama.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8899459466972212289</id><published>2008-07-18T09:46:00.000+02:00</published><updated>2008-07-18T09:46:00.454+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Garden of love" de Marcus Malte - Editions Zulma</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5smHwbvlI/AAAAAAAAAGM/FSw3s0oaRm0/s1600-h/couvMarcusMalte.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223732019969375826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5smHwbvlI/AAAAAAAAAGM/FSw3s0oaRm0/s320/couvMarcusMalte.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Il y a un monde entre deux mondes. Réalité. Fiction. Fiction. Réalité. C'est entre ces extrêmes que l'inspecteur Alexandre Astrid navigue comme une âme sans âme au bord du précipice. Un naufrage personnel et affectif. Professionnel et alcoolique. Une fin de tout qui ne demande qu'à basculer vers l’irréversible. Un de ces moments « rêvés » pour qu'un manuscrit dont il ignore l'auteur et la provenance débarque dans sa vie en passant en revue son histoire : de son adolescence à sa vie d'homme, et de père. Il faudra à l'inspecteur Astrid une bonne dose d'amertume et d'incompréhension pour voir surgir le passé blessant et ses fantômes par trop accaparants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcus Malte a décidé de perdre le lecteur, pour son bien. Brossant une vie mal fichue, faite de silence, d'oubli, de conscience perdue, il soudoie la logique au profit de chausse-trappes où l'on se noie avec délectation. Le malin-plaisir de l'auteur à voyager dans le temps et l'espace offre aux chapitres une virtuosité bancales, des images et des atmosphères permettant à ses personnages de grandir peu à peu sous nos yeux conquis. On chasse le Double, on suit une pute, des soeurs, un criminel et des amours de jeunesse livides dans un désordre ordonné. Un style soigné, direct et une histoire maîtrisée de bout en bout justifie à eux seuls, sans peine, le voyage initiatique vers une aube peut-être apaisante, mais plus sûrement pesante. Un voyage en Première Classe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8899459466972212289?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8899459466972212289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8899459466972212289' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8899459466972212289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8899459466972212289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/07/garden-of-love-de-marcus-malte-editions.html' title='&quot;Garden of love&quot; de Marcus Malte - Editions Zulma'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SH5smHwbvlI/AAAAAAAAAGM/FSw3s0oaRm0/s72-c/couvMarcusMalte.gif' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5269996503828762394</id><published>2008-07-11T11:13:00.007+02:00</published><updated>2008-07-11T12:57:09.488+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Entretiens avec Woody Allen" de Eric Lax - Editions Plon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SHclVsz4TnI/AAAAAAAAAGE/9o8Z5oax0E4/s1600-h/AllenPhoto"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SHclVsz4TnI/AAAAAAAAAGE/9o8Z5oax0E4/s320/AllenPhoto" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5221683347695619698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span id="qd156"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon héritage ne m'importe pas, je l'ai déjà dit, et mieux : plutôt que de vivre dans le cœur des hommes, je préfère vivre dans mon appartement&lt;/span&gt;. Cela fait maintenant près de quarante ans qu'Eric Lax traque le réalisateur new yorko-new yorkais. A coups d'interviews, de rencontres impromptues, de discussions plus ou moins privées, le journaliste a collecté une somme faramineuse de matière qui fait aujourd'hui l'objet de ce livre. Scindé en huit parties, l'ouvrage décortique les manières du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maître&lt;/span&gt; dans un face à face fait de questions-réponses : de l'Idée, à l'Ecriture en passant par le Casting, les Tournages ou encore la Mise en scène, le Montage, la Musique et... la Carrière. On déambule ainsi dans des décennies de la filmographie d'un réalisateur majeur, à des années-lumières du star-system, de la gloire et des honneurs, phénomènes médiatiques qu'il rejette en bloc. Fausse modestie ou conscience exacerbée de sa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petitesse&lt;/span&gt; comparée à un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;confrère&lt;/span&gt; qu'il vénère, Ingmar Bergman ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="qd1510" lang="fr-FR"&gt;&lt;span id="qd1511"  style="font-size:100%;"&gt;On est loin, pourtant, du travail remarquable exercé en son temps par le réalisateur François Truffaut sur son collègue de chambrée Alfred Hitchcock. Un travail qui fascinait et passionnait par sa précision glaciale, film par film, dans un livre habilement (??) intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hitchcock par Truffaut&lt;/span&gt;. Là, on assiste au contraire à une conversation où la chronologie est absente,malmenée pour mieux nous perdre et nous faire voyager au gré du vent de notre mémoire de cinéphile. On peut ainsi passer dans le même chapitre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prends l'oseille et tire-toi&lt;/span&gt;, un de ses premiers films, à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Scoop&lt;/span&gt; et même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le rêve de Cassandre&lt;/span&gt;, son dernier en date, sans coup férir... En s'attardant sur telle ou telle de ses oeuvres, Woody Allen en a généralement un souvenir imprécis... puisqu'il considère une fois le film réalisé et sorti en salle comme un objet &lt;span style="font-style: italic;"&gt;du passé&lt;/span&gt;, révolu, sur lequel il est inutile de revenir. Dans ce contexte, Eric Lax a bien du mérite à tenter de tirer les vers du nez du réalisateur. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p id="qd157" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd159" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1513" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1515" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="qd1516"  style="font-size:100%;"&gt;Au final, qu'apprend-t-on ? Que le Sieur Allen aime tourner à NY (sic), un peu à Londres, à Paris... Qu'il n'aime pas parler pendant les tournages au risque de passer pour un asocial (il choisit soigneusement ses acteurs, pourquoi devrait-il ensuite leur expliquer ce qu'ils savent déjà faire, justifie le réalisateur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Manhattan&lt;/span&gt;) ou qu'il préfère les moments où il conçoit et écrit ses histoires même s'il aurait tendance à vouloir regarder un match de basket à la télévision à la place... Rien de bien neuf sous le soleil Allenien, en somme. Pourtant, le charme de ce livre opère. Quelques anecdotes fourmillent et éclairent un peu plus sa façon de travailler. Insidieusement la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petite voix&lt;/span&gt; reconnaissable entre toute du plus grand trouillard de la terre, nous initie, nous promène dans sa filmographie hors normes où se côtoient au mètre carré quantités de films miraculeux (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annie Hall&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zelig&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Meurtre mystérieux à Manhattan&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La rose pourpre du Caire&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crimes et délits&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hannah et ses soeurs&lt;/span&gt;, etc.) sur lesquels il consent à lever un coin de voile, tout de même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1517" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1519" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="qd1520"  style="font-size:100%;"&gt;Car même si les souvenirs sont parfois à la peine, Woody Allen transcende lui-même, sans concessions, les bémols qu'il attribue à ses films. Il nous convainc facilement, sans même le vouloir, sans trop en dire, que son cinéma et sa façon de l'appréhender n'appartiennent qu'à lui, loin des systèmes, loin des machines à faire des films à succès. En artisan. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretiens avec Woody Allen&lt;/span&gt; a l'immense avantage de rassembler en une fois ce que dit partout le réalisateur depuis des années, et ce même si dans le livre on notera la présence à plusieurs reprises des mêmes questions accompagnant de fait... les mêmes réponses. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1521" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p id="qd1523" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt; &lt;span id="qd1524"  style="font-size:100%;"&gt;Woody Allen est un être à part qui fait des films à part, dont personne ne s'inspire, que personne ne copie. Le vieux Maître n'a pas de fils spirituel, pas de flambeau à transmettre. Une situation qui lui sied à ravir. Parce que presque maladivement, il s'ingénie à ne pas vouloir laisser de trace de son passage sur cette terre... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi les politiciens s'inquiètent-ils tant de leurs archives, de leurs bandes, de leur visage sur les timbres et les pièces de monnaie ? Quand dans une urne, c'est dur d'avoir l'air d'un président&lt;/span&gt;. Après lui le déluge en quelque sorte. Mais vive la pluie !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="qd1523" class="western" style="margin-bottom: 0in; text-align: justify;" lang="fr-FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span id="qd1524"  style="font-size:100%;"&gt;Chronique réalisée dans le cadre de l'opération &lt;a href="http://www.babelio.com/massecritique.php"&gt;Babelio Masse Critique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5269996503828762394?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5269996503828762394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5269996503828762394' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5269996503828762394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5269996503828762394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/07/entretiens-avec-woody-allen-de-eric-lax_11.html' title='&quot;Entretiens avec Woody Allen&quot; de Eric Lax - Editions Plon'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SHclVsz4TnI/AAAAAAAAAGE/9o8Z5oax0E4/s72-c/AllenPhoto' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1034503381876530610</id><published>2008-07-03T09:34:00.006+02:00</published><updated>2008-07-03T09:42:46.784+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Comment parler des livres que l'on a pas lus ?" de Pierre Bayard - Les Editions de Minuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGyCW2En3sI/AAAAAAAAAF8/Da5KX-VvcHY/s1600-h/couvBayard.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218689397199199938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGyCW2En3sI/AAAAAAAAAF8/Da5KX-VvcHY/s320/couvBayard.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Avec un tel titre, on pourrait penser de prime abord que ce livre est un guide rigolard et désinvolte sur l’art et la manière d’esquiver les ennuis littéraires en société. Erreur. Le livre que l’universitaire Pierre Bayard nous adresse est un érudit panorama de notre situation face à la lecture, tout en démythifiant son importance, ou son sacré. En mettant au cœur de son ouvrage celui qu’il appelle le non-lecteur, l’auteur s’ingénie à déculpabiliser, à mettre en exergue les situations qui pourraient nous faire craindre d’être l’objet des remarques les plus acerbes de ceux qui se disent lecteurs et qui, probablement, ne le sont pas plus que vous. Parce qu’il s’agit ici de mettre en lumière l’hypocrisie ambiante qui tendrait à nous faire croire, y compris à soi-même au vue de l’intégrisme que représente parfois le regard des autres en la matière, que tout le monde lit les &lt;em&gt;grands livres&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;Classiques&lt;/em&gt; ou les livres qui &lt;em&gt;comptent&lt;/em&gt; dans le panthéon de la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, sans faux-fuyants, Pierre Bayard, qui pour chacun des livres qu’il cite précise s’il les a lu, pas lu, parcouru ou s’ils lui sont inconnus, s’appuie sur de multiples extraits d’ouvrages lui permettant de mettre en perspective chaque situation symptomatique, et chaque attitude révélatrice de la non-lecture. On retrouve ainsi notamment le discours savoureux de Paul Valéry à l’Académie française faisant l’éloge de son prédécesseur, Anatole France, qu’il n’a manifestement pas lu. C’est encore Umberto Ecco, avec son livre &lt;em&gt;Le nom de la rose&lt;/em&gt;, qui fait parler son héros d’un livre qu’il n’a jamais vu mais qu’il connaît à travers ce qu’en disent les autres, ou c’est encore Montaigne qui parle de ses livres dont il ne se souvient même pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, ces comportements de non-lecteur influent sur notre façon d’être, nos relations aux autres, parce que simplement ils donnent de nous une image tronquée, partielle, un enjeu de confrontation entre individus qu’il nous est parfois difficile de subir sans appréhensions. Pierre Bayard observe ainsi que &lt;em&gt;ce n’est pas seulement un sentiment de honte, attaché à des situations de l’enfance, qui est en cause quand nous nous aventurons à parler de livres non lus, mais une menace plus grave, portant sur l’image que nous avons de nous-même et que nous donnons aux autres&lt;/em&gt;. En tentant de désamorcer, voire de découpler nos scrupules de non-lecture de cette &lt;em&gt;image oppressante d’une culture sans faille, transmise et imposée par la famille et les institutions scolaires, image avec laquelle nous essayons en vain toute notre vie de venir coïncider&lt;/em&gt;, l’auteur nous offre une porte de sortie salvatrice : une certaine déculpabilisation, mais aussi une approche sereine et décomplexée de la lecture, ou de la non-lecture. Parce que parcourir un livre ou ne pas le lire (et en parler) n’est pas une remise en question de notre aptitude à être soi, au final. Elle peut même devenir le terreau d’une créativité se nourrissant de notre imaginaire fait de quelques chemins balisés, mais aussi de beaucoup de simples indices chuchotés à notre esprit. A charge pour nous, à travers notre histoire, notre vécu, de se libérer du poids de nos carcans. Mais ai-je (bien) lu Pierre Bayard ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1034503381876530610?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1034503381876530610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1034503381876530610' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1034503381876530610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1034503381876530610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/07/comment-parler-des-livres-que-lon-pas.html' title='&quot;Comment parler des livres que l&apos;on a pas lus ?&quot; de Pierre Bayard - Les Editions de Minuit'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGyCW2En3sI/AAAAAAAAAF8/Da5KX-VvcHY/s72-c/couvBayard.gif' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-209010998997285933</id><published>2008-06-25T07:54:00.003+02:00</published><updated>2008-06-26T07:59:07.558+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le tri sélectif des ordures" de Sébastien Gendron - Bernard Pascuito Editeur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGHfHxW_J6I/AAAAAAAAAFc/iW06nvy_-po/s1600-h/couvGendron.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215695168073574306" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGHfHxW_J6I/AAAAAAAAAFc/iW06nvy_-po/s320/couvGendron.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sa &lt;em&gt;petite entreprise ne connaît pas la crise&lt;/em&gt;. Quand Dick Lapelouse s’installe à Bordeaux, c’est pour une nouvelle vie. Il va voir son banquier, négocie son emprunt comme tout le monde et installe son petit bureau de jeune chef d’entreprise, motivé, accompagné de l’inévitable prospectus publicitaire vantant ses mérites hors normes. Dick a opté pour ce qu’il sait faire de mieux, le plus simplement du monde avec le détachement nécessaire pour qu’une affaire tourne à merveille : tuer. Mais pas n’importe quel tueur, un spécialiste, un tueur à gages qui œuvre à prix discount à partir d’un catalogue compilant ses différents types de services, de l’assassinat le plus simple au plus élaboré, jusqu’à la disparition des corps. &lt;em&gt;Je me suis fait tueur à gages le jour où je me suis aperçu qu’enviander un individu dont je ne connaissais ni la provenance ni la descendance était aussi pénible pour moi que de courir trente mètres pour attraper un autobus&lt;/em&gt;. Tout est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastien Gendron s’amuse à nous trimballer dans son univers barré où l’invraisemblable joyeux côtoie une réalité crue. A l’affût du client quel qu’il soit, sans distinctions socio-professionnelles, son héros à la morale paradoxalement tenace et tatillonne accueille le chaland avec le sérieux qui ferait passer le &lt;em&gt;contrat de confiance&lt;/em&gt; d’un grand distributeur pour un chèque en blanc. Parce qu’en signant avec Dick Lapelouse, toujours à l’écoute attentive des desiderata de ses clients, on soigne proprement mais définitivement ses ennemis et autres arrogants à la petite semaine pollueurs de vie. Un travail bien fait qui satisfait tout son monde. Ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le tri sélectif des ordures&lt;/em&gt; est drôle, écrit avec la légèreté des emmerdements qui s’annoncent, sans la peur des phrases balancées, méticuleusement imagées, infiniment sanglantes et résolument réjouissantes pour qui le petit commerce est l’avenir de l’homme dans un capitalisme de bon aloi. On pourrait s’insurger, on préfèrera nettement en profiter le sourire aux lèvres. Puis finalement, qui n’a jamais rêvé de se débarrasser de son chef de bureau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sites :&lt;a href="http://sdg-katalog.net/"&gt; là&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://blogjob-pabst.blogspot.com/"&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-209010998997285933?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/209010998997285933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=209010998997285933' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/209010998997285933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/209010998997285933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/le-tri-slectif-des-ordures-de-sbastien.html' title='&quot;Le tri sélectif des ordures&quot; de Sébastien Gendron - Bernard Pascuito Editeur'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SGHfHxW_J6I/AAAAAAAAAFc/iW06nvy_-po/s72-c/couvGendron.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3290426588031994149</id><published>2008-06-19T09:09:00.004+02:00</published><updated>2008-06-19T09:15:34.214+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"La vie rocambolesque et insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh" (illustré par Diego Aranega) - M6 Editions</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SFoHKngQugI/AAAAAAAAAFU/ssoJ1_rI5j0/s1600-h/couvDeuchfahl.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213487397619153410" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SFoHKngQugI/AAAAAAAAAFU/ssoJ1_rI5j0/s320/couvDeuchfahl.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Quoi, tu ne connais pas le blog de Brad-Pitt Deuchfalh ? Ben non. Quoi, tu ne l’as jamais lu ? Ben nan. Tu plaisantes ? Ben nan. Bref, j’avais l’air malin quand je racontais à quelques interloqués interlocuteurs que ma lecture (papier) du moment était &lt;em&gt;La vie rocambolesque et insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh&lt;/em&gt;. Parce que, paraît-il, blogosphèriquement parlant le Brad est un cador, une star, un mythe, une légende… Alors pour faire classe, j’ai mis des gants de cuir, un smoking queue de pie et un chapeau haut de forme pour lire 286 pages agrémentées de (quelques) illustrations bien senties de Diego Aranega (oui, je ne le connais pas non plus, et je ne sais pas si c’est aussi grave, docteur ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc. Maintenant. Le livre. Inutile de tourner autour du pot, la famille Deuchfalh est comme toutes les familles. Ou presque. Un père pasteur, une mère plus tout à fait là à la suite d’un accident, un grand frère, une sœur et… Brad. Adolescent pas tout à fait fini, mal dans sa peau (qui-change-mais-c’est-pas-sale), plus enclin à la glande, aux potes, aux émois turlupinants sur des photos vues en page centrale de certains magazines et à la blagounette potache tendance scato, Brad crapahute et triture sa vie en chapitres qui ressemblent à s’y méprendre à des posts blogueux. Et ça n’est pas un reproche, puisque de fait, on retrouve là-dedans, un rythme, le style d’un p’tit gars de 14 ans et un soucis scrupuleux d’être dans la surprise et la chute finale à chaque fin d’&lt;em&gt;historiettes &lt;/em&gt;liées entre elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que la famille de Brad, c’est tout un poème et le souci de l’auteur (il va gueuler si je l’appelle comme ça ?) est manifestement de ne jamais charger la barque en s’attardant, en digressant… Ce qui l’intéresse, c’est l’instantanéité, la formule qui fait mouche histoire de nous permettre de glousser tranquillement, égoïstement, dans notre coin. C’est finalement aller à l’essentiel en laissant tout de même traîner habilement quelques bribes d’humanité touchantes (notamment des fulgurances sur le personnage de la mère assez prenantes). On a bien conscience que ce livre est en liberté, que c’est une récréation… Une vraie récréation avec un bout de pain et quelques carrés de chocolat noisette dedans. Miam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le site : &lt;a href="http://keiser.over-blog.com/"&gt;Brad-Pitt Deuchfalh&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3290426588031994149?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3290426588031994149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3290426588031994149' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3290426588031994149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3290426588031994149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/la-vie-rocambolesque-et-insignifiante.html' title='&quot;La vie rocambolesque et insignifiante de Brad-Pitt Deuchfalh&quot; (illustré par Diego Aranega) - M6 Editions'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SFoHKngQugI/AAAAAAAAAFU/ssoJ1_rI5j0/s72-c/couvDeuchfahl.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2327255403083712324</id><published>2008-06-11T09:17:00.004+02:00</published><updated>2008-06-12T08:13:15.328+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Vous descendez ?" de Nick Hornby - Editions Plon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SE99lD78o4I/AAAAAAAAAFM/hHxWwRT93QU/s1600-h/couvHornby.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210521369556329346" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SE99lD78o4I/AAAAAAAAAFM/hHxWwRT93QU/s320/couvHornby.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Drôle d’endroit pour une rencontre&lt;/em&gt;. Ils sont quatre. Trois Anglais, un Américain. Alors que Noël approche, Martin, Maureen, Jess et JJ débarquent en même temps, sans se connaître, sur le toit d’un immeuble de quatorze étages afin d’en finir avec la vie. Sauter dans le vide. Au-delà du grotesque de la situation pour chacun, il reste les bonnes (ou mauvaises) et/ou obscures raisons de leur présence ici, à ce moment-là. Martin, vedette de la télé, est un homme et un mari fini depuis que la presse s’est emparée de sa &lt;em&gt;faute&lt;/em&gt; avec une adolescente d’à peine 15 ans tandis que Maureen, elle, épuisée, &lt;em&gt;scrupulise&lt;/em&gt; encore d’abandonner ce soir-là son fils handicapé. Jess, à peine majeure, gouailleuse et provocatrice à souhait, s’est quant à elle fait larguée après une aventure d’un soir alors que JJ traîne encore sa non-carrière de rock star tuée dans l’œuf. Ils sont tous là, gênés, presque ridicules, sans véritable envie de se jeter par-dessus bord au bout du compte. Ils en conviennent puis se séparent en décidant de se retrouver plus tard, pour la prochaine Saint-Valentin, afin de faire le point sur leur envie de suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le coup, Nick Hornby a l’ingéniosité du pitch alléchant, celui que l’on voudrait tous avoir en magasin. Seulement c’est lui l’auteur, le malin et le chef d’orchestre d’une fable d’aujourd’hui… celle des contingences, de la conformité, des non-dits, des secrets de famille, des ambitions ratées, des enfances perdues, des rêves brisés, de l’ennui, du monde tel qu’il est avec l’impitoyable et imperturbable sablier du temps… L’auteur s’accapare ainsi chacun des personnages pour être eux à tour de rôle. Virevoltant de l’un à l’autre, Hornby devient Martin, Maureen, Jess et JJ à chaque début de (courts) chapitres. Il narre, il explique, il justifie ses personnages ni forcément sympathiques ni forcément intéressants ni forcément touchants, prenant constamment le lecteur par la main, sans possibilité de s’évader, de lire entre les lignes, sans pouvoir profiter des points de suspension, sans permettre au lecteur dès lors devenu passif comme devant sa télévision, de s’approprier ce livre. En maîtrisant totalement son récit, c’est un comble, l’auteur phagocyte notre latitude à imaginer et à nous balader dans nos travers d’Homme. Alors que l’on voudrait gambader le nez au vent dans les affres de nous-mêmes, on se retrouve installé trop confortablement dans le canapé du psy en baillant parfois. Souvent, même, finalement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Le site : &lt;a href="http://www.nickhornby.net/"&gt;Nick Hornby&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2327255403083712324?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2327255403083712324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2327255403083712324' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2327255403083712324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2327255403083712324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/vous-descendez-de-nick-hornby-editions.html' title='&quot;Vous descendez ?&quot; de Nick Hornby - Editions Plon'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SE99lD78o4I/AAAAAAAAAFM/hHxWwRT93QU/s72-c/couvHornby.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-598241365859901038</id><published>2008-06-08T11:36:00.007+02:00</published><updated>2008-06-08T11:51:10.587+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>L'Historique, le Politique et l'Anecdotique...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuqLuVjgKI/AAAAAAAAAEs/8EAIyx5pw6c/s1600-h/N%C3%A9sen68.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209444512377831586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuqLuVjgKI/AAAAAAAAAEs/8EAIyx5pw6c/s320/N%C3%A9sen68.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; « Nés en 68 » écrit et réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… avec Laetitia Casta, Yannick Renier, Yann Tregouët, Christine Citti… Sortie France : 21 mai 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s'il souffre franchement de la comparaison avec le sublime "Nos meilleures années" de l'italien Marco Tullio Giordana, &lt;em&gt;Nés en 68&lt;/em&gt; plante le décors dans la France de 1968 jusqu’à 2007... On y suit le destin d'une presque-famille faite de bric et de broc, menée d'une main de fer par Catherine (Laetitia Casta touchante, qui porte tout le film sur ses épaules)... On se prend insidieusement au jeu de ces 40 ans d’Histoire (ou d’histoires, c’est selon), on se trimballe parallèlement nos propres souvenirs, on s'imagine des erreurs possibles, des reniements probables, on se remémore des combats certains, des non-dits d'une existence qui défile à la vitesse grand v. Jusqu'à la fin, on se fait peur, à croire nos fêlures béantes, nos rêves éveillés et nos oublis malencontreux. "Nés en 68" raconte une vie, des vies, un peu nos vies, beaucoup nos lâchetés et nos mensonges à nous-mêmes ponctués de jalons (mai 68, la légalisation de l’avortement, l’élection de François Mitterrand en 81, le Sida, les yuppies, l’élection de Jacques Chirac, l’arrivée prochaine de… Sarkozy). Rien de tel pour nous croire résolument humains et friables. Rien que des Hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuqa3qwJKI/AAAAAAAAAE8/N41cWVEh2EQ/s1600-h/Gal.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209444772580697250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuqa3qwJKI/AAAAAAAAAE8/N41cWVEh2EQ/s320/Gal.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;« GAL » réalisé par Miguel Courtois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… avec José Garcia, Natalia Verbeke, Bernard Le Coq, Jordi Molla, José Coronado… Sortie France : 7 mai 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enquête espagnolante prenante sur le thème du GAL, ce groupuscule tendance pieds nicklés chargé dans le plus grand secret par les hautes sphères étatiques de mettre hors d'état de nuire par tous les moyens illégaux les terroristes basques de l'ETA. Oeil pour oeil, dent pour dent. Dans ces méandres, deux journalistes (dont José Garcia - très bien), se mêlent de ce qui ne les regardent pas et se trouvent embarqués malgré eux dans la violence, la menace et le meurtre. Le film revêt sans doute pour l'Espagne une importance historique (un gouvernement a vacillé et un ministre de l'Intérieur a démissionné), pour nous autres, le film est un suspense rythmé, tênu et prenant qui n'est pas sans rappeler parfois les grandes heures du film américain d'enquêtes... Un bon film où se tissent les liens souvent étroits entre l'état de droit et la crapulerie gouvernementale secrète pour arriver à ses fins. Mais tout n'est pas si simple... Les réponses catégoriques sont délicates et difficiles. Un tantinet angoissantes, même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.gal-lefilm.com/"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;http://www.gal-lefilm.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuq1aHVaSI/AAAAAAAAAFE/-v9SyIaDr1I/s1600-h/cash.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5209445228503984418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuq1aHVaSI/AAAAAAAAAFE/-v9SyIaDr1I/s320/cash.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;« Cash » réalisé par Eric Besnard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… avec Jean Dujardin, Jean Reno, Valeria Golino, Alice Taglioni, François Berléand… Sortie France : 23 avril 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moui. Bon. Bin. Euh... Ah oui, &lt;em&gt;Cash&lt;/em&gt;, donc. Alors voilà, c'est l'histoire multi-vu, revu, re-re-vu de l'arnaqueur arnaqué qui arnaque l'arnaquée qui arnaque les arnaqueurs. Jean Dujardin est plein de bonne volonté et Jean Reno s'illustre par un jeu à faire pâlir un sac de farine. C'est sympathiquement inerte, installé que vous êtes sur votre canapé, un dimanche soir alors que vous avez interro de maths lundi matin à 8h30. Et c'est tôt 8h30. Si. Rien qu’un &lt;em&gt;Cash-&lt;/em&gt;misère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cash-lefilm.com/"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;http://www.cash-lefilm.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-598241365859901038?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/598241365859901038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=598241365859901038' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/598241365859901038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/598241365859901038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/lhistorique-le-politique-et.html' title='L&apos;Historique, le Politique et l&apos;Anecdotique...'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEuqLuVjgKI/AAAAAAAAAEs/8EAIyx5pw6c/s72-c/N%C3%A9sen68.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6660452575084223147</id><published>2008-06-01T12:04:00.003+02:00</published><updated>2008-06-01T12:17:52.026+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le complot contre l'Amérique" de Philip Roth - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEJ14lDDPdI/AAAAAAAAAEk/9bMRFCMx0Uw/s1600-h/CouvRoth2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5206853734071746002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEJ14lDDPdI/AAAAAAAAAEk/9bMRFCMx0Uw/s320/CouvRoth2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Et si c'était vrai ? Un roman de Philip Roth est en soi un évènement, mais que dire de ce livre exceptionnel qui nous laisse K.O devant le talent, l'imagination et la maîtrise d'un récit… Car &lt;em&gt;Complot contre l'Amérique&lt;/em&gt; fait frémir. Si Charles Lindbergh, héros aviateur de l'Amérique des années 30, franc supporter d'un national socialisme grandissant de la &lt;em&gt;nouvelle&lt;/em&gt; Allemagne, avait décidé de se présenter et de remporter l'élection présidentielle de son pays en 1940 ? C'est l'inimaginable parti pris qu'a choisi de développer l'auteur en nous entraînant dans l’ornière d'une Amérique devenue pronazie au plus haut niveau de l'état. Dans cette Amérique-là, Philip Roth nous raconte la vie de la famille… Roth, juive et new yorkaise. Leur histoire au travers de la Grande Histoire est ici imaginée : le père, employé, résistant comme il peut… la mère, perdue, effrayée… le grand frère, paradoxalement adhérent sans réserve à la &lt;em&gt;nouvelle politique&lt;/em&gt;… enfin, le petit dernier, Philip qui ne comprend pas tout, mais qui devient le témoin essentiel de cette tragédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dès lors la descente aux enfers d'un pays à l'agonie, dirigé par l'insinuation, les non-dits, guidé par l'apparition des vices enfouis et les résurgences antisémites. Un livre dans lequel se côtoient F. D. Roosevelt, Henry Ford, Goebbels, Goering, Randolph Hearst, Himmler ou encore J. Edgard Hoover qui font comme si les Etats-Unis étaient l’allié objectif d’une l'Allemagne qui prépare et fera la guerre. Rien n'échappe à Philip Roth, l'auteur. Pas une mesquinerie, pas une lâcheté, pas un abandon, pas une âme qui drape sa dignité d'homme d'un frêle mouchoir de poche. Rien. Il dresse le portrait d'une société décortiquée au scalpel de son malheur, dans une fiction sidérante. On y croit. On doute. Un livre incontournable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6660452575084223147?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6660452575084223147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6660452575084223147' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6660452575084223147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6660452575084223147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/06/le-complot-contre-lamrique-de-philip.html' title='&quot;Le complot contre l&apos;Amérique&quot; de Philip Roth - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SEJ14lDDPdI/AAAAAAAAAEk/9bMRFCMx0Uw/s72-c/CouvRoth2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2197979780155452835</id><published>2008-05-25T18:09:00.002+02:00</published><updated>2008-05-25T18:14:49.542+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Le Manifeste" de Stéphane Osmont - Editions Grasset</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDmQPFDDPcI/AAAAAAAAAEc/A1uvI6UVt5g/s1600-h/41RMBXYHFML__SL500_AA240_.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204349433130728898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDmQPFDDPcI/AAAAAAAAAEc/A1uvI6UVt5g/s320/41RMBXYHFML__SL500_AA240_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Après avoir mis à mal le fric qui monte à la tête de l'univers de la finance et de la banque dans &lt;em&gt;Le Capital&lt;/em&gt;, Stéphane Osmont traque cette fois le monde politique dans &lt;em&gt;Le Manifeste&lt;/em&gt;. Second volet d'une trilogie dont le troisième volume, &lt;em&gt;L'Idéologie&lt;/em&gt;, vient par ailleurs de sortir chez le même éditeur, Grasset. Cette fois, donc, l'auteur met en scène Abel Moreau, premier ministre de son état. L'homme revient de loin, lui qui depuis ses débuts n'a jamais voulu autre chose que... ne pas savoir ce qu'il voulait. D'abord juriste raté puis député suppléant par hasard, il entre dans le jeu politique mine de rien sous les quolibets des membres impitoyables d'une Assemblé nationale peu enclins à faire de cadeaux au bizut peu concerné, et souvent maladroit. Revanchard, se prenant peu à peu au jeu, Abel Moreau devient ambitieux, carnassier puis rien de moins qu'indispensable à ses nouveaux « collègues » politiques... Ministre puis enfin, le saint des saints : Premier ministre. Et paranoïaque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;En état de grâce, l'homme de rien devenu le Politique du tout, bénéficie d'une conjoncture économique idyllique. &lt;em&gt;Note de synthèse sur les comptes publics (...) Rythme effréné de la croissance du PIB, surplus de recettes fiscales, recul du taux de prélèvements obligatoires, résorption des déficits et de la dette : les prodiges de la prospérité qui m'accompagnent depuis mon arrivée à Matignon ne se démentent pas&lt;/em&gt;. Non, Abel Moreau ne rêve pas. Dans cette économie d'abondance où le problème n'est plus tant la répartition du peu entre tous, mais le trop plein pour chacun, le Premier ministre n'a d'autre choix pour satisfaire encore plus le bien-être général que d'inventer une nouvelle société. Ce sera la &lt;em&gt;Fashion Nation&lt;/em&gt;, une société qui devra se spécialiser dans le business de l'Art de vivre et fusionner avec... l'Italie et l'Espagne. Dans ce climat tout rose, la Politique-friction ne pouvait pas rester inerte. Car Abel Moreau a quelques problèmes à régler avec lui-même, avec la piazza Belli et le pont Garibaldi de Rome, avec son amour de jeunesse, avec ces terroristes qui lui cherchent personnellement les noises, avec un ministre de la Défense, ennemi juré, qui ne pense qu'à lui prendre sa place... Un Premier ministre qui a du pain sur la planche avec sa dose quotidienne d'insomnie et de pilules de Dexedrine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Stéphane Osmont, énarque usant ici d'un pseudonyme, est un observateur attentif et ironique des arcanes des ministères et de la Représentation nationale. Il s'amuse (et nous aussi) à marquer au fer rouge les travers, les inepties, les errements, les chausse-trappes, les délires, les rêves de grandeur des gens arrivés au sommet de leurs ambitions. Ces pétages de plomb en série n'ont de cesse de nous renvoyer à l'absurdité d'un Pouvoir laissé aux professionnels du Pouvoir qui ne conçoivent sans doute pas de vivre sans... &lt;em&gt;Le Manifeste&lt;/em&gt; est une plongé en &lt;em&gt;absurdie &lt;/em&gt;qui a le mérite de remettre les idées en place et de recadrer la Politique à hauteur d'Homme. L'humanité en moins. C'est grave, docteur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2197979780155452835?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2197979780155452835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2197979780155452835' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2197979780155452835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2197979780155452835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/05/le-manifeste-de-stphane-osmont-editions.html' title='&quot;Le Manifeste&quot; de Stéphane Osmont - Editions Grasset'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDmQPFDDPcI/AAAAAAAAAEc/A1uvI6UVt5g/s72-c/41RMBXYHFML__SL500_AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-979411315811194956</id><published>2008-05-18T13:19:00.003+02:00</published><updated>2008-05-18T13:25:10.814+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"L'Interprétation des meurtres" de Jed Rubenfeld -Editions Panama</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDARkHUz2jI/AAAAAAAAAEU/SlgdcHSfWz8/s1600-h/couvInterpr%C3%A9ationMeurtres.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201676881752218162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDARkHUz2jI/AAAAAAAAAEU/SlgdcHSfWz8/s320/couvInterpr%C3%A9ationMeurtres.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Etats-Unis. New York. Début 20ème siècle. Tout commence le 29 août 1909 alors que le psychanalyste Sigmund Freud vient à peine de faire son premier pas sur la terre ferme après une croisière transatlantique. Il débarque ainsi dans le Nouveau monde, invité à être la vedette autrichienne de quelques conférences initiées par une université américaine… Il n’en faut pas plus à Jed Rubenfeld pour entraîner le lecteur dans une série de meurtres à tendance&lt;em&gt; psychanalytico-crapulo-sado-masochiste&lt;/em&gt;. Les psys, le flic et le légiste en sa compagnie mènent l’enquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que l’auteur du livre est un malin. Prenant à bras le corps l’histoire de Big Apple, très détaillée, aux rendus minutieux et passionnants, Jed Rubenfeld nous trimballe dans la très haute société New Yorkaise de l’époque : riche, conquérante, pionnière et fondatrice de la future toute puissance américaine. Dans ce contexte, il promène le lecteur dans les balbutiements de la psychanalyse en faisant du narrateur de l’enquête un… psychanalyste, disciple de Freud. En quelque sorte, le porte-parole du Maître qui apparaît finalement peu, et qui tentera de dénouer les nœuds des personnages complexes, se payant le luxe de même parfois, &lt;em&gt;ô diable&lt;/em&gt;, le contredire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile, avant de commencer la lecture de &lt;em&gt;L’Interprétation des meurtres&lt;/em&gt;, de se croire obligé d’être un cador de la psychanalyse. Tout est ici abordable facilement, à l’image d’une psychanalyse qui n’en est encore qu’à ses prémices et de fait, donc, abordée avec didactisme et simplicité par l’auteur. On passe ainsi de la petite fille riche, à la femme battue en passant par les bas-fonds, la jalousie, les instincts primaires et le complexe d’Œdipe sans coup férir. Les chapitres sont courts, vifs, alertes, passant d’un point de vue à un autre tout en mélangeant une série d’histoires qu’il serait délicat de révéler ici, suspense oblige. Freud est le plus souvent un spectateur attentif, un point d’ancrage, une référence écoutée par le narrateur qui mène son enquête. N’allez pas imaginer qu’il puisse devenir un Sigmund Holmes ou un Sherlock Freud crapahutant avec son fidèle Watson vers de nouvelles aventures. Jed Rubenfeld nous gratifie d’une bonne histoire, intelligente, documentée et attrayante pour les neurones. De quoi largement en faire quelques bulles effervescentes et &lt;em&gt;champagnisées&lt;/em&gt;. Un plaisir de lecture à ne surtout pas bouder.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le site : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.interpretationofmurder.com/"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;http://www.interpretationofmurder.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-979411315811194956?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/979411315811194956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=979411315811194956' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/979411315811194956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/979411315811194956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/05/linterprtation-des-meurtres-de-jed.html' title='&quot;L&apos;Interprétation des meurtres&quot; de Jed Rubenfeld -Editions Panama'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SDARkHUz2jI/AAAAAAAAAEU/SlgdcHSfWz8/s72-c/couvInterpr%C3%A9ationMeurtres.gif' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7129479918371754940</id><published>2008-05-11T16:37:00.003+02:00</published><updated>2008-05-11T16:45:21.882+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>"Mongol" réalisé par Sergei Bodrov</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SCcGYnUz2iI/AAAAAAAAAEM/ucQukAl-Z_c/s1600-h/Mongol.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199131314765421090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SCcGYnUz2iI/AAAAAAAAAEM/ucQukAl-Z_c/s320/Mongol.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Film kazakh, allemand, russe, mongol.… avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun. Scénaristes : Arif Aliyev et Sergei Bodrov. Date de sortie France : 9 Avril 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nan ? Sans déc' ? Dites moi pas qu'c'est pas vrai ? Personne, je dis bien personne n'a vu "Mongol" réalisé par le Russe Sergei Bodrov ? Alors je vous le dis rien qu'à vous : probablement un des meilleurs films que j'ai pu voir depuis le début de cette année. Je résume : l'ascension au Pouvoir de celui qui allait devenir l'unificateur de la Mongolie, Gengis Kahn. Film remarquable à l'image sublimissime où se mêlent âpreté et violence... ressentiment et vengeance... douceur et tendresse... amour et fidélité. Le réalisateur s'est attardé sur la légende de Gengis Kahn, son arrivée aux commandes d'un pays qui n'en était pas encore un.. De son enfance à son état d'Homme, conscient de son Destin de bête traquée par ceux qui n'auront de cesse de vouloir sa perte. Il y a dans ce film les fulgurances des combats, de la survie, des corps martyrisés, mais aussi les foudres du paisible qui ne durent jamais très longtemps. Son parcours est semé d'embûches, de trahisons et de quelques geôles. Un film magnifique, parfois torturé, mais toujours libre. In-dis-pen-sa-ble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;a href="http://www.mongol-lefilm.com/"&gt;http://www.mongol-lefilm.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7129479918371754940?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7129479918371754940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7129479918371754940' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7129479918371754940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7129479918371754940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/05/mongol-ralis-par-sergei-bodrov.html' title='&quot;Mongol&quot; réalisé par Sergei Bodrov'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SCcGYnUz2iI/AAAAAAAAAEM/ucQukAl-Z_c/s72-c/Mongol.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5264653457212281726</id><published>2008-04-28T08:01:00.003+02:00</published><updated>2008-04-28T08:04:53.326+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Et si c'était niais ?" de Pascal Fioretto - Editions Chiflet &amp; Cie</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SBVoh1sGo0I/AAAAAAAAADs/mG2NKIgH3ZA/s1600-h/couvFioretto.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194172675798770498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SBVoh1sGo0I/AAAAAAAAADs/mG2NKIgH3ZA/s320/couvFioretto.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un pastiche. Avec deux glaçons. Pascal Fioretto, avec &lt;em&gt;Et c’était niais ?&lt;/em&gt;, n’y va pas avec le dos de la cuillère. Pour son ouvrage dont l’histoire est anecdotique (la rentrée littéraire approche, tous les écrivains d’une même maison d’édition disparaissent un à un, l’inspecteur mène l’enquête…), l’auteur a convié pour chacun des chapitres un auteur reconnu dont il s’amuse à décortiquer le style, les gimmicks et quelques apparences (pas si trompeuses). C’est ainsi que l’on voit débouler, dans l’ordre, Denis-Henri Lévi, Fred Wargas, Marc Levis, Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d’Ormissesson, Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Galvauda, partie intégrante d’une histoire à dormir debout dont ils sont les protagonistes moqués et les auteurs pastichés pour le régal des zygomatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’il faut bien l’avouer, on rigole franchement de ce feu d’artifice où se mélangent et se côtoient quelques auteurs-stars du monde de l’édition d’aujourd’hui. En reprenant à son compte leurs façons reconnaissables (et inimitables ?) entre toutes d’écrire, l’image qu’ils véhiculent d’eux-mêmes, Pascal Fioretto est irrévérencieux, intelligemment taquin et peut taper là où ça fait (un peu) mal. Pour en rire. On découvre, s’il en est besoin, un Denis-Henri Lévi arrogant et prétentieux, accrochée à une conscience exacerbée de sa magnificence, une Christine Anxiot hystérique (sic) pour une cartouche d’imprimante qu’elle souhaiterait changer, une Mélanie Notlong en prise avec le… pourri, Fred Wargas qui offre au livre son héros, le commissaire Adam Seberg résolument perturbé par son passé, Jean d’Ormissemon jouant au jeune ou encore Anna Galvauda plongeant le roman dans la pauvreté, pataugeant dans le sordide. Bref, nous ne sommes pas perdus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout ce mic-mac, l’enquête menée est cohérente dans son peu d’intérêt. Elle laisse toute sa place aux écrivains-invités contre leur gré. Pas besoin d’être un spécialiste (re)connu mondialement de chacun d’entre eux. Il suffit de se laisser porter, puisque au-delà du plaisir de découvrir les différents styles derrière lesquels se cache Pascal Fioretto, se camoufle également l’envie de voir triturer les égos démesurés de certains, avec une certaine méchanceté jouissive, mais surtout avec une certaine lucidité mâtiné d’un don de l’observation et de l’adaptation remarquable. On reste admiratif du travail d’orfèvre mené par l’auteur. On s’extasie. On ricane. On se moque. On se régale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5264653457212281726?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5264653457212281726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5264653457212281726' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5264653457212281726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5264653457212281726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/et-si-ctait-niais-de-pascal-fioretto.html' title='&quot;Et si c&apos;était niais ?&quot; de Pascal Fioretto - Editions Chiflet &amp; Cie'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SBVoh1sGo0I/AAAAAAAAADs/mG2NKIgH3ZA/s72-c/couvFioretto.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1942106271928114197</id><published>2008-04-21T07:50:00.000+02:00</published><updated>2008-04-21T07:53:40.483+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Socrate dans la nuit" de Patrick Declerck - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SAb__VSkkhI/AAAAAAAAADk/3GMImq1bWwQ/s1600-h/couvDeclerck.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190117084102955538" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SAb__VSkkhI/AAAAAAAAADk/3GMImq1bWwQ/s320/couvDeclerck.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Ronchon. Mal embouché, Acariâtre. Phallocrate. Misogyne. Mal luné. Enervé. Père qui s’ignore. Cornelius Van Zandt, c’est un peu tout ça lorsqu’il annonce dès la première ligne du roman de Patrick Declerck : « Je suis mort le 5 août 2005, à 8h47 exactement. Je le sais parce que j’ai regardé ma montre ». Roman ? Pas si sûr lorsque l’on sait que l’auteur de ces deux phrases est lui aussi atteint du même mal : une tumeur au cerveau. Alors, dans le foisonnement du mal-être, dans cette vie où est suspendue au dessus de la tête du narrateur cette épée de Damoclès, la mort à l’affût, on découvre un homme souvent bourru, parfois rustre, épicurien, observateur en coin de sa propre vie ; ses regrets, ses espoirs, ses envies qu’il ne se sent plus le droit d’avoir face à un horizon d’avenir trop étriqué pour que sa carcasse imposante s’immisce dans la vie. La vraie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Declerck règle dans un style brillant ses comptes avec lui-même, avec son passé, lucidement, alors que rôde alentour ses errements d’homme, ses remords, ses impasses… En filigrane, comme un ultime message à sa fille qu’il connaît si peu, si mal, avec qui il voudrait tant communiquer, tant rattraper tout ce temps perdu. Perdu définitivement. On oscille entre le malaise d’un homme en sursis et la volonté à tout crin de ne rien oublier… De marteler les instants sereins de la vie, de raconter l’enfance, les amis, les potes, les amours, les traces d’un parcours où se baladent quelques femmes, des maîtresses, une épouse, le vin, les bonnes bouffes et la littérature. L’écriture en attelle, Cornelius-Declerck scrute cliniquement son Etat d’Homme en imposant la pensée de Socrate condamné à mort comme lui, qui nous suit pendant tout le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors un va et vient permanent particulièrement maîtrisé entre les vies de Cornelius et la philosophie de Socrate, sa guest-star. Patrick Declerck, en érudit, soumet le lecteur à l’épreuve de la pensée profonde en se révoltant, en provoquant, en interrogeant son prestigieux invité. On peut parfois se perdre dans les dédales de la Pensée, être frustré par une méconnaissance avérée de l’histoire et des mots du philosophe, mais l’on n’en reste pas moins interpellé par les questionnements d’un homme qui n’aura de cesse de démontrer à la fois son envie et sa soif de vie, mais aussi l’ambition d’en finir au plus vite. Une ambivalence terrifiante que l’on ne comprend que trop bien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1942106271928114197?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1942106271928114197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1942106271928114197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1942106271928114197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1942106271928114197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/socrate-dans-la-nuit-de-patrick.html' title='&quot;Socrate dans la nuit&quot; de Patrick Declerck - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SAb__VSkkhI/AAAAAAAAADk/3GMImq1bWwQ/s72-c/couvDeclerck.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8212244759046165817</id><published>2008-04-14T07:48:00.002+02:00</published><updated>2008-04-14T07:52:09.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"L'erreur est humaine" de Woody Allen - Editions Flammarion</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SALwjFSkkfI/AAAAAAAAADU/WIevNoc_J6Q/s1600-h/CouvAllen.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188974206190391794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SALwjFSkkfI/AAAAAAAAADU/WIevNoc_J6Q/s320/CouvAllen.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;En entrapercevant la couverture jaune flamboyant du dernier livre de Woody Allen, la première pensée aura été de se demander si &lt;em&gt;L’erreur est humaine&lt;/em&gt; n’était pas la réédition d’un ancien livre oublié. Vérification faite, non. Le maladivement new yorkais publie donc une série de nouvelles inédites (très courtes) où se côtoient, comme d’habitude, le drôle, l’absurde et des situations que le commun des mortels fuirait à toutes jambes. Très inspiré par l’actualité insolite et les faits divers (l’auteur lit beaucoup le magazine &lt;em&gt;Times&lt;/em&gt;, très cité dans l’ouvrage), Allen rebondit sur des thématiques où il a visiblement décidé de mettre son grain de sel de sa patte la plus inimitable. Il malmène ainsi ses quelques démons de toujours comme la physique quantique, la philosophie, les pseudos écrivains à tendance maxi-intello, les producteurs véreux et les scénaristes à la ramasse ou encore les entrepreneurs du bâtiment (une vengeance personnelle ?), la vente de prières par Internet, Mickey Mouse et même les arracheurs d’étiquettes de matelas, de dangereux pervers. Avec tout ça, inutile de dire que les aficionados du névrosé réalisateur y retrouveront leur Maître dans toute sa splendeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il faut bien avouer que la mécanique bien huilée des textes laisse parfois un goût de monotone et de déjà vue pour qui connaît bien l’œuvre d’Allen, qu’elle soit cinématographique ou littéraire. On peut aussi reprocher dans cette traduction la présence d’énormément de références un peu obscures, faute d’explications de la part de l’éditeur. &lt;em&gt;L’erreur est humaine&lt;/em&gt; est à mettre, quoi qu’il en soit, entre toutes les mains pour qui a envie de passer un (très) bon moment avec la  &lt;em&gt;rigolitude&lt;/em&gt; en bandoulière.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8212244759046165817?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8212244759046165817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8212244759046165817' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8212244759046165817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8212244759046165817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/lerreur-est-humaine-de-woody-allen.html' title='&quot;L&apos;erreur est humaine&quot; de Woody Allen - Editions Flammarion'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/SALwjFSkkfI/AAAAAAAAADU/WIevNoc_J6Q/s72-c/CouvAllen.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-169870942725323215</id><published>2008-04-07T09:30:00.002+02:00</published><updated>2008-04-07T09:34:39.022+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"L'affaire Jane Eyre" de Jasper Fforde - Editions Fleuve Noir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_nN4q0zAaI/AAAAAAAAADM/RJfK3uHRFZo/s1600-h/couvJasperFforde.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186402819345940898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_nN4q0zAaI/AAAAAAAAADM/RJfK3uHRFZo/s320/couvJasperFforde.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;L’imagination au Pouvoir. Un leitmotiv qui serait probablement loin de laisser insensible cet écrivain gallois, Jasper Fforde, qui a décidé de mettre au service de la littérature sa folie naturelle. Car il faut bien le dire, l’homme ne semble plus avoir toute sa tête lorsqu’il met en scène Thursday Next, détective aux OpSpec, une unité spécialisée dans les traques du plagiat littéraire, du trafic d’éditions originales de livres ou encore dans l’irréfutable preuves que Shakespeare est le véritable auteur de… ses pièces. Dans le monde de Thursday Next, un autre monde, les Choses et la distorsion du Temps qui passent côtoient sans vergogne le farfelu et le délire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette première aventure, l’auteur a placé son héroïne en bien fâcheuse posture. Cantonnée dans son habituelle et parfois monotone travail d’enquêteuse, elle se voit contrainte par la force de choses à opérer son grand retour dans la ville de son enfance et de ses premiers émois, Swindon. Là, entre un dangereux psychopathe candidat au poste de plus grand criminel de l’Histoire de la littérature, des parents à l’ouest, un oncle inventeur (la machine à gommer les souvenirs, la voiture caméléon, le papier carbone qui traduit dans une autre langue ce que l’on y écrit, la machine capable de reconnaître l’odeur d’un criminel, l’olfactographe, ou encore… les asticots correcteurs d’orthographe…), miss Next retrouve ses marques et son amour de toujours sur le point de se marier. Au final, une Thursday qui se trimballe suffisamment de casseroles psychologiques, lestée des poids du passé, pour justifier son besoin de folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi déprimer ou dépasser l’entendement de la réalité avec une histoire où les personnages se voient transporter dans les pages des chefs d’œuvre de la littérature pour parfois en changer le cours, ou tout faire pour n’en rien modifier. C’est la mission qui incombe à ce détective jamais en jupon lorsque le terrifiant Achéron Hadès décide qu’il tiendra le monde en haleine avec le vol de l’édition originale de &lt;em&gt;Jane Eyre&lt;/em&gt; de Charlotte Brontë dont il peut changer l’histoire à volonté. Une perspective insupportable pour le commun des mortels dans l’univers de fantaisie de Jasper Fforde. Thursday passera à l’attaque…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans ce foisonnement et cette originalité débridée, l’auteur cabotine un peu. On a parfois l’impression qu’il bombe le torse en vous faisant un clin d’œil : &lt;em&gt;z’avez vu comme j’ai de l’imagination !!??&lt;/em&gt;. Alors, parfois, Fforde se perd un peu dans les dédales de son histoire, digresse à loisir en laissant paraître ses trucs, voire ses tics d’écriture avec un fin qui traîne en longueur. Mais on reste pantois, impressionné, par ce mélange de roman policier, de conte déjanté et de voyage pour l’anticonformisme. Un voyage en première classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site : &lt;a href="http://www.jasperfforde.com/"&gt;Japser Fforde&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-169870942725323215?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/169870942725323215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=169870942725323215' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/169870942725323215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/169870942725323215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/laffaire-jane-eyre-de-jasper-fforde.html' title='&quot;L&apos;affaire Jane Eyre&quot; de Jasper Fforde - Editions Fleuve Noir'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_nN4q0zAaI/AAAAAAAAADM/RJfK3uHRFZo/s72-c/couvJasperFforde.gif' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6393820033376204152</id><published>2008-04-01T11:15:00.008+02:00</published><updated>2008-04-03T18:39:48.760+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spectacle-DesMurmures'/><title type='text'>Thomas VDB joue "En Rock &amp; en Roll"</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_OgpK0zAZI/AAAAAAAAADE/nGwWHBk_UI8/s1600-h/ThomasVDB.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184664225174454674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_OgpK0zAZI/AAAAAAAAADE/nGwWHBk_UI8/s320/ThomasVDB.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;Thomas VDB, VanDenBerghe pour les intimes, est un &lt;em&gt;Enfant du rock&lt;/em&gt;. Cet insolent chronique, journaliste rock et ancien rédacteur en chef de &lt;em&gt;Rock Sound&lt;/em&gt;, investit une des petites salles du Théâtre du Temple à Paris pour son spectacle mi-poilant mi-indispensable : &lt;em&gt;En rock &amp;amp; en roll&lt;/em&gt;. Depuis tout petit, affalé sur son lit de tout jeune homme, passionné par la vie de Oderus Urungus, chanteur de Gwar (hin ?), Thomas lit, scrute et décortique la presse musicale pour être… rock star. Mais parce que la guitare c’est trop long et dur à apprendre, il sera critique. Destin d’addict aux vinyles et à… Queen, l’homme raconte avec la tonicité d’un Iggy Pop survitaminé son épopée de journaliste aux prises avec les affres du rock, du&lt;em&gt; pas rock&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;rock, quoi&lt;/em&gt; .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rigole franchement de sa subjectivité sournoise et assumée, de ses mimiques et de la complicité objective avec un public pas nécessairement dans l’obligation d’être un dictionnaire du rock ambulant. Revisitant à sa façon l’Histoire de la musique, faisant le tri dans nos égarements musicaux coupables, Thomas VDB s’amuse de lui-même en ironisant sur ses rencontres professionnelles. Jouant tous les rôles, il met en scène la vacuité et le sérieux navrant des similis stars tentées de se la raconter plus que de raison. Se mélangent ainsi les petites anecdotes entre amis où se côtoient rageusement les cadors du rock et les &lt;em&gt;guitareux&lt;/em&gt; à la petite semaine… Jean-Louis Aubert, Glorious, AC DC, Corleone, Pete Best et Les Beatles, Johnny Hallyday, Tommy Lee et Mötley Crue, Marduk (!!??), Cali, Miossec… tous dans le rôle de la victime du &lt;em&gt;Règlement de compte à OK Rock-al&lt;/em&gt;. Bref, une galerie de portraits présentée sans pincettes, un spectacle où il est urgent d’accourir jusqu’au 26 avril. Yeah !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C’est là que ça se passe&lt;/strong&gt; : Théâtre du Temple, 18, rue du Faubourg du temple, Paris 11ème. Du mercredi au dimanche (18h45 le dimanche). Place : 20 euros – Tarif réduit : 15 euros. Tél. 01 43 38 23 26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sites : &lt;a href="http://www.thomasvdb.com/"&gt;thomasvdb.com &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://www.myspace.com/tomvdb"&gt;myspace.com/tomvdb&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6393820033376204152?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6393820033376204152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6393820033376204152' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6393820033376204152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6393820033376204152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/thomas-vdb-joue-en-rock-en-roll.html' title='Thomas VDB joue &quot;En Rock &amp; en Roll&quot;'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R_OgpK0zAZI/AAAAAAAAADE/nGwWHBk_UI8/s72-c/ThomasVDB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8443180055918122402</id><published>2008-03-28T15:00:00.000+01:00</published><updated>2008-03-28T15:14:37.952+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Bouche cousue" de Mazarine Pingeot - Editions Julliard</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R-s53q0zAXI/AAAAAAAAAC0/-gD6z7gYB0o/s1600-h/CouvMazarineBouche.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182299424771211634" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R-s53q0zAXI/AAAAAAAAAC0/-gD6z7gYB0o/s320/CouvMazarineBouche.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Mazarine. Il est des prénoms qui se suffisent à eux-mêmes… A peine prononcés, ils disent presque tout. Enfin le croit-on. Parce que longtemps, la fille (très) longtemps cachée de François Mitterrand n’avait œuvré qu’entre littérature malhabile et présence télévisuelle anecdotique. Avec la sortie chez Julliard en 2005 de &lt;em&gt;Bouche cousue&lt;/em&gt;, la jeune femme décide de se livrer et de s’adresser à cet enfant qui naîtra prochainement… Parce qu’un &lt;em&gt;jour tu ouvriras des livres qui parlent de lui. Avant que tu ne découvres ce qu’on a fait de cet homme, mon père à moi, je dois réveiller ma mémoire, et te protéger de notre histoire en clarifiant la mienne&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au gré de ses vérités, Mazarine égrène une sensibilité de petite fille à la fois traumatisée par une situation hors norme, être un mystère de la République, et son bonheur de le voir, Lui, chaque soir assis au bord de son lit avant qu’elle ne s’endorme. Comme tous les pères. Qu’elle puisse enfin l’appeler &lt;em&gt;papa&lt;/em&gt; sans craindre de trahir un secret si bien gardé. C’est cette émotion-là que distribue sans faux-fuyant &lt;em&gt;Bouche cousue&lt;/em&gt; : cette capacité à rendre ce qui nous semble impossible, palpable, et notre imaginaire la concernant, quotidien. Mazarine raconte ses rêves de gamine peut-être déjà trop mûre pour conserver une certaine naïveté. Elle qui, si souvent, regardait jouer dehors de petites voisines sans qu’elle puisse les rejoindre, de peur de s’attacher à l’une d’entre elles et de Tout lui raconter. Ne pas s’approcher trop près de la réalité pour ne pas trahir un secret. Vivons un peu heureux, mais vivons cachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis cet enfant à naître. Il faut vider son sac, se comprendre… mais s’affirmer aussi. Alors Mazarine raconte… elle raconte les lambris des Palais, ses week-ends à la campagne avec Lui installé dans un lourd fauteuil avec ses livres, le soleil qui réchauffe les âmes pour se sentir en famille, sa mère si farouchement amoureuse et secrète, leurs gardes du corps, l’école, l’adolescence, ses premiers émois pataugeants, son Amour, les regards sur elle, inquisiteurs ou compatissants, ceux qui lui veulent du mal, ceux qui croient lui vouloir du bien… l’hôpital, la maternité… la mort. Tout est sensible, honnête, à vif sur des plaies pas encore tout à fait cicatrisées. D’un voyage que l’on pensait celui d’une enfant très (trop) gâtée, on se pose au bout du compte sur des sables mouvants : des fêlures, des absences, un sentiment d’inachevé… Une universalité des manques, comme tout un chacun, en somme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8443180055918122402?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8443180055918122402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8443180055918122402' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8443180055918122402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8443180055918122402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/bouche-cousue-de-mazarine-pingeot.html' title='&quot;Bouche cousue&quot; de Mazarine Pingeot - Editions Julliard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R-s53q0zAXI/AAAAAAAAAC0/-gD6z7gYB0o/s72-c/CouvMazarineBouche.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1949098633576235541</id><published>2008-03-23T13:05:00.010+01:00</published><updated>2008-03-23T21:26:37.360+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-Betty Poulpe'/><title type='text'>"MR73", réalisé par Olivier Marchal</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R-ZM1KiexiI/AAAAAAAAAAw/IjS50ZFN1Eo/s1600-h/mr73.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180912897582089762" style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R-ZM1KiexiI/AAAAAAAAAAw/IjS50ZFN1Eo/s320/mr73.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Par&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;... avec Daniel Auteuil, Catherine Marchal, Olivia Bonamy, Gérald Laroche, Francis Renaud... scénariste : Olivier Marchal, sortie France : 12 mars 2008,&lt;br /&gt;site officiel : &lt;a href="http://www.mr73-lefilm.com/"&gt;http://www.mr73-lefilm.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Schneider, flic à la SRPJ de Marseille, est plus que fatigué, il est fini. Ses collègues, sa hiérarchie aimeraient en tous cas le croire. Ses rencontres avec la dive bouteille sont fréquentes. Une fois, deux fois de trop, il est lâché, écarté. C'est un fantôme du passé, Justine qui lui apporte la rédemption, l'occasion de partir en soldant les comptes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec "MR73" Olivier Marchal, ex-flic passé du côté des salles obscures, met un point final à son tryptique initié avec &lt;em&gt;Gangsters&lt;/em&gt; (2002) puis &lt;em&gt;36 Quai des Orfèvres&lt;/em&gt; (2004). Mais surtout il signe là un grand film noir, loin des adaptations &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vargassienne&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;grangézophile &lt;/span&gt;&lt;span&gt;(pour moi, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;deus ex machina&lt;/span&gt; métaphysico-mystique n'a rien à faire dans un policier, quand je veux du fantastique je lis de l'heroïc fantasy)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;L'intrigue sert de prétexte pour montrer les blessures mortelles d'un homme, comme les autres, mais qui a accepté d'en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chier&lt;/span&gt; en endossant sa fonction de flic. Daniel Auteuil est parfait, humble comme il sait l'être, à sa place. L'histoire est simple mais tous les efforts de Marchal se sont portés sur la psychologie des personnages, mis en valeur par une lumière très travaillée. Le tableau final est sombre mais très réussi et je lui pardonne volontiers les quelques excès de symboles (la pluie ça lave...) comme j'avais pardonné ses excès à Frédéric Schoendoerffer sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Truands&lt;/span&gt;. Le retour du noir français ? J'en rêve...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A lire : une interview de Daniel Auteuil dans et sur le site de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.studiomagazine.fr/film/autour_zoom.asp?id=25988&amp;amp;ida=203265"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Studio magazine de mars 2008&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; qui en dit long sur l'attachement du comédien au noir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1949098633576235541?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1949098633576235541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1949098633576235541' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1949098633576235541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1949098633576235541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/mr73-ralis-par-olivier-marchal.html' title='&quot;MR73&quot;, réalisé par Olivier Marchal'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R-ZM1KiexiI/AAAAAAAAAAw/IjS50ZFN1Eo/s72-c/mr73.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2981502271667148573</id><published>2008-03-17T23:49:00.004+01:00</published><updated>2008-03-18T07:58:49.608+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Ni d'Eve ni d'Adam" d'Amélie Nothomb - Editions Albin Michel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R971w2le2EI/AAAAAAAAACs/KNIbEjSevjg/s1600-h/couvNothomb.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178846841157900354" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R971w2le2EI/AAAAAAAAACs/KNIbEjSevjg/s320/couvNothomb.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sans conteste, il existe un univers entre la Belgique et…. le Japon. Voire deux. Trois. C’est pourtant là qu’Amélie Nothomb, fille d’ambassadeur, a grandi. Dans un pays souvent incompréhensible, à mille lieux des préoccupations, des impatiences et des énervements occidentaux. Dans &lt;em&gt;Ni d’Eve ni d’Adam&lt;/em&gt;, on retrouve donc Amélie âgée de 21 ans. De retour au pays du Soleil Levant après des années d’absence, elle cherche du travail parce qu’il faut bien manger. Elle opte pour les cours de français. Après avoir passée une petite annonce, elle rencontre Rinri, jeune étudiant de 22 ans en langue, aussi doué en français que Bernard Lavilliers interprétant &lt;em&gt;Casse-noisette&lt;/em&gt; en tutu rose et ses quelques pointes à l’avenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils de notable, Rinri séduit peu à peu Amélie, à force de patience toute japonaise et de présence discrète. A la fois flattée, troublée mais aussi gênée, Amélie succombe à ses avances sans tout à fait lâcher la bride, sans s’abandonner véritablement, gardant cet infime degré de liberté et de lucidité qui lui murmure que quelque chose d’autre l’attend, ailleurs. A deux, ils travailleront, vivront et parcourront leur vie dans un ralenti serein fait de quelques non-dits, où la vie s’écoulera au rythme des saisons, des couleurs qui n’existent que là-bas et des envies. Pour son retour au Japon, Amélie retrouve ses sens qu’elle croyait jusque là endormis… Comme pour Proust et sa &lt;em&gt;Madeleine&lt;/em&gt;, la narratrice voit ses papilles s’éveiller devant la nourriture japonaise et ses yeux s’émerveiller d’un pays qui lui a fondamentalement manqué. Perceptiblement, Amélie se (re)construit, s’isole, se confronte et prend conscience de son but ultime en comprenant qu’elle devra quoi qu’il en soit abandonner ce qui ne lui permettra pas d’être enfin ce qu’elle désire le plus au monde. &lt;em&gt;Ni d’Eve ni d’Adam&lt;/em&gt; n’est ni un livre joyeux, ni un livre triste, il est de ceux qui trace les parcours, s’arroge le droit de ne pas convaincre, mais ressentir. Un livre à la fois léger et profond, qui se pose comme l’avis d’une future naissance. Celui d’Amélie Nothomb. Ecrivain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2981502271667148573?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2981502271667148573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2981502271667148573' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2981502271667148573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2981502271667148573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/ni-deve-ni-dadam-damlie-nothomb.html' title='&quot;Ni d&apos;Eve ni d&apos;Adam&quot; d&apos;Amélie Nothomb - Editions Albin Michel'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R971w2le2EI/AAAAAAAAACs/KNIbEjSevjg/s72-c/couvNothomb.gif' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7596751345514800602</id><published>2008-03-12T09:15:00.002+01:00</published><updated>2008-03-18T09:02:07.863+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-Betty Poulpe'/><title type='text'>"De Cape et de Crocs"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R9WcVpt6foI/AAAAAAAAAAo/87l_K3QHdKU/s1600-h/dcdcrocs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176215242521869954" style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R9WcVpt6foI/AAAAAAAAAAo/87l_K3QHdKU/s320/dcdcrocs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Par &lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Série &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, 8 tomes parus (combien à venir ?), Scénario : Alain Ayroles, Dessin : Jean-Luc Masbou, coll. Terres de légendes, &lt;a href="http://www.editions-delcourt.fr/"&gt;éditions Delcourt&lt;/a&gt; (couverture : Tome 8, Le Maître d'Armes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Synopsis :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Don Lope de Villalobos y Sangrin, loup andalou et Armand Reynal de Maupertuis, renard gascon, se lancent à la recherche du fabuleux trésor des îles Tangerines, épaulé par Eusèbe, le valeureux lapin. Ils s'embarquent alors pour une aventure picaresque. Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, c'est la bande dessinée à mettre entre les mains de votre collégien si vous désespérez de ses dictées (ça se fait encore ?) emplies de sms.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, c'est la bande dessinée à mettre entre les mains de votre mari si vous désespérez de la pauvreté de son vocabulaire et de le voir lire un jour autre chose que l'Equipe.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, c'est la bande dessinée qui prouvera à Mamie que si, il y a encore des auteurs qui savent fort bien manier la langue et que la bédé n'est pas un genre mineur.&lt;br /&gt;Pourquoi ? Parce que la particularité de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, ce sont ses longues tirades en alexandrins. Parce que c'est la Tulipe Noire, Pardaillan, le Capitan, Dumas avec ses mousquetaires, Molière qui vivent dans ses cases. Parce que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, c'est un dessin aussi subtil qu'une césure à l'hémistiche. Parce que dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/span&gt;, on entend le Loup, le Renard et la bel... le Lapin (pardon Eusèbe !) parler. Parce que... Parce que... Puis zut, diantre fichtre, vous n'avez qu'à lire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait du Tome 8, le Maître d'armes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Maître d'armes :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sentez-vous cet effluve infectant le zéphyr ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fi ! L'infâme fumet ! Je ne puis le souffrir !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je flaire en de grands airs, sous une mine altière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Relents de chiens mouillés et parfums de tanière !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armand Reynal de Maupertuis:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parbleu ! Mais ! Il nous brocarde !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Maître d'armes :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des outrages reçus mon ton reste en deçà :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une odeur m'indispose, un lapin m'offensa,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si j'ajoute à son trait ce musc de sauvagine,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est par deux fois, ce jour, qu'on flétrit ma narine !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Don Lope de Villalobos y Sangrin :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si j'ai bien saisi... il dit qu'on pue ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armand Reynal de Maupertuis:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En alexandrins.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7596751345514800602?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7596751345514800602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7596751345514800602' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7596751345514800602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7596751345514800602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/de-cape-et-de-crocs.html' title='&quot;De Cape et de Crocs&quot;'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R9WcVpt6foI/AAAAAAAAAAo/87l_K3QHdKU/s72-c/dcdcrocs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-8387466257542385670</id><published>2008-03-06T07:52:00.006+01:00</published><updated>2008-03-06T08:23:58.930+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Scènes de la vie d'acteur" de Denis Podalydès - Editions Seuil/Archimbaud</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8-Y2T_rFRI/AAAAAAAAACk/akqrK0XazbM/s1600-h/couvPodalyd%C3%A8s.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174522555719685394" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8-Y2T_rFRI/AAAAAAAAACk/akqrK0XazbM/s320/couvPodalyd%C3%A8s.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Entré à la Comédie française en 1997, l'acteur Denis Podalydès, frère de Bruno (&lt;em&gt;Versailles Rive-Gauche&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Dieu seul me voit&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le mystère de la chambre jaune&lt;/em&gt;, etc.), a la petite &lt;em&gt;faiblesse&lt;/em&gt; des diplômés en philosophie : l'écriture. Ainsi, celui qui porte le numéro 505 sur la carte de Sociétaire de la vénérable maison, a-t-il depuis de nombreuses années noirci secrètement les pages blanches de ses cahiers. La publication de &lt;em&gt;Scènes de la vie d'acteur&lt;/em&gt; est donc le résultat de la collecte et du tri de ses différents textes (39) relatant ses années de travail aussi bien au théâtre qu'au cinéma. Et ne boudons pas notre plaisir de lecteur, à découvrir entre les lignes le quotidien d'un acteur qui se définit lui-même comme &lt;em&gt;ordinaire&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;classique&lt;/em&gt; dans le sens où il a souhaité dans cet ouvrage faire partager le quotidien d'un métier où les paillettes ne sont que la surface émergée du travail de préparation souvent long, fastidieux, angoissant et difficile, mais aussi jouissif… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Denis Podalydès nous promène donc avec son style académique, un peu poussiéreux parfois à l'image des vieux bâtiments qui l'accueillent, dans les incertitudes, les peurs, les pleurs, les petits riens, les joies, les triomphes et les affres de la vie de troupe… Il déambule également dans la vie d'acteur de cinéma ou dans son rôle de juge d'élèves acteurs avec son regard mêlé d'empathie, de rejet ou de consternation. Présentés sans souci chronologique, ces textes apportent l'éclairage de l'inconnu, une entrée par la petite porte, une vision objective dans un royaume de la tricherie assumée où plane en filigrane le fantôme d’un frère suicidé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pourtant, dans ce lot de vérités, l'auteur a opté pour le secret des identités et des actions qu'il relate. Malheureusement, pourrais-je dire. Car en tentant de gagner en universalité de la vie d'acteur, Denis Podalydès rend son livre également souvent impersonnel, lointain et quelques fois même antipathique. En changeant les noms des gens dont il parle, en travestissant les tranches de vie, il y a une sorte de détachement, un éloignement inexorable qui s'opère pour le lecteur que je fus alors que j'aurais sans doute aimé un livre plus libre, moins placé à l'aune de la contrainte de ne faire de mal à personne. Un ouvrage qui demeure toutefois une belle méditation sur un métier encore, quoi qu’on en dise, mystérieux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-8387466257542385670?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/8387466257542385670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=8387466257542385670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8387466257542385670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/8387466257542385670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/03/scnes-de-la-vie-dacteur-de-denis.html' title='&quot;Scènes de la vie d&apos;acteur&quot; de Denis Podalydès - Editions Seuil/Archimbaud'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8-Y2T_rFRI/AAAAAAAAACk/akqrK0XazbM/s72-c/couvPodalyd%C3%A8s.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7865457952117315520</id><published>2008-02-29T16:15:00.000+01:00</published><updated>2008-02-29T16:27:48.694+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-DesMurmures'/><title type='text'>"Les liens du sang" réalisé par Jacques Maillot</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8SZ4kJUt-I/AAAAAAAAACc/YY3B_twQI18/s1600-h/LiensDuSang.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171427469182679010" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8SZ4kJUt-I/AAAAAAAAACc/YY3B_twQI18/s320/LiensDuSang.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;... avec Guillaume Canet, François Cluzet, Clotilde Hesme, Marie Denardaud… scénaristes : Jacques Maillot, Eric Veniard et Pierre Chosson - Sortie France : 6 février 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne pourra jamais dire que le réalisateur Jacques Maillot encombre les salles obscures de ses œuvres. Point de nouvelles fraîches de l’homme depuis l’excellent &lt;em&gt;Nos vies heureuses&lt;/em&gt; (1998) suivant de quelques années un court et moyen métrage impeccables présentés ensemble en salles en 1995 : &lt;em&gt;75 centilitres de prières &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Corps inflammables&lt;/em&gt;. Depuis, rien. Alors évidemment, ce retour inattendu sur le devant de la scène avec &lt;em&gt;Les liens du sang&lt;/em&gt;, un film au casting appétissant, ne pouvait laisser très longtemps insensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et force est de constater que l’on ne ressort pas déçu de ces 1h46 de film qui met en scène deux frères. L’un est flic (Guillaume Canet) : droit, honnête… L’autre (François Cluzet) a été bandit à ses heures et vient de sortir de 10 ans d’emprisonnement pour meurtre. Le choc du retour, les plaies psychologiques béantes, les comptes sont à régler entre les deux hommes qui ne font qu’aviver et attiser chacun les braises de l’incompréhension. Sur fond de fin des années 70 cradingues, à l’image remarquablement choyée par un directeur de la photo inspiré (Luc Pagès), une caméra mobile et près des corps assiste en première ligne aux combats larvés que se mènent les héros d’une tragédie en devenir… Quand l’un tente la rédemption par l’illégalité, l’autre tentera de le sauver en flirtant plus que de raison avec le feu. Une courbe de vie qui s’inverse et c’est en mode majeur que s’entremêlent doutes, amour fraternel, reconnaissance, ingratitude et… fric. Une lueur d’un hypothétique bonheur, au loin, puis plus rien. Comme une impasse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7865457952117315520?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7865457952117315520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7865457952117315520' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7865457952117315520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7865457952117315520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/les-liens-du-sang-ralis-par-jacques.html' title='&quot;Les liens du sang&quot; réalisé par Jacques Maillot'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R8SZ4kJUt-I/AAAAAAAAACc/YY3B_twQI18/s72-c/LiensDuSang.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-7003815048853848271</id><published>2008-02-25T13:19:00.000+01:00</published><updated>2008-02-26T22:12:43.778+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Regards croisés'/><title type='text'>"No country for old men" : en texte, en images... Oscar, oblige...</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R77BgkJUt9I/AAAAAAAAACU/Dbi358WsBIw/s1600-h/couvMcCarthy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169782187470665682" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R77BgkJUt9I/AAAAAAAAACU/Dbi358WsBIw/s320/couvMcCarthy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Par &lt;strong&gt;DesMurmures&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours préféré lire d’abord un roman et enchaîner ensuite par son adaptation cinématographique. Pas l’inverse. &lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/em&gt;) écrit par Cormac McCarthy et adapté au cinéma par les frères Coen n’a donc pas échappé à la règle. Mais différence majeure, c’est la première fois que je lisais McCarthy alors que j’ai vu tous les films des frères Coen. Alors, objectif or not objectif ? That is ze subjectivité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moss est un gars simple. Il chasse au fusil dans le désert du Texas, tombe sur les victimes d’un carnage et s’approprie indûment les deux millions de dollars d’une mallette restée là, appartenant à des trafiquants de drogue. A peine le temps de ramener tout ça chez lui et d’éventuellement penser profiter de ce pactole inespéré, qu’une volée d’intrus a décidé que cet argent ne serait pas à lui : un tueur azimuté, trimballant une bouteille d’oxygène en guise d’arme redoutable, prêt à toutes les horreurs pour le récupérer et un vieux sheriff (Tommy Lee Jones) qui n’a que la volonté de sauver Moss du rôle du renard d’une chasse à courre sordide dans laquelle il s’est enferré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les frères Coen ont l’habitude de la descente aux enfers (&lt;em&gt;Blood Simple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Fargo&lt;/em&gt;) et ils malmènent le plus souvent leurs personnages avec maestria et pas mal d’humour noir. Ils ne pouvaient que se passionner pour les futurs ennuis de Moss. Ici, l’humour noir est au compte goutte et essentiellement centré sur le tueur psychopathe hallucinant (magistralement interprété par Javier Bardem) à la coupe de cheveux improbable, mélange de Beatles sur le retour et d’une Mireille Mathieu à l’encéphalogramme plat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est un apport majeur des frères Coen en comparaison avec le livre… L’univers des cinéastes malgré tout présent, quoi qu’il en coûte, par rapport à un ouvrage qui se pose le plus souvent du côté du vieux flic en délicatesse avec ses souvenirs, et son présent d’homme dépassé par le brutalité guerrière d’une société en pleine mutation. Largué, il n’aura de cesse de faire (beaucoup trop) parler les pages du livre de McCarthy qui voit-là le moyen le plus adéquat pour son message de fin non pas du monde, mais d’un monde. Joel et Ethan Coen ont décidé pour leur part de ne pas trop porter ce fardeau, ils s’arrogent la simplicité, le cinglant et les langueurs avec une mise en scène à la fois fluide et nerveuse. Le mouvement puis le(s) silence(s) dans une tragédie où s’imbriquent l’injuste et la rédemption, le simili vertueux et la comédie de l’infâme. &lt;em&gt;Trahir&lt;/em&gt; un livre pour l’adapter à un autre format ne m’a jamais véritablement traumatisé, je crois même que le malmener ne peut être que bénéfique… Et &lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt; en est un vivant exemple. Enfin, quand il reste des survivants…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R77AQ0JUt7I/AAAAAAAAACE/UrNKstUZ4xw/s1600-h/afficheNoCountry.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169780817376098226" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R77AQ0JUt7I/AAAAAAAAACE/UrNKstUZ4xw/s320/afficheNoCountry.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Par &lt;strong&gt;Betty Poulpe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;Faut avoir l'estomac bien accroché et les yeux grands ouverts face à &lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt;... Enième variation autour d'un bon, d'une brute et d'un truand, rien de neuf sous le soleil et la sierra torride du Texas ? Oooh que si. Le film, comme le livre éponyme dont il est tiré, n'est ni un polar ni un western ni un film de genre, c'est tout ça à la fois. En mieux. C'est l'expression précise du moment où le commun des (très) mortels sent que la société bascule. Non, a basculé, serait plus juste. Tommy Lee Jones incarne donc un vieux sheriff à qui vient la révélation et dont franchement il ne sait que faire. &lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt; est violent, par le sang qui gicle mais surtout par cette "nouvelle" (pas tant que ça finalement, semble dire le vieux Ellis aux 40 chats) forme de violence, froide, à l'image de Chigurgh (Javier Bardem, brillant) qui ne soucie pas plus de ses victimes que de ses cheveux. Tommy Lee Jones est empêtré dans ses souvenirs (noyé chez Mac Carthy) et n'arrive pas à faire face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans le livre et dans le film, il y a un rythme hypnotique tantôt lent tantôt d'une fulgurance incroyable mais sans heurts comme s'il était naturel de passer de l'un à l'autre. Si par son écriture, Mac Carthy nous livre toute l'aridité des paysages, elle est bien pâle face à la force de l'image des Coen, à leur cadrage si minutieux, à une photo extraordinaire. Et ces couleurs... Mais surtout, le film dépasse de loin le livre dont il est non pas simplement une adaptation très fidèle mais une sublimation. Rien de moins. Il m'aura fallu une bonne cinquantaine de pages pour entrer dans l'univers de Mac Carthy au style... unique avec ses phrases dont la ponctuation met au défi la compréhension, des dialogues où les locuteurs sont connus à peine avant qu'ils ne se quittent et des situations apparemment déstructurées qui reviennent successivement (les monologues de Bell par exemple). Ajoutez une intrigue qui passe au second plan, voire finie aux oubliettes, des lenteurs vraiment très ... lentes, lire le roman de Mac Carthy se mérite. Les frères ont gommé tout ça. C'est dommage ? A chacun de voir, pour moi, c'est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site (l’auteur) : &lt;a href="http://www.cormacmccarthy.com/"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;http://www.cormacmccarthy.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le site (le film) : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.nocountryforoldmen-themovie.com/"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;http://www.nocountryforoldmen-themovie.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-7003815048853848271?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/7003815048853848271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=7003815048853848271' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7003815048853848271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/7003815048853848271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/no-country-for-old-men-en-texte-en.html' title='&quot;No country for old men&quot; : en texte, en images... Oscar, oblige...'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R77BgkJUt9I/AAAAAAAAACU/Dbi358WsBIw/s72-c/couvMcCarthy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5546808530949158949</id><published>2008-02-20T23:34:00.005+01:00</published><updated>2008-02-22T12:48:52.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Chroniques de l'asphalte 1/5 : le temps des tours" de Samuel Benchetrit - Editions Julliard</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7yr3EJUt2I/AAAAAAAAABc/r56b2-HDWYg/s1600-h/couvBenchetrit.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5169195434808489826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7yr3EJUt2I/AAAAAAAAABc/r56b2-HDWYg/s320/couvBenchetrit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A peine terminée la lecture de son très bon premier roman, &lt;em&gt;Récit d’un branleur&lt;/em&gt;, vous pouvez vous attaquer sans haine et sans crainte au 1er opus de &lt;em&gt;Chroniques de l’asphalte&lt;/em&gt;. Ambitieux, l’auteur inaugure ici le projet de cinq livres autobiographiques qui débutent avec ce 1er tome assez court : &lt;em&gt;Le temps des tours&lt;/em&gt;. Et rien de tel, pour commencer, que… l’enfance. Samuel Benchetrit vit et respire la banlieue. C’est là, dans &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; tour, qu’il raconte les habitants de &lt;em&gt;son&lt;/em&gt; immeuble. Chaque chapitre est un étage, des tranches de vie de voisins, le plus souvent attendrissantes : M. Stern qui ne veut pas payer les charges pour l’ascenseur, la famille Bouteillé endeuillée, qui couche avec qui en allant sortir les poubelles… Les tout, les riens d’une vie en communauté, des habitants parfois soudés, mais aussi souvent seuls et abandonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a aussi les copains, l’école de loin, les petits larcins, les caïds aux petits pieds, ceux qui feront peur plus tard… La solidarité, le soutien, les amitiés, les abandons d’une vie pas facile pour tout un chacun. Et dans ces instantanés, Samuel est l’observateur privilégié, l’acteur parfois malmené d’un monde cruel où il ne se débat pas forcément. Parce qu’à son jeune âge, toutes les horreurs de son monde sont normales et au bout du compte pas si terribles que ça. Une histoire, son histoire, où s’entremêlent innocence et nostalgie, lucidité et impassibilité. Et puis, déjà, ce besoin et l’envie d’ailleurs… C’est sûr, là, il connaîtra ses premières épreuves comme ses premiers émois, ses premières trouilles comme ses premières sensations d’humanité. C’est là qu’il deviendra lui. Âpre, perçant, drôle et sombre, ce 1er tome a cette légèreté d’une vie qui débute…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5546808530949158949?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5546808530949158949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5546808530949158949' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5546808530949158949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5546808530949158949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/chroniques-de-lasphalte-15-le-temps-des.html' title='&quot;Chroniques de l&apos;asphalte 1/5 : le temps des tours&quot; de Samuel Benchetrit - Editions Julliard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7yr3EJUt2I/AAAAAAAAABc/r56b2-HDWYg/s72-c/couvBenchetrit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-9091446466848848974</id><published>2008-02-14T07:50:00.008+01:00</published><updated>2008-02-22T12:49:27.690+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Un vrai roman - Mémoires" de Philippe Sollers - Editions Plon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7PmvEJUt1I/AAAAAAAAABU/_lmKUmu1eoo/s1600-h/couvSollers.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166726893765179218" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7PmvEJUt1I/AAAAAAAAABU/_lmKUmu1eoo/s320/couvSollers.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si on m’avait dit un jour que je lirais du &lt;em&gt;Sollers&lt;/em&gt;... Philippe Sollers. Il faut dire que la réputation qui précédait l’homme et ses prestations médiatiques n’avaient jusqu’à présent pas vraiment titillé ma curiosité. Avec la sortie de ces &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt;, un je ne sais quoi d’attirant, d’irrémédiable, me prit pour la lecture, au final, de 349 pages d’autocongratulation. Parce que ne nous y trompons pas, Sollers demeure son meilleur impresario afin de nous refourguer à haute dose l’ensemble de son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, l’ouvrage débute comme toutes bonnes &lt;em&gt;Mémoires&lt;/em&gt; qui se respectent avec une naissance (dans les &lt;em&gt;faubourgs immédiats de Bordeaux&lt;/em&gt;), une enfance chétive, une adolescence…et des premiers pas d’adulte. A peine moins que la moitié du livre. Puis vient la Littérature. Son Milieu. Ses Codes. Ses Auteurs. Ses quelques Génies. Et quelques Abrutis. Dans ce monde-là, l’auteur navigue le regard et le sourire en coin, le stylo prêt à être dégainé et suffisamment d’immodestie pour noyer l’attrait que l’on pourrait avoir pour ses quelques frasques et pensées. Revendiquant sa bourgeoisie à une époque où il était de bon ton d’être un écrivain qui crève la dalle, Sollers brille, agace tout en portant sur lui fièrement l’arrogance de ses certitudes. Forcément, ça trouble le quidam. On ne saura pas grand-chose de sa vie, la vraie, de ses amours (une femme, une maîtresse pour la vie), voyageant de Venise à Barcelone en passant par l’Ile de Ré, parlant le chinois et l’italien (et le latin), vénérant Nietzsche et brocardant les nouvelles générations d’écrivaillons afin de s’extraire lui-même de cette masse qu’il considère comme indigne de lui. Même les &lt;em&gt;grands écrivains&lt;/em&gt; qui croisent sa route n’ont droit qu’à des &lt;em&gt;portraits&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;impressions&lt;/em&gt; seraient plus juste, d’une, deux ou trois lignes. Frustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrogance, disais-je, mais aussi les maux de la digression et des jugements qui n’en finissent plus pour s’installer sur la table de l’ennui, entre 18ème siècle et 11 septembre 2001. S’ensuivent, parfois, les listings qu’il adore et justifie de quelques mots (le nom des peintres et les titres des œuvres figurants sur les éditions de poche de ses livres, les premières phrases de ses livres et même les exergues des premières pages…). On se fatigue vite de ces &lt;em&gt;listes de courses&lt;/em&gt;. Puis cette manie : si vous ne comprenez pas ce que je dis, lisez tel de mes livres, si vous voulez en savoir plus, lisez celui-là… Tiens puis celui-là vous ferait du bien, oh, et celui là qu’est-ce qu’il est bon, « c’est moi qui l’ai fait »… Des &lt;em&gt;Mémoires-sandwiches&lt;/em&gt;, en somme. On se demande même, parfois, si l’éditeur (Plon) a osé relire et faire des remarques sur le manuscrit quand, à deux reprises, Sollers raconte que c’est grâce à son aimable intervention dans un avion qu’Antoine Gallimard oeuvra pour la publication de Sade dans La Pléiade ou encore lorsqu’il affirme qu’il faut commencer à apprendre le chinois à 9 ans précisément. Curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Sollers est à l’image… de son image, alors qu’on l’aimerait plus détaché de son nombril, plus simple, plus direct, plus émouvant et sans doute plus humain… Le style, même brillantissime, ne fait pas tout, et la lecture de ce livre laisse la bouche pâteuse. Il nous laisse (trop) souvent abandonné et moribond, sur le bord de la route. L’écrivain et l’homme restent dans leur inaccessible monde. Seule me reste, comme indélébile, cette métaphore qu’il reprend à son compte : « Quand je dis &lt;em&gt;ne rien faire&lt;/em&gt;, c’est dans le sens chinois : &lt;em&gt;ne rien faire, mais que rien ne soit pas fait&lt;/em&gt; ». Et rien que pour ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Site : &lt;a href="http://www.philippesollers.net/"&gt;http://www.philippesollers.net/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-9091446466848848974?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/9091446466848848974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=9091446466848848974' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/9091446466848848974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/9091446466848848974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/un-vrai-roman-mmoires-de-philippe.html' title='&quot;Un vrai roman - Mémoires&quot; de Philippe Sollers - Editions Plon'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R7PmvEJUt1I/AAAAAAAAABU/_lmKUmu1eoo/s72-c/couvSollers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-1465970520276653076</id><published>2008-02-09T12:52:00.001+01:00</published><updated>2008-02-14T08:03:53.206+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-Betty Poulpe'/><title type='text'>"Battle for Haditha" de Nick Broomfield</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R62UaoHxHVI/AAAAAAAAAAg/LRlZGEhXok0/s1600-h/Haditha.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164947532831333714" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R62UaoHxHVI/AAAAAAAAAAg/LRlZGEhXok0/s320/Haditha.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;... avec Elliot Ruiz, Yasmine Hanani, Andrew McLaren... - Sortie France : 30 janvier 2008 - Site : &lt;a href="http://www.surreal-films.com/haditha"&gt;http://www.surreal-films.com/haditha&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.surreal-films.com/haditha"&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Synopsis&lt;/span&gt; : En novembre 2005, des Marines sont pris pour cible dans un attentat sur le bord d'une route à Haditha en Irak. Ils lancent aussitôt des représailles, s'attaquant aux occupants des habitations toutes proches.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le bilan, 1 Marine et 24 civils irakiens, hommes, femmes et enfants tués. &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Battle for Haditha&lt;/span&gt;, inspiré de faits réels, est le récit de cette journée maudite, dont on a le sentiment qu'elle pourrait être une parmi tant d'autres, si les médias n'avaient révélé le massacre. Tourné sans "acteurs professionnels" mais avec de vrais Marines et des Irakiens qui ont vécu le conflit, le film propose au spectateur une vision omnisciente, sans parti pris et montre bien que ceux qui sont sur le terrain, soldats, insurgés ou civils, sont englués dans un bourbier infernal, pris dans des tirs croisés d'armes mais aussi de politiques qui font autant de ravages que des balles. Quel que soit le camp dans lequel on se trouve, on paie.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nick Broomfield signe là un très bon film, replace les êtres qui subissent les horreurs de la guerre et l'aveuglement de ceux qui les dirigent au coeur du débat, loin de toute considération politique et de dogme moralisateur. Il démonte les mécanismes d'une machine infernale, une escalade presque inévitable où chacun peut basculer du statut de victime à celui de bourreau dans l'instant. Et si on ne devait retenir qu'un moment de cette fiction comme illustration, ce serait celui où cette femme d'un âge respectable s'interroge sur la conduite à tenir : une bombe a été posée, les habitants du quartier le savent, s'ils en parlent au cheikh proche des terroristes, les insurgés vont les tuer, s'ils en parlent aux américains, ils vont les prendre pour des insurgés et les emprisonner. Comment s'en sortir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;PS : A force, vous allez croire que je suis une fan des hommes aux cheveux courts et en treillis, mais point du tout, j'préfère les mecs en short... (ou sans) - Betty Poulpe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-1465970520276653076?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/1465970520276653076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=1465970520276653076' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1465970520276653076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/1465970520276653076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/battle-for-haditha-de-nick-broomfield.html' title='&quot;Battle for Haditha&quot; de Nick Broomfield'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_w8VKz5LLlM8/R62UaoHxHVI/AAAAAAAAAAg/LRlZGEhXok0/s72-c/Haditha.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-3445834156858837761</id><published>2008-02-04T10:58:00.001+01:00</published><updated>2008-02-22T12:49:50.634+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Saga" de Tonino Benacquista - Editions Gallimard</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R6bjNCXgZwI/AAAAAAAAABE/StuNdv6DjwE/s1600-h/CouvSaga1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5163063835940120322" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R6bjNCXgZwI/AAAAAAAAABE/StuNdv6DjwE/s320/CouvSaga1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Si Louis, Jérôme, Mathilde et Marco sont là, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Ou si peu. Quand Seguret, le patron des programmes d’une chaîne de télévision les réunit, c’est pour leur demander d’utiliser le moins possible leurs talents de scénaristes. Car, ils devront écrire &lt;em&gt;Saga&lt;/em&gt;, un feuilleton de 80 épisodes qui ne passera qu’à quatre heures du matin, histoire de permettre à la chaîne d’être raccord avec ses obligations de création de fiction. Mais surtout ne pas faire de bruit : &lt;em&gt;Faites-nous n’importe quoi, absolument n’importe quoi, pourvu que ce soit le moins cher possible&lt;/em&gt;. Le message est clair, limpide… Puis, à l’œuvre, les &lt;em&gt;Quatre&lt;/em&gt; vont apprendre à se connaître, à se respecter, à vivre ensemble jours et nuits… ne plus vivre que pour l’écriture de… &lt;em&gt;Saga&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tonino Benacquista nous entraîne alors dans ses fantasmes d’écrivain où ses personnages deviendront bien malgré eux les héros de l’histoire qu’ils écrivent, parce que &lt;em&gt;Saga&lt;/em&gt; va d’abord être une série à la mode pour, finalement, se transformer en un phénomène de société incontrôlable. Dans ce chaos, les quatre scénaristes régleront leurs comptes, parce que pour eux la vie est un roman, elle s’écrit, elle s’épie sur un format A4… On se promène ainsi dans &lt;em&gt;Saga&lt;/em&gt;, avec des bouts de scénarios et des bouts de vie tout court, où tout se mêle et s’entremêle : fiction et réalité, réalité et fiction. Si l’on peut parfois s’agacer des rôles démesurés dont sont gratifiés les &lt;em&gt;Quatre&lt;/em&gt; dans une société perdue, on est également irrésistiblement attiré par l’abîme d’un monde où l’image règne en maître. La vie ne devient plus qu’un texte, une virtualité avant l’heure du virtuel. Les &lt;em&gt;Quatre&lt;/em&gt; y trouveront chacun à leur façon une voie, celle qui leur permettra d’écrire, d’écrire et d’écrire encore… afin d’être eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-3445834156858837761?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/3445834156858837761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=3445834156858837761' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3445834156858837761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/3445834156858837761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/02/saga-de-tonino-benacquista-editions.html' title='&quot;Saga&quot; de Tonino Benacquista - Editions Gallimard'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R6bjNCXgZwI/AAAAAAAAABE/StuNdv6DjwE/s72-c/CouvSaga1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-2656204705352627343</id><published>2008-01-29T08:10:00.000+01:00</published><updated>2008-01-29T08:37:27.960+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><title type='text'>Interview de Frédéric Maillard, auteur de "Bleu blanc brun"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;Frédéric Maillard vient de publier aux Editions Denoël son premier roman &lt;/em&gt;&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/bleu-blanc-brun-de-frdric-maillard.html"&gt;&lt;em&gt;Bleu blanc brun&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Il m'accorde la première interview de ce blog qui inaugure ainsi, je l'espère, une nouvelle rubrique en son sein. Je l'en remercie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Frédéric, votre premier roman est librement inspiré par la tentative d’attentat perpétré par Maxime Brunerie contre le président Chirac le 14 juillet 2002. Quel a été le déclic ? Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de réinventer ce fait divers et d’imaginer la vie d’avant de Brunerie ? Avez-vous enquêté sur la vraie vie de votre &lt;em&gt;héros&lt;/em&gt; ? L’avez-vous rencontré ? Sait-il que ce roman existe ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisons-le tout de suite. Romain Lécuyer n’est pas Maxime Brunerie. Si bien sûr le roman s’appuie sur cette date du 14 juillet 2002 et sur un fait, la tentative d’assassinat de Jacques Chirac par un jeune militant d’extrême droite, c’est avant tout un roman. Romain Lécuyer a sa propre psychologie, ses références, une histoire personnelle. Et si des faits se recoupent, c’est pure coïncidence. Car je me suis volontairement abstenu d’enquêter sur Maxime Brunerie. Bien que la tentation en ait été grande. Par la suite toutefois, le roman écrit, j’ai fait une petite recherche et j’ai constaté que certains points communs entre les deux &lt;em&gt;anti-héros&lt;/em&gt; étaient troublants. Mais c’est probablement dû à la nature même des milieux que l’un et l’autre fréquentent. Alors pourquoi m’être intéressé à ce fait divers, en tout cas comme point de départ ? Tout simplement parce qu’il ne fait jamais oublier que le Mal est en sommeil au fond de notre société. Depuis 1945, nous avons développé un certain nombre d’anticorps. Mais pour peu que cette immunité vienne à faiblir, il se réactivera, soyons-en sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On est frappé à la lecture de votre livre par votre connaissance du fonctionnement au jour le jour des militants et/ou sympathisants d’extrême droite, par le souci que vous avez du petit détail (leur organisation, leur réunion, leur comportement, la façon dont se prépare et se déroule la distribution de tracts, l’environnement, les &lt;em&gt;amis&lt;/em&gt; de la &lt;em&gt;cause&lt;/em&gt;, etc.). Est-ce un milieu sur lequel vous avez travaillé particulièrement, ou votre connaissance du milieu politique (je précise que vous êtes publicitaire mais aussi spécialiste de la communication politique) vous a permis d’extrapoler et de faire fonctionner votre imagination ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai aucune connaissance personnelle des cellules d’extrême droite ! Et si j’avais dû y pénétrer, c’aurait été pour mieux les connaître et les combattre. Mais comme vous le soulignez, j’ai une petite expérience des milieux politiques et de leur fonctionnement. Et si les idées sont différentes d’un parti à l’autre, les process et le raisonnement sont souvent identiques. Les Exercices imposés sont eux aussi les mêmes : tractages, meeting, discours,… En calquant un autre fond sur une même forme, je ne dois donc pas être trop loin de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On est également surpris par la dichotomie qu’il existe dans votre livre entre cet étudiant-ado qui balbutie péniblement sa vie et son extrême acuité dans sa vision géopolitique des choses pour le moins très marquée. On a la sensation que vous avez beaucoup travaillé à faire de Romain un jeune homme intelligent, loin de la caricature facile, de l’imagerie habituelle des sympathisants d’extrême droite ? Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis refusé à faire le portrait d’un petit nazillon de base. Cela ne m’intéressait pas. J’ai voulu montrer plutôt que ces gens-là, je parle des militants d’extrême droite de façon générale, ne sont pas tous des skinheads. Ils sont parfois et même souvent intelligents, diplômés, cultivés. Ce qui les rend tout particulièrement dangereux. Mais cette intelligence est largement dévoyée. D’ailleurs, dans l’iconographie populaire, le Mal et ses différentes incarnations ont rarement un QI de poisson rouge. Le Mal est pervers, le Mal est retors mais le Mal est intelligent. N’oublions pas qu’à une époque, certains parmi nos plus brillants cerveaux (Céline, Drieu la Rochelle, Brasillach...) ont épousé ce type de cause. L’intelligence n’est pas une valeur en soi. Sa valeur se mesure à ce qu’on en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au bout du compte, lâché par tout le monde, Romain tentera de commettre l’irréparable. Mais il ne semble plus agir au nom d’une idéologie, mais en son nom, pour devenir Quelqu’un aux yeux de tous. N’est-ce pas finalement symptomatique de la société d'aujourd'hui où seules comptent ces &lt;em&gt;quelques minutes de gloire&lt;/em&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez raison de souligner que Romain, outre ses oripeaux idéologiques, est un pur produit de notre époque. Ne pas être connu et reconnu, c’est ne pas exister. En tout cas, ce sont les conclusions auxquelles peut parvenir un individu fragile. Romain est un être depuis toujours privé d’amour. Cela ne lui manquait pas trop tant qu’il n’avait pas conscience que sa situation était en cela anormale. Mais en découvrant, notamment au sein de la famille de son ami David, qu’une mère peut parfois aimer son fils, un manque s’est créé chez lui, renforcé par son absence de relation sentimentale. A défaut d’être aimé pour ce qu’il est, il va chercher à être admiré pour ce qu’il fait. Maintenant, il ne faut pas non plus mettre tout sur le compte de notre société cathodique. Les individus marginaux comme Romain, il y en a toujours eu. Les régicides ont existé bien avant les &lt;em&gt;présidenticides&lt;/em&gt;. Et il est difficile de savoir aujourd’hui, quelle part l’idéologie avait dans les motivations d’un Ravaillac ou du nationaliste serbe Gavrilo Princip (l’assassin de l’héritier de l’empire austro-hongrois, l’archiduc François-Ferdinand, et de sa femme le 28 juin 1914 à Sarajevo, ndlr). Et quelle était celle de la folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lorsque vous écriviez ce livre, vous a-t-il été difficile de vous mettre dans la peau des différents personnages au vocabulaire choisi, aux avis tranchés et aux pensées souvent peu reluisantes. Comment ressort-on de cette écriture au jour le jour ? Aujourd’hui &lt;em&gt;Bleu blanc brun&lt;/em&gt; existe… Un autre livre en projet ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écriture est pour moi une parenthèse dans mon quotidien. Qui s’ouvre quand je suis devant mon ordinateur et qui se referme une fois que j’ai appuyé sur la touche enter pour enregistrer le document. Je n’ai donc pas été particulièrement déstabilisé par mes propres personnages. L’écrivain est un Bernard L’Hermitte. Il investit une coquille charnelle et l’habite dans tous les sens du terme. Au même titre que l’acteur d’ailleurs. On peut se glisser dans la peau de personnages sans pour autant emprunter quoi que ce soi à leur personnalité. Une fois la page écrite ou l’habit déposé au vestiaire, on se retrouve. Et heureusement sans aucune altération de la personnalité. Pour moi, l’exercice a été d’autant plus aisé ou malaisé, c’est selon, puisque j’ai écrit &lt;em&gt;Bleu Blanc Brun&lt;/em&gt;, pendant un an, en parallèle d’un autre manuscrit. A un moment, j’ai simplement décidé de me concentrer sur le premier. J’ai donc un second roman aux deux tiers écrit. Don le sujet est tout autre d’ailleurs. Il me reste environ quatre mois de travail dessus. Sa parution prochaine dépendra bien entendu du choix de mon éditeur, Denoël.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-2656204705352627343?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/2656204705352627343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=2656204705352627343' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2656204705352627343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/2656204705352627343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/interview-de-frdric-maillard-auteur-de.html' title='Interview de Frédéric Maillard, auteur de &quot;Bleu blanc brun&quot;'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-5429198340258979041</id><published>2008-01-25T14:06:00.001+01:00</published><updated>2008-02-22T12:50:10.537+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire-DesMurmures'/><title type='text'>"Bleu blanc brun" de Frédéric Maillard - Editions Denoël</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R5ngQSXgZvI/AAAAAAAAAA8/JRfM0mUpquk/s1600-h/BBB.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159401418542573298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R5ngQSXgZvI/AAAAAAAAAA8/JRfM0mUpquk/s320/BBB.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Romain ne paie pas de mine. Etudiant en droit par hasard, élève moyen, peu disert, particularité néant, il a jusqu’au moment où débute ce roman passé sa vie à être transparent et inaudible. Entre une mère concierge qu’il déteste, un père invisible et une vie rythmée par la frustration, ce solitaire assoupi ne demande qu’à révéler au grand jour sa conscience enfouie, celle de la haine latente envers l’Autre et l’Etranger, envers la Différence. &lt;em&gt;Bleu, blanc, brun&lt;/em&gt; est cette chute là. Ce jeune adulte qui au début des années 2000 rôde dans les arcanes d’un groupuscule d’extrême droite pour s’y épanouir, s’y retrouver en vraie Personne écoutée, comprise, entourée et même aimée afin de s’affaler dans les poubelles des ratonnades, des comportements et insultes racistes, et même du crime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Maillard, qui s’est librement inspiré de Maxime Brunerie, auteur de la tentative d’attentat contre le président Jacques Chirac le 14 juillet 2002, nous conte l’envers du décor de la politique comme elle est pratiquée au jour le jour, dans les quartiers, les rues, les marchés, avec force de détails. Parce que l’auteur, publicitaire mais aussi spécialiste notamment de la communication politique, est plutôt bien informé, le lecteur déambulera ahuri dans les techniques, les stratégies alambiquées et les faces cachées de l’organisation de l’extrême droite française ; celle ayant aussi bien pignon sur rue que celle des dîners en ville entre gens de bonne compagnie dans les très beaux quartiers de Paris. Romain, son personnage, traverse ce tout petit monde là, motivé, acteur irréprochable d’une mouvance qui l’extraie de son mutisme pour le préparer insidieusement à l’irréparable : le sacrifice de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur du livre brosse l’implacable portrait d’un jeune homme à l’effrayante logique géopolitique, où la normalité bataille contre l’abject, où les certitudes bâclées s’invitent à la table des pensées nauséabondes. D’abord soutenu et porté au nu par ses &lt;em&gt;amis&lt;/em&gt;, Romain perdra tout, même son amour inespéré. Ne se débattant même plus dans cette dérive, la seule voix qu’il écoute n’est plus que Divine, le convainquant que son Destin est tout proche pour qu’il soit enfin quelqu’un. Un destin qui lui dicte qu’il lui faut tuer le président de la République. Pour 50 000 Livres Sterling.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;(Prochainement sur cette antenne, Frédéric Maillard répondra à quelques questions que je lui ai posées... (si si !!)).&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-5429198340258979041?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/5429198340258979041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=5429198340258979041' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5429198340258979041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/5429198340258979041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/bleu-blanc-brun-de-frdric-maillard.html' title='&quot;Bleu blanc brun&quot; de Frédéric Maillard - Editions Denoël'/><author><name>DesMurmures</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_O8djOon5Fxg/R5ngQSXgZvI/AAAAAAAAAA8/JRfM0mUpquk/s72-c/BBB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3000379758329951954.post-6391676452905704691</id><published>2008-01-22T12:12:00.001+01:00</published><updated>2008-02-14T08:04:42.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Voir-Betty Poulpe'/><title type='text'>Berg vs Haggis</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;Il n'y a pas que ma perception des choses qui compte. Alors j'ai demandé à Betty Poulpe d'être l'invitée permanente de ce blog. Désormais, elle y interviendra quand bon lui semblera. Et cela commence aujourd'hui.&lt;/em&gt; -DesMurmures-&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A ma gauche le favori &lt;a style="FONT-STYLE: italic" href="http://www.danslavalleedelah-lefilm.com/"&gt;Dans la vallée d’Elah&lt;/a&gt; par &lt;a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=92948.html"&gt;Paul Haggis&lt;/a&gt; scénariste reconnu (&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Million Dollar Baby&lt;/span&gt; ou &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Mémoires de nos pères&lt;/span&gt;) et réalisateur (&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Collision&lt;/span&gt;), à ma droite, l’outsider &lt;a style="FONT-STYLE: italic" href="http://www.leroyaume.fr/"&gt;Le Royaume&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=12344.html"&gt;Peter Berg&lt;/a&gt; (qui ?). Deux films sortis en France presque en même temps (31 octobre et 7 novembre 2007), deux films sur les horreurs de l’ (in)humanité, mais surtout deux cinémas et deux visions du monde.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bref rappel des pitchs, pour planter le décor. Dans le film de Paul Haggis, un père (joué par Tommy Lee Jones) tente de retrouver son fils censé être rentré d’Irak. En partant à sa recherche, il se trouve confronté aux exactions commises par son rejeton et les soldats US basés dans le Golfe. Dans &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le Royaume&lt;/span&gt;, une équipe du FBI part enquêter en Arabie Saoudite où une base civile américaine vient d’être rayée de la carte par un attentat destructeur.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;La guerre d’un côté, le terrorisme de l’autre. Pourquoi dès lors faire le rapprochement entre ces deux films qui n’ont en commun que l’horreur et dont les sujets sont différents ? Parce que précisément chaque réalisateur a traité de façon très opposée les horreurs de ce monde et au final on retrouve toute la difficulté d’appréhender et de restituer une histoire si contemporaine qu’elle était aux actus d’avant hier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Le Royaume&lt;/span&gt;, comme le souligne DesMurmures (&lt;a href="http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/le-royaume-de-peter-berg.html"&gt;ici&lt;/a&gt;), c’est une grande claque, le principe de &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;réalité dans la gueule&lt;/span&gt;, sans concession mais sans exagération, une sobriété absolue de la première à la dernière minute et dans le jeu des acteurs et dans les actions (même les artificiers se sont retenus, c’est dire). Après, on a mal au ventre, la nausée, la trouille. En revanche avec le Paul Haggis, au final, mieux vaut évacuer la dimension politique et s’attacher à la quête du père, et à ces vies brisées par le conflit, le regarder comme un drame et non comme un film sur la guerre. En effet, autant Berg est pertinent dans sa démonstration et touche dans le mille, autant Haggis rate la cible à cause d’un angélisme mal venu. Qui peut croire que ce père (nous, spectateurs ?), ancien du Vietnam, tombe de haut en constatant que son fiston et ses camarades de chambrée torturent, humilient des prisonniers et tuent. Quoi ? La guerre en Irak n’est pas propre ? Mais les précédentes l’étaient-elles ? On se retrouve à essayer d’avaler la même pilule que celle servie par nos JT pendant le conflit en ex-Yougoslavie avec son concept de guerre propre à grands renforts de &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;frappes chirurgicales&lt;/span&gt; qui épargnent les civiles. Et comme ce n’était pas vraiment au point, il a fallu inventer les &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;dommages collatéraux&lt;/span&gt; pour rester clean. Non, ça ne passe pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ces dernières années j’ai souvent été déçue par des films annoncés comme politique ou polémique, les &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Lord of war&lt;/span&gt;, &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Blood diamond&lt;/span&gt; par exemple et j’ai eu aussi de bonnes surprises avec &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Thank you for smoking&lt;/span&gt; ou &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Syriana&lt;/span&gt;. A chaque fois, j’ai fait le même constat. Dès lors que le scénario court deux lièvres à la fois, la démonstration perd de sa force et est noyée sous la fiction qui devait s’effacer à son profit, n’être que son support.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify;font-family:arial;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Voilà pourquoi, à mon avis, Peter Berg est vainqueur par KO.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:100%;"&gt;PS : le film &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;La Guerre selon Charlie Wilson&lt;/span&gt; réalisé par Mike Nichols fait partie des bonnes surprises. C'est drôle. C'est effrayant. Une clef de plus pour comprendre le rapport complexe des gouvernants (du peuple ? Peut-on généraliser ?) américains avec le reste de la planète et l'histoire de leur nation.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3000379758329951954-6391676452905704691?l=lirevoirentendre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/feeds/6391676452905704691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3000379758329951954&amp;postID=6391676452905704691' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6391676452905704691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3000379758329951954/posts/default/6391676452905704691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/01/berg-vs-haggis.html' title='Berg vs Haggis'/><author><name>Betty Poulpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00505278345684592661</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
